18 décembre 2025

Putains de tuyau, d'entrée et de congélo !

 


Il y a deux semaines, je vous parlais de l’inondation de mon garage. Je faisais une vague piqure de rappel ce matin. En fait, les ouvriers sont encore plus cons que je ne le pensais.

Revenons sur les faits. Il y aura deux semaines demain, des couvreurs sont passés à la maison pour réparer des conneries sur le toit à l’arrière de la maison. Ils avaient besoin d’eau. Je leur ai donc ouvert le garage pour qu’ils puissent emprunter le tuyau d’arrosage.

Quand ils eurent fini, ils m’ont appelé pour que je signe le formulaire adéquat. Après, le lascar a voulu passer par la porte principale (ce qui m’emmerde : la serrure est foireuse et la porte de l’espèce de véranda est chiante ; ce n’est pas pour rien que je vais faire 5 ou 6000 euros de travaux pour un putain de porche d’entrée). Il a carrément refusé de sortir par le garage (il me semblait pourtant que quand on est ouvrier travaillant à l’extérieur, on préférait passer par le garage pour ne pas dégueulasser la maison). Je suis resté « choqué » comme ils disent dans TikTok.

 

C’est le soir, quand j’ai voulu récupérer le vélo dans le garage pour aller au bistro que j’ai compris : il était inondé ! Du moins, il y avait de l’eau sur la moitié de la surface, parfois sur un petit centimètre d’épaisseur (le sol n’est pas franchement droit).

J’avais alors vu que le tuyau n’avait pas été enroulé mais gisait entassé sur le sol. Je m’étais alors dit qu’ils étaient des grosses fainéasses et l’avaient rentré en vrac sans prendre le temps de laisser s’écouler l’eau à l’intérieur ce qui pouvait expliquer les dégâts. Je me suis également dit qu’ils avaient voulu me cacher cela d’où l’insistance du type pour passer par l’autre porte.

 

Hier soir, en rentrant de Paris, j’ai vu qu’il y avait encore plein de flotte (c’est logique que ça ne sèche pas : il fait froid et c’est très humide dehors). J’étais un peu énervé, j’avais les pantoufles et le bas du pantalon trempés comme si je m’étais fait pipi dessus. Mais ce n’est qu’en allant au bistro, deux heures plus tard, que je me suis dit que le niveau d’eau avait probablement augmenté en deux semaines.

Alors ce matin, je suis allé inspecter précisément les dégâts. En fait, le robinet d’arrivée du tuyau était toujours ouvert en grand et que les connards s’étaient contentés de fermer l’espèce d’embout (illustration du haut). Ces machins ne sont jamais vraiment étanches.

Les ouvriers non plus. Le tuyau était sur un enrouleur avec des roulettes. Ils auraient pu le prendre et l’apporter près du robinet extérieur près de l’endroit où ils avaient besoin d’eau mais ils ont préféré le laisser brancher à l’intérieur et tout dérouler. Je ne savais pas qu’on pouvait être aussi cons.

Et je vais passer deux semaines à balayer mon garage pour étaler l’eau afin de permettre un peu d’évaporation.

 


Cela étant, il est temps que je parle de mon porche d’entrée, dans ce blog.

Je ne sais pas pourquoi un architecte, en 1958 ou 1959 a décidé de faire une maison avec une grande entrée au rez-de-chaussée (les pièces à vivre sont à l’étage, comme pour les maisons voisines mais leur escalier est à l’extérieur) en mettant un grand porche (une dizaine de mètres carrés) entre la porte principale et l’avant de la maison.

Objectivement, cela fait presque 30m2 qui ne servent à rien à part recevoir un magnifique porte-manteau de type « perroquet ». Le plus drôle est qu’on a été obligés de les meubler (deux fauteuils et un canapé, notamment, alors que personne ne s’assoit jamais là sauf quand je suis trop saoul pour monter).

Au début des années 70, si ma mémoire est bonne, les parents avaient décidé de mettre une porte fenêtre à la sortie du porche qui est alors devenue une espèce de sas pour atteindre la porte d’entrée et la sonnette.

Ca permettait d’isoler un peu la maison et de limiter les courants d’air tout en empêchant les plantes de geler.

Mais, la porte-fenêtre a plus de 50 ans et avait été faite en alu (il me semble) et les gongs se sont un peu déformés avec le poids. Il faut donc soulever le battant pour l’ouvrir ou la fermer et, évidemment, les visiteurs et autres femmes de ménage ne le savent pas. C’est le bordel !

