09 août 2013

Encore l'anonymat dans les blogs et les réseaux sociaux !

Dans un récent billet, Tizel revient sur l'éternel sujet de l'anonymat des blogueurs. Je suis globalement en phase avec lui. Ce sujet revient périodiquement à mode ! Je vais donc apporter quelques précisions histoire de faire mon intéressant.

Le sujet contient plusieurs aspects :

1. Les obligations légales, réglementaires et contractuelles

La loi vous oblige à déclarer votre vraie identité à l'hébergeur de blog et les conditions générales d'utilisation de Facebook et de Google+ vous obligent à déclarer votre vraie identité.

Ceci n'empêche pas d'avoir une activité sur le web sous pseudonyme. Votre plateforme de blog vous permet d'avoir un pseudo et Google+ et Facebook ont inventé les pages pour ça.

2. La protection des activités privées

Le pseudonymat est tout à fait naturel. On peut ne pas avoir envie que des proches (amis, familles, collègues,...) suivent votre activité sur le web ou que des moins proches (employeur, recruteur, ...) la découvre.

Mais cela n'a rien à voir avec l'anonymat. Par exemple, je me cachais pour les collègues et les futurs employeurs. Je m'appelle Nicolas Jégou : je ne suis pas anonyme. Par contre, une recherche Google de ce blase sur Google risque d'arriver ici et de faire découvrir que le taulier se fait appeler Jegoun sur la toile. Il aura par contre beaucoup d'énergie à dépenser pour démontrer qu'il s'agit bien de moi parmi les dizaines de Nicolas Jégou qui sont présents sur le net (faites une recherche dans Facebook, c'est impressionnant).

N.B. : en fait, je parle beaucoup du Kremlin-Bicètre dans mon blog et diffuse parfois ma photo. Donc, la preuve est facile à faire. Mais c'est uniquement parce que je m'en fous totalement. Il suffirait que j'arrête, les traces sombreraient dans les profondeurs de Google et je serai vite oublié.

Le seul problème que je pourrais avoir est que quelqu'un de proche tombe par hasard sur un de mes billets avec mon nom ou ma photo. J'évite donc de signer chaque billet... (mais mon nom complet est dans le flux RSS).

3. La multiplication des identités

Il y avait une rencontre de blogueurs, hier, un Kremlin des Blogs. Deux nouveaux (ou presque) participants étaient présents. J'étais incapable de me retrouver entre le vrai nom, le nom du blog, le pseudo Twitter...

C'est un vrai problème. Comment voulez vous que le type qui me connait peu puisse tout mémoriser : l'url du blog (aubistrogeek), qui n'a aucun rapport avec son titre (partageons l'addiction), lui même sans rapport avec mon pseudo Twitter (jegoun), sans relation avec mon appellation de la vraie vie (Nicolas)... ? Le tout pour aboutir à un gugusse qui s'appelle Nicolas Jégou. Sans compter le fait qu'il n'y a pas qu'un blog mais 6.

4. Les trous du cul du web - les fumiers

Il y a un tas de connard qui disent n'importe quoi dans les réseaux sociaux, surtout Twitter. Ils tiennent des propos racistes, antisémites, homophobes,... En se cachant derrière un pseudonyme voire un anonymat complet.

Ils méritent qu'on leur arrache les couilles.

5. Les trous du cul du web - les connards

Ce sont des imbéciles qui se réfugient derrière des pseudos pour insulter ou juger les autres, notamment dans Twitter. Rien qu'à l'idée qu'on puisse connaître leur nom et aller leur casser la gueule, ils pissent dans leur culotte.

Vous voulez des noms ?

6. Les trous du cul du web - les prétentieux

Ceux là sont les plus rigolos : ils pensent tenir des propos si importants qu'il ne faut pas qu'on sache que c'est eux qui les ont dit. Au départ, ils partent d'une bonne intention. Ils utilisent un pseudo pour ne pas qu'on les retrouve mais ils arrivent à en créer un personnage et se prennent pour quelqu'un d'important.

Pour ma part quand je tweete avec @Jegoun pour dire que je suis saoul au comptoir, j'aurais pu le faire avec @nicolasjegou ! Aucun des propos que je peux tenir sur le web n'a la moindre importance...

