«
Un blogueur peut-il faire des fautes d’orthographe ? » C’est
Disparitus qui pose la question. C’est une excellente question, d’autant que les fautes d’orthographe ne sont pas blâmables, tout le monde en fait. Mon truc à moi est plutôt d’oublier des mots, tellement j’essaie d’aller vite. En outre, il est beaucoup plus facile de détecter les fautes des autres que les siennes, en se relisant.
Dans son billet, Disparitus a raison : une mauvaise orthographe nuit à la crédibilité des blogueurs, notamment dans les blogs politiques que l’on fréquente tous les deux abondamment. Une analyse ou une information de qualité disparaît souvent au sein d’un texte dur à lire parce qu’il n’est pas correctement rédigé.
Ainsi, l’orthographe n’est pas seule à être importante, il faut soigner la lisibilité du texte, ce qui est rendu difficile par le support (il n’y a pas de manuel pour savoir écrire sur machin que les passants lisent diagonales).
Un seul mot d’ordre : faites gaffe !
Le contraire est également vrai. Trop de blogueurs se prennent pour des écrivains et finissent des proses avec plein de jolis mots et de belles tournures de phrase mais, quand on arrive au bout, on se rend compte qu’on n’a pas retenu l’idée principale, tant était le blogueur à sa tâche : se convaincre lui-même qu’il pourrait être Proust. Ou BHL.
Ca n’arrive jamais dans les blogs geeks (qui seraient plutôt concernés par mon « mot d’ordre » ci-dessus) mais est très fréquent dans les blogs de gauche. Quand je vois des beaux textes incompréhensibles chez des réacs, ça m’amuse beaucoup. Chez des blogueurs de gauche, moins.
C’est un phénomène qui m’avait marqué quand j’ai commencé à tenir des blogs et « à me prendre au sérieux », dans les blogs politiques et surtout sur des sujets économiques (qui m’intéressaient beaucoup, au départ), on avait l’impression que le blogueur avait voulu écrire soit :
- un article de journal,
- une dissertation d’étudiant en économie.
Nous ne sommes plus étudiants et n’est pas journaliste qui veut…