J’ai bien essayé de la réparer et j’ai demandé des conseils à des spécialistes : il aurait été plus efficace que je pisse dans mon violon (oui, j’ai un violon, j’en ai même joué, au grand désespoir des autres habitants de la baraque). Quant à la porte principale, la serrure est à moitié pourrie avec l’âge, bientôt 70 ans… Mon père avait ajouté une serrure mais la situation s’est empirée… Les pênes des deux serrures entrent difficilement dans les trous ; il faut forcer. Comme la porte-fenêtre, la porte principale frotte par terre et délicate à manipuler (c’est réparable, il suffirait d’un coup de rabot mais il est toujours repoussé au lendemain vu que le sol doit être refait). En outre, le daron avait monté la serrure « à l’envers » (quand on est à l’intérieur, il faut tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour la fermer).

 

Au moment de choisir les travaux à faire en priorité dans la maison, j’ai donc décidé de changer la porte-fenêtre et de réparer la porte d’entrée. Mais je voulais installer un digicode pour des raisons largement évoquée ici ce qui nécessite presque de changer la porte. Comme, en plus, elle est mal fagotée, le changement a été retenu. La porte-fenêtre coûte assez cher (elle est équipée d’une serrure sécurisée qui ne sert à rien vu qu’elle est ouverte en permanence sauf de décembre à mars sinon les plantes grilleraient au moindre rayon de soleil).

Je parlais de 5 ou 6000 euros. Vous ajoutez la réfection des murs du porche et le sol de l’entrée, c’est sans doute un billet de dix mille que cette connerie va me coûter !

 

Cela étant, vous ne paierez pas plus cher pour quelques anecdotes supplémentaires…

Vous savez que j’ai installé une pompe à chaleur, il y a dix huit mois. Celle-ci s’arrête de temps en temps et se met « en sécurité ». Rien de grave. Il suffit que j’arrête l’alimentation électrique (deux disjoncteurs à couper) et que je la laisse se reposer une demi-heure, le temps que des sortes de condensateurs se vident, puis que je remette le courant et que je redémarre la PAC.

S’il n’y avait pas l’attente d’une demi-heure, la manipulation ne prendrait pas une minute, y compris la vérification de la bonne remise en route (c’est arrivé quatre fois en 18 mois).

L’autre jour, la femme de ménage m’envoie un message car elle s’inquiétait pour l’eau dans le garage et elle me dit que le chauffage est arrêté (j’étais plus inquiet pour le chauffage, mais uniquement à cause de la facture d’électricité pour la remise en route vu que j’étais absent deux semaines). Elle a refusé de faire les manipulations avec des instructions que je lui aurais donné par message. Je n’ai pas insisté : je n’allais pas demander à « mon personnel » de bidouiller le panneau électrique qui se trouve dans un garage inondé…

C’est assez rock’n roll, chez mois…

 

Je lui ai donc demandé de remettre en route les radiateurs électriques du séjour et de la cuisine la veille de mon retour afin de ne pas entrer dans une maison frigorifiée, ce qu’elle a fait (les deux radiateurs n’ont pas servi depuis près de deux ans). Il faisait 21 dans le séjour.

Par contre, il ne faisait que 11 sur le palier derrière la porte en verre, au bout de l’escalier qui vient de l’entrée dont je crois avoir parlé plus haut dans ce billet. On peut en conclure que la porte en verre est parfaitement isolante et que les travaux que j’ai commandé pour les portes du porche n’apporteront aucune isolation.

Mes lecteurs qui connaissent la maison comprendront mon désarroi ! Les deux pièces les plus froides de la maison, les deux au nord, sont aussi les mieux isolées, pour peu que l’on fermer une porte en verre qui ne paie pas de mine. J’avais refusé de faire plus d’isolation pour le reste de la maison (il y a de grandes fenêtres neuves au sud mais il aurait fallu que j’ajoute une isolation par le plafond du garage et de la buanderie, voire une autre porte en bas de l’escalier).

Parfois, c’est très judicieux de ne pas écouter les conseils.

 


Vous avez gagné une derrière anecdote !

Hier soir, comme à chaque fois que je rentre de Paris, j’ai mangé une pizza surgelée que j’ai prise dans le grand congélateur.

A la fin de mon repas, j’avais encore faim. J’ai donc voulu prendre une glace dans le petit congélateur (celui sous le frigo, dans la cuisine). J’ai alors vu qu’il était transformé en bloc de glace (cela arrive parfois quand on ne prend pas le soin de bien fermer la porte). J’ai réussi à sortir les quelques denrées qui s’y trouvaient, à savoir une boite de glaces (du coup, je me suis enfilé les trois cônes, je n’avais plus faim après) et du saumon (hop ! J’ai pris trois pavés de saumon, ce midi).

J’ai éteint le frigo et laissé les portes ouvertes pour que ça dégivre.

 

Ce matin, la glace avait entièrement fondu. Mais j’avais oublié de mettre des serpillières ce qui fait que j’avais ainsi une nouvelle pièce inondée…

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