Mon dernier séjour en Bretagne a été un peu plus long que d’habitude
(je me suis laissé porter les jours fériés). J’ai reçu du monde (ma sœur et ma
nièce ; vous vous en foutez peut-être mais ça ne servirait pas à grand-chose
que je refasse des chambres si le vide avait été leur vocation). J’ai assisté à
une nouvelle vague de travaux (les huisseries, je suppose que j’en ai déjà
parlé). J’ai connu une rare période de canicule (plus de six ou sept jours à
près de 30 degrés, en Centre Bretagne, ce n’est pas tous les ans qu’on voit ça).
Je crois bien qu’elle a emporté mon tout nouveau magnolia (l’application météo
se plantait au sujet du retour de la pluie et je surveillais plus le nouveau
lilas qui était vraiment freluquet). D’un autre côté, j’étais à la maison
pendant le passage du jardinier et j’ai pu donner des instructions pour sauver
un rosier et une passiflore. En résumé, le jardin va bien, de même que les
plantes sous la véranda sauf le petit rosier (il avait connu une belle période,
avec quatre fleurs, en record chez lui, et la prise de 20 ou 30 centimètres
mais les roses se sont transformé en une espèce de boule dégueulasse, comme si
elles étaient malades ; j’ai remis le pot dans la véranda et une nouvelle
fleur est venue : il reste de l’espoir).
Les plantes du porche (celui dont j’ai mis la photo de la nouvelle
porte) sont à l’agonie, à part quelques espèces de cactus. J’ai tout laissé
dehors. Il faudrait refaire les pots mais ce n’est pas mon truc. Et la pièce doit
être refaite à l’automne et je ne sais pas du tout comment je vais la meubler.
C’est sans doute trop tôt pour penser aux plantes.
J’ai ainsi beaucoup de petites choses à dire et je ne me
voyais pas faire plusieurs billets, je ne savais pas comment articuler tout
cela mais, maintenant que je suis de retour au Kremlin-Bicêtre, il faut que je
me lance.
Commençons par un bref historique car on a l’impression que
cela n’avance pas. Il faut relativiser. Ma mère est morte en mars 2023, la succession
a été finalisée en juillet 2023. Et je n’ai rien fait jusqu’en mai 2024. Dans les
dix-huit mois qui ont suivi, j’ai sauvé le jardin, le toit et les combles,
changé la chaudière et revu le système d’approvisionnement en eau chaude sanitaire.
Ca a été long pour différentes raisons (par exemple, il a fallu bien raser le
jardin et relaisser pousser des trucs puis reraser avant de commencer l’entretien
normal).
Dans cette période, on a aussi fait les plans des pièces qui
seront largement transformées.
Au bout de presque deux ans, j’ai fait faire les travaux sur
les huisseries.
Et c’est là que je commence à me poser des questions. Je
vais le faire rapidement : les trois pièces qui n’auront pas de volets
électriques sont les trois chambres ! Admettez que c’est un peu con. En
outre, sur les trois fenêtres, il y en a une qui est toujours en bois et sans
double vitrage. Ma mère avait un bon prétexte : comme c’était sa chambre
et qu’elle avait le soleil le matin, elle n’avait pas vraiment besoin d’isolation.
Elle avait de ses idées, parfois !
Tiens ! J’ai profité de la présence des ouvriers pour
leur demander de réparer le système de fermeture de la porte-fenêtre du bureau.
Les trois ouvriers sont parvenus à la même conclusion : le mécanisme n’avait
jamais pu fonctionner (il a fallu qu’ils passent une pièce à la meuleuse pour
qu’elle puisse s’actionner convenablement). Ma mère avait donc « condamné »
la partie droite de la porte-fenêtre et passait toujours par la gauche sans même
se rendre compte qu’un voleur pouvait entrer… D’un autre côté, je comprends
mieux pourquoi elle fermait les volets à chaque absence un peu longue et toutes
les nuits.
Par ailleurs, je n’ai toujours pas répondu à une de mes préoccupations :
pouvoir ouvrir et fermer la porte du garage sans descendre de mon vélo quand je
suis avec lui. Il va falloir, je pense, mettre un portail électrique (ce n’est
pas facile, le garage est étroit et bas de plafond).
Je pense que le prochain devis que je demanderai est pour gérer
ces trucs.
Pour ce qui concerne la cuisine, je me rends compte que ce
que j’ai demandé est largement supérieur à mes idées initiales. Je vais donc
attendre d’avoir financé tout le reste (y compris mes nouvelles idées) avant de
prendre des décisions.
Et je me demande si je ne vais pas faire des travaux au
minimum, c’est-à-dire sans refaire les meubles...
Il me faut, en fait, réparer les tiroirs, changer le
revêtement de sol, supprimer l’armoire à balais, refaire l’aménagement des
placards intégrés à la maison, « réparer » la hotte et repeindre le
plafond. Tant qu’à faire, il faudrait changer le plan de travail voire le
prolonger du côté du radiateur.
Je vais voir avec Romain, l’architecte, s’il peut me
concevoir un truc (et donc s’il peut me faire un devis pour cette conception).
Pour l’instant, il me tarde que ce qui est prévu soit fait !
Avec toujours une priorité pour la salle de bain mais aussi le sol de l’entrée
et du couloir (les machins actuels me sortent par les trous de nez). Je considère tous les plans comme validés.
Et quitte à faire des travaux complémentaires, je me demande
si refaire mon actuelle chambre et le bureau (y compris ses meubles) ne serait
pas une nouvelle priorité (par rapport à la cuisine).