31 mai 2026

Travaux : point à fin mai !


 

Mon dernier séjour en Bretagne a été un peu plus long que d’habitude (je me suis laissé porter les jours fériés). J’ai reçu du monde (ma sœur et ma nièce ; vous vous en foutez peut-être mais ça ne servirait pas à grand-chose que je refasse des chambres si le vide avait été leur vocation). J’ai assisté à une nouvelle vague de travaux (les huisseries, je suppose que j’en ai déjà parlé). J’ai connu une rare période de canicule (plus de six ou sept jours à près de 30 degrés, en Centre Bretagne, ce n’est pas tous les ans qu’on voit ça). Je crois bien qu’elle a emporté mon tout nouveau magnolia (l’application météo se plantait au sujet du retour de la pluie et je surveillais plus le nouveau lilas qui était vraiment freluquet). D’un autre côté, j’étais à la maison pendant le passage du jardinier et j’ai pu donner des instructions pour sauver un rosier et une passiflore. En résumé, le jardin va bien, de même que les plantes sous la véranda sauf le petit rosier (il avait connu une belle période, avec quatre fleurs, en record chez lui, et la prise de 20 ou 30 centimètres mais les roses se sont transformé en une espèce de boule dégueulasse, comme si elles étaient malades ; j’ai remis le pot dans la véranda et une nouvelle fleur est venue : il reste de l’espoir).

Les plantes du porche (celui dont j’ai mis la photo de la nouvelle porte) sont à l’agonie, à part quelques espèces de cactus. J’ai tout laissé dehors. Il faudrait refaire les pots mais ce n’est pas mon truc. Et la pièce doit être refaite à l’automne et je ne sais pas du tout comment je vais la meubler. C’est sans doute trop tôt pour penser aux plantes.

 

J’ai ainsi beaucoup de petites choses à dire et je ne me voyais pas faire plusieurs billets, je ne savais pas comment articuler tout cela mais, maintenant que je suis de retour au Kremlin-Bicêtre, il faut que je me lance.

Commençons par un bref historique car on a l’impression que cela n’avance pas. Il faut relativiser. Ma mère est morte en mars 2023, la succession a été finalisée en juillet 2023. Et je n’ai rien fait jusqu’en mai 2024. Dans les dix-huit mois qui ont suivi, j’ai sauvé le jardin, le toit et les combles, changé la chaudière et revu le système d’approvisionnement en eau chaude sanitaire. Ca a été long pour différentes raisons (par exemple, il a fallu bien raser le jardin et relaisser pousser des trucs puis reraser avant de commencer l’entretien normal).

Dans cette période, on a aussi fait les plans des pièces qui seront largement transformées.

Au bout de presque deux ans, j’ai fait faire les travaux sur les huisseries.

 

Et c’est là que je commence à me poser des questions. Je vais le faire rapidement : les trois pièces qui n’auront pas de volets électriques sont les trois chambres ! Admettez que c’est un peu con. En outre, sur les trois fenêtres, il y en a une qui est toujours en bois et sans double vitrage. Ma mère avait un bon prétexte : comme c’était sa chambre et qu’elle avait le soleil le matin, elle n’avait pas vraiment besoin d’isolation.

Elle avait de ses idées, parfois !

Tiens ! J’ai profité de la présence des ouvriers pour leur demander de réparer le système de fermeture de la porte-fenêtre du bureau. Les trois ouvriers sont parvenus à la même conclusion : le mécanisme n’avait jamais pu fonctionner (il a fallu qu’ils passent une pièce à la meuleuse pour qu’elle puisse s’actionner convenablement). Ma mère avait donc « condamné » la partie droite de la porte-fenêtre et passait toujours par la gauche sans même se rendre compte qu’un voleur pouvait entrer… D’un autre côté, je comprends mieux pourquoi elle fermait les volets à chaque absence un peu longue et toutes les nuits.