J'ai des noms, aussi... J’ai même des noms de ceux qui ont changé de pseudo pour en créer un pour impressionner.

7. Les trous du cul du web - les délateurs

A la décharge des usagers des points 5 et 6, il existe aussi des connards qui sont toujours sont prêts à les dénoncer et à dévoiler les véritables identités.

Sans compter les cons comme moi qui ont tendance à oublier que les gens sont anonymes, notamment après 23 bières.

N.B. : Billet fait ce midi, en déjeunant sur l’iPhone mais je le publie sans relecture, je suis en congés dès ce soir et j’ai eu une longue après-midi de travail pour rattraper le retard… Donc je suis à la bourre.

20 commentaires:

  1. Merci d'avoir rebondit sur mon billet, j'en suis vraiment très honoré. Ton billet est très intéressant et complète très bien le mien. Il ne faut en effet pas oublier qu'on ne peut pas dire tout et n'importe quoi sur le Web et que, on n'est jamais totalement anonyme. Pour preuve, celui qui se donne un peu de mal, peut facilement remonter jusqu'à ma véritable identité.

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    1. Pourquoi honoré ? Quand j'ai une idée de billet... Tiens ! Bon on chronométrer le temps que je mets pour trouver ton nom avec l'iPhone.

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    2. On a le même prénom. Voila.

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    3. 4 minutes (mais seul le 5eme Whois m'a donné la réponse!).

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    4. Bravo ;)

      Tu devrais être Guess Star dans "les experts"...

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    5. « Il ne faut en effet pas oublier qu'on ne peut pas dire tout et n'importe quoi sur le Web et que, on n'est jamais totalement anonyme. »

      Monsieur Tizel, on peut tout dire "sur le web" et spécialement n'importe quoi : vous en êtes une preuve parmi d'autres, j'en suis une également, et Nicolas ô combien.

      Je voulais surtout vous dire ceci : se préoccuper de ces histoire d'anonymat avant même de savoir si on a la capacité de tenir un blog est assez pitoyable. Reprenez depuis la base : essayez de voir si vous avez des choses originales à dire, voyez donc si deux ou trois personnes condescendent à vous lire. Ensuite, seulement ensuite, si vous n'avez rien de mieux à faire, vous pourrez toujours vous interroger sur l'anonymat, le pseudonyme, etc.

      Pour finir, puisque je suis là, je vous donne le mien, d'avis : toute personne ne signant pas de son nom véritable peut exprimer ce qu'il veut, cela n'a absolument aucun intérêt. Une opinion n'existe que si elle a un auteur.

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    6. Je me préparais à engueuler ce vieux con de Didoer GOUX pour mauvais traitement de me commentateurs mais la fin de son commentaire me rappelle ce que je voulais dire quand j'ai pris la décision de faire ce billet et que j'ai complètement oublié.

      Donner un avis en restant anonyme est profondément ridicule.

      Cela étant, Didier, j'ai miis quatre minutes à trouver l'identité réelle de Tizel (dont je me fous encore plus, je parle de l'identité, que de la première bière que j'ai réussi à ouvrir sans décapsuleur), il n'est donc pas anonyme.

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    7. On s'en branle, ma poule, de l'identité de Tizel ! Ça n'existe pas, Tizel ! Moi, vous, un autre, tout le monde, on peut décider de s'appeler "Tizel" (ou Ketchup ou trotinette ou verre-de-ricard) et se mettre à raconter n'importe quoi d'un ton pompeux et inintéressant. C'est pas grave : c'est pas moi ! Je peux peux raconter c'que j'veux, Tizel c'est personne ! On est dans le bac à sable !

      Lui, ce petit con, il est dans le bac à sable. Pas vous, ni moi. Nous, on s'appelle Didier Goux et Nicolas Jegou. Ce qu'on croit penser n'a guère d'importance, mais on le dit, et sous notre nom. Vous, mon cher, vous faites semblant de vous intéresser à cette sempiternelle histoire de l'anonymat, mais je sais bien que vous faites semblant : tout le monde sait qui vous êtes, tout le monde sait que je suis.

      Et que les jeunes cons essaient de se faire un blog à eux, avant de se lancer dans ce genre de question imbécile.

