15 mars 2013

Netvibes pour remplacer Google Reader (bis) ?

Dans un mes derniers billets, je disais que Netvibes n'était pas adapté à mon utilisation à cause de l'affichage par Widget. Il y a en fait un mode différent (flèche rouge) qui pourrait me faire revenir sur mon choix...

14 mars 2013

Feedly pour remplacer Google Reader !

Feedly est OK pour remplacer Google Reader et l’annonce dans son blog : « Google a annoncé aujourd'hui qu'elle va fermer ses portes Google Reader. C'est quelque chose que nous attendions depuis un certain temps: Nous avons travaillé sur un projet appelé Normandie qui est un clone feedly de l'API Google Reader - fonctionne sur Google App Engine. Lorsque Google Reader s'arrête, feedly va passer sans problème à l'arrière-Normandie. Donc, si vous êtes un utilisateur de Google Reader et en utilisant feedly, vous êtes couvert: la transition se fera sans heurts. »

Ils faudrait aussi qu’ils remplacent Google Translate !

J’imagine la pression sur les lascars, aujourd’hui ! « Hé ! Les gars ! Google arrête ! C’est nous qui les remplaçons ». Bonjour l’agitation !

Cela étant, d’où qu’ils viennent, je leur souhaite la réussite qu’ils méritent !

Je vais néanmoins faire deux remarques :

La première : avec un iPhone, il est impossible de commenter un blog Blogger. On ne peut pas s'identifier et ça part en couilles.

La deuxième : vous n’avez pas d’appli web. Il faut installer une extension à nos navigateurs. Or, je n’ai pas les droits administrateur pour le faire au boulot.

Corrigez-moi ces bricoles et vous remplacerez Google !

Le bordel dans Google Reader

Alors que Thierry signale que son compte GR est parti en couilles, l'appli que j'utilise sur l'iPhone (Feeddlerrss, par ailleurs très bien) me sort des billets de janvier.

C'est le bordel.

Blogger pour remplacer Google Reader ?

Entre deux réunions, j’ai eu une idée saugrenue ! Je me suis rappelé que dans Blogger, en bas du tableau de bord pour gérer ses blogs, on voit les blogs Blogger « dont on est membre » avec les derniers billets. J’ai essayé d’ajouter des blogs « non Blogger », cela fonctionne très bien. J’ai alors découvert que l’on pouvait carrément importer ses blogs depuis Google Reader.

Je ne sais pas si c’est disponible depuis longtemps (mais on peut déjà ajouter les blogs de Google Reader dans les blogrolls des blogs Blogger).

Cela répond à peu près à ce que je veux : un agrégateur qui me présente dans l’ordre chronologique inverse les derniers billets des blogs auxquels je suis abonné, sans trier. J’ai testé un tas de service, ce midi, comme Netvibes, qui est très bien mais les billets sont triés par blog.

A priori, seul Blogger me rend le service que je souhaite (sachant que je ne souhaite pas installer d’extension à mon navigateur puisque j’utilise plein de PC différentes et pour d’autres raisons).

C’est relativement incroyable mais on assiste réellement à une concentration des « outils sociaux » de Google vers Blogger et