Par ailleurs, je n’ai toujours pas répondu à une de mes préoccupations : pouvoir ouvrir et fermer la porte du garage sans descendre de mon vélo quand je suis avec lui. Il va falloir, je pense, mettre un portail électrique (ce n’est pas facile, le garage est étroit et bas de plafond).

Je pense que le prochain devis que je demanderai est pour gérer ces trucs.

 

Pour ce qui concerne la cuisine, je me rends compte que ce que j’ai demandé est largement supérieur à mes idées initiales. Je vais donc attendre d’avoir financé tout le reste (y compris mes nouvelles idées) avant de prendre des décisions.

Et je me demande si je ne vais pas faire des travaux au minimum, c’est-à-dire sans refaire les meubles...

Il me faut, en fait, réparer les tiroirs, changer le revêtement de sol, supprimer l’armoire à balais, refaire l’aménagement des placards intégrés à la maison, « réparer » la hotte et repeindre le plafond. Tant qu’à faire, il faudrait changer le plan de travail voire le prolonger du côté du radiateur.

Je vais voir avec Romain, l’architecte, s’il peut me concevoir un truc (et donc s’il peut me faire un devis pour cette conception).

 

Pour l’instant, il me tarde que ce qui est prévu soit fait ! Avec toujours une priorité pour la salle de bain mais aussi le sol de l’entrée et du couloir (les machins actuels me sortent par les trous de nez). Je considère tous les plans comme validés.

Et quitte à faire des travaux complémentaires, je me demande si refaire mon actuelle chambre et le bureau (y compris ses meubles) ne serait pas une nouvelle priorité (par rapport à la cuisine).

22 mai 2026

Travaux : l'heure des doutes

 


Une nouvelle série de travaux a commencé cette semaine, avec ce que j’appelle « les huisseries » (c’est un peu réducteur, d’autant qu’il y a le toit de la véranda). Le soir, je suis allé faire le tour des travaux de la journée et j’ai été très déçue par une porte remplacée (celle de la véranda en question). On ne voyait pas la différence !

Bien sûr, moi, je la voyais ! La poignée n’était pas au même endroit. Et, en plus, je savais qu’on pourrait l’ouvrir ou la fermer facilement. Bien sûr, le fait qu’on ne voyait pas que la véranda devenait constituée de bric et de broc était aussi le but. Mais je suis resté sur ma faim.

Pire que ça ! La porte en question ne sert presque à rien ! Je la ferme en début d’hiver et la rouvre dès qu’on ne craint plus le gel, vers mars (je me fous des Saints de glace : on est dans une véranda en Centre Bretagne, tout de même…).

Je suis alors allé regarder la deuxième réalisation terminée dans la journée : la fenêtre de la buanderie. C’était très moche. Enfin… La fenêtre était splendide mais c’est l’entourage qui était affreux. Du béton brut, mal « terminé », peint en orange par mon père, il y a une quarantaine d’années (c’était peut-être à la mode). En fait, c’était, encore une fois, pire que ça. La nouvelle fenêtre impeccable mettait en évidence la laideur du reste.

 

Le lendemain, jusqu’à 16 heures, environ, j’ai remis en cause chacune des modifications soit déjà en cours, soit sérieusement envisagée et avec devis en attente. Je n’en ai trouvé qu’une indispensable (le toit de la véranda était fêlé et l’eau « croupie » qui s’était mise à l’intérieur donnait un aspect vraiment dégueulasse) plus une qui me tient à cœur, le « remplacement » de la salle de bain (quand vous faites 130 kg et qu’il faut monter dans une baignoire…).

Tout le reste me semblait inutile et donc hors de prix.

Je ne vais pas tout énumérer ici. Un seul exemple : j’ai fait électrifier le volet de la salle de bain mais je ne le fermerai jamais. En effet, par la fenêtre, il est impossible qu’un voisin ou un passant voit mes parties intimes. La partie haute du corps pourrait être vu de la salle de bain des voisins à une vingtaine de mètres mais un simple voilage suffirait.