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    8. Mais restez calme bougre de vieille andouille ! Tizel n'a pas un blog où il exprime des opinions politiques. Vous et moi, on donne des avis sur l'état du pays et un tas de trucs comme ça. Pas lui.

      Par ailleurs, il y a un tas de gens admirables qui sont anonymes, comme Authueil d'un côté ou Sarkofrance de l'autre. Ils ont réussi à se faire un "nom" avec leur pseudo. (Je ne vois demande pas votre avis sur Sarkofrance, la question n'est pas là : ils ont simplement les blogs politiques les plus lus, avec deux ou autres, à part les politiciens et les connards de journalistes qui tiennent un blog pour écrire ce qu'ils n'osent pas écrire dans leurs journaux papiers, et il y en a beaucoup plus chez les réac que les gauchistes).

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  2. Bon, puisque le sujet revient sur le tapis, je profite pour répéter ce que j'en pense :

    L'opinion de toute personne ne la signant pas de son nom véritable ne vaut rien. Autrement dit :

    Chaque petit trou du cul incapable d'assumer ce qu'il "pense" et de le signer restera ce que je viens de dire : un trou du cul sans intérêt ni existence.

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    1. Et qu'on arrête de me faire croire que certains doivent se "protéger" de je ne sais quelle hiérarchie : ils friment ! ils se prennent pour mieux qu'il ne sont (tout le monde se fout d'eux), tout le monde se fout de ce qu'ils peuvent bien balbutier.

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    2. Putain ! Mais c'est ce que je dis dans ce billet, en gros. Je me fous de la hiérarchie par contre je n'ai pas envie que mes collègues me voient pas comme un blogueur (d'autant que je me demande si je ne blogue pas pendant les heures de travail), ce qui était surtout valable pour moi quand j'étais number one. Et je ne veux pas qu'un futur patron potentiel sache que je conchie les patrons.

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    3. Didier Goux nous prouve donc qu'il existe un cinquième type de "trou du cul" : ceux qui signent sous leur vrai nom pour insulter ceux qui ont l'audace de ne pas partager leur goût immodéré pour l'étalage de leur vie. Si afficher son nom partout est réellement son seul motif de fierté dans l'existence, sans doute est-il plus à plaindre qu'à blâmer. Libre à lui de se promener tous les jours avec sa carte d'identité en pendentif autour du cou, il est vrai que les motifs de fierté sont rares lorsque l'on ne peut briller par l'intelligence de ses posts. Puisque Didier Goux semble se croire autorisé à remettre en cause mon droit à l'expression et même mon droit à l'existence du fait que je sois Invee et puisqu'il faut rappeler certaines évidences, précisons que, pseudonyme ou pas, nous sommes bien des vraies personnes. Moi-même, tout Invee que je suis, je suis une vraie personne exactement au même titre qu'un Didier Goux, affirmation peu élogieuse j'en conviens, et je n'ai jamais refusé de continuer de vive voix, autour d'un verre et en toute cordialité une discussion commencée sur le net.

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    4. Mais non connard. C'est toi qui pense que ta vie à de l'importance.

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  3. Moi, je m'appelle Henri, heu non, ça c'était Balavoine, non, je m'appelle Jacques Ambroise Glory et j'en suis fier et je veux que ça se sache.
    J'ai rajouté mon 2ème prénom, Ambroise comme mon grand père maternel, je ne voulais pas faire d'ombre à un hôtelier restaurateur et qui tient Le Château du Grand Jardin à Valensole dans les Alpes de Haute Provence 04 92 74 96 40 http://www.lechateau-valensole.com/ Je ne connais pas ce type, mais ça ne coûte rien de lui faire un peu de pub.
    Si c'est pas bon chez lui, ne venez pas vous plaindre chez moi, on n'est pas de famille.

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    1. Il ne me connaît même pas, il n'a pas le Who's who chez lui

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  4. Habitant au Brésil, hébergeant mes blogues aux usa, écrivant en français, je ne sais pas vraiment où sont mes obligations légale (Brésil, USA, France, Algerie, Tunisie?) J'ai même failli ouvrir une banche au paraguay pour éviter de payer des impots au Brésil, mais c'était l'époque où je pensais gagner un max de tune avec mes blogues. Ce qui n'est pas le cas!

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