 

Dans l’après-midi, la femme de ménage m’a dit : « je ne comprenais pas que vous ne changiez pas la fenêtre de votre chambre, c’est la seule encore en bois et le mastic s’en va ». Ca a contribué à remettre en cause tous mes choix et à me miner le moral…

Mais il y a presque pire ! Ce week-end, ma nièce était à la maison et a trié toutes les clés qu’elle a trouvées et les étiquetées. Je me suis retrouvé avec d’autres clés à ranger (la nouvelle porte de la salle de bain) et j’ai mis de côté toutes celles que j’allais jeter. Ce qui inclut celles du portail du garage. Il y en avait plein alors que j’étais sincèrement persuadé qu’elles avaient disparu, emportées dans leurs tombes par les voisins décédées (quand ma mère est entrée en maison de retraite, j’ai distribué des doubles dans l’entourage mais beaucoup de vieux ont quitté notre monde cruel ; il faut dire qu’ils étaient tous vieux). Comme je faisais refaire certaines huisseries, j’en ai profité pour faire changer le barillet de ce portail car je croyais avoir des clés dans la nature or les clés étaient toutes là ! On les avait récupérées et j’avais oublié…

Le plus drôle est que j’avais pris aussi comme prétexte d’avoir des difficultés avec le double intégré à mon porte clé. Or les originaux fonctionnent à merveille !

De quoi me demander si je n’étais pas devenu fou (à ceci près que le changement de barillet coûte un prix dérisoire et que j’ai fait mettre un digicode sur une porte pour éviter d’avoir à distribuer des doubles).

 

Tout cela pour en venir à l’objet de ce billet : est-ce que tous les imbéciles qui décident de dépenser du pognon ont, à un moment, des gros regrets ?

 

Sinon, qu’on se rassure ! Mon coup de mou n’a pas dépassé une vingtaine d’heures ! Hier, à 16h, le directeur d’Intermarché est passé à la maison (c’est lui qui fait les livraisons…) et m’a dit « putain ! Tu as changé la porte de ton hall, c’est vachement bien, classe, moderne… »

Voir l’illustration (quand il est arrivé, je n’avais pas vu la nouvelle porte de l’extérieur). Et si la photo fait un peu dégueulasse c’est qu’il faut réaménager l’intérieur de la pièce. Et remettre le paillasson.

 

Alors, j’ai revu tous mes projets. Parmi tout ce que j’ai cité ici :

La nouvelle fenêtre de la buanderie aura tout son sens quand l’intérieur aura été plaqué et repeint.

La nouvelle porte de la véranda aura tout son sens quand j’aurais refait les allées du jardin, notamment pour mettre les poubelles au pied de l’escalier (celui en ardoises). Tant que je n’habite pas là à plein temps, je dois les mettre devant la maison pour que la voisine puisse la sortir quand les boueux passent.

Le mécanisme du volet de la salle de bain devait être changé (c’est un peu compliqué à expliquer pourquoi… Je me lance… Il est mal placé par rapport à l’axe du volet ; il faut que la poignée de la manivelle soit très longue pour qu’on puisse la lever, presque à l’horizontale, pour faire tourner le machin ; elle est si longue qu’elle plongerait dans la future baignoire).

Quant au barillet pour changer les clés du portail, outre le fait que le prix est dérisoire, je n’aurais jamais pensé à utiliser une des originales s’il n’avait pas fallu que je trouve une clé, à la demande des ouvriers, pour pouvoir démonter l’ancien…

 

Comble du bonheur : ce matin, je regardais la télé dans mon salon en attendant l’heure de reprendre le boulot. Le soleil s’est pointé comme tous les matins non nuageux quand il est passé à droite de la maison au nord-est et j’étais aveuglé. D’habitude, je commence à gesticuler pour avoir une position sans être gêné puis je me décide à me lever pour manipuler le dernier volet roulant en bois de la maison qui fêtera bientôt ses 58 ans… et dont la manivelle est derrière la table du séjour et un lampadaire qui tient à peine debout…

Là, j’ai pris la télécommande du nouveau volet qui était posée à portée de main et j’ai cliqué.

14 mai 2026

Histoires de clés

 


Cette semaine, les travaux (autres que sur la toiture ou la chaudière) vont enfin commencer à la maison. Dans l’avant dernier billet de ce blog, je précisais : « Rappelons qu’il s’agit de remplacer la façade de la véranda et son toit, la porte-fenêtre devant la porte d’entrée et cette dernière et la porte de derrière. Trois volets roulants seront électrifiés ». J’avais oublié de dire que la serrure de la porte du garage serait changée. Le changement de la porte d’entrée, qui sera équipé d’un digicode, sera fait plus tard (il faut refaire le carrelage de l’entrée auparavant).

Je pensais à tout cela dans la semaine et comme je suis un génie de l’organisation et des mathématiques, j’en ai tiré des conclusions. Ce sont six serrures donc 18 clés que je vais avoir. La plupart sont inutiles (deux portes ne seront jamais fermées à clé et il y a le digicode. Disons que, en secours, ma femme de ménage et moi garderont une clé). J’ai pris la sage décision de les ranger « précisément », c’est-à-dire de mettre une étiquette à chacune et de foutre le tout dans un tiroir quelconque de la maison. Il faut dire que ma mère avait la fâcheuse tendance à faire un peu n’importe quoi avec ses clés et j’en ai un paquet dont je ne sais pas à quoi elles servent…

J’ai donc pris la décision formelle et irréfutable tout autant que sans la moindre importance d’acheter des espèces de porte-clés avec des étiquettes que j’ai commandées mercredi matin chez Amazon. Ils sont en cours de livraison à l’heure où je parle. J’ai pris les moins chères mais elles sont vendues par 100. Si vous voulez, je peux échanger le rab avec vous, par lots de 10, contre une pinte de bière. Dites moi si vous avez des couleurs préférées.

Par ailleurs, il faut que je libère les coins où seront faits des travaux pour montrer ma bonne volonté aux artisans

 

Ma sœur et ma nièce étant à la maison pour ce long week-end, je me suis que je pouvais profiter de la présence de la seconde pour m’assister. Je lui ai donc proposé de m’assister et lui ai confié deux missions : la première est le tri des clés trainant un peu partout et la seconde de virer des meubles et des plantes de la véranda, ce qu’elle a fait dès hier soir, ma laissant la tâche de déplacer le petit rosier, par ailleurs splendide sur la table du salon.

Vous vous demandez parfois pourquoi j’écris des trucs dans mon blog. Il s’agit parfois de donner des instructions précises. Je vais y venir.

Mais finissons ce sympathique récit. Ma sœur a décidé de s’occuper des plantes d’intérieur pendant ce week-end compte tenu que la verdure de mes mains fait défaut. Je lui ai suggéré de stocker à l’extérieur toutes les plantes du porche.

 

Instructions clés

 

Dans la maison, il y a quatre endroits où elles peuvent être rangées : dans tes tableaux ad hoc (un dans la cuisine et deux dans l’entrée) et sur la tablette sur le radiateur de l’entrée.

Parmi les futures anciennes clés, il faut stocker avec amour celles qui fonctionnent avec :

-            L’ancienne porte d’entrée vu que le remplacement n’est pas immédiat,

-            Les portes internes (celle du garage, de la buanderie et, si elle existe, de la future salle de bain).

Il y a des clés qui seront toujours d’actualité (déjà bien étiquetées) :

-            Celle de la boite à lettre,

-            Celles du vélo.

Je crois savoir qu’il y a encore les clés des portails en fer forgé. Aucune raison de les jeter.

Pour le reste, celles qu’aucun de nous trois ne pourront trouver un usage qui n’est pas obsolètes iront directement dans le bac marron.

On est peu de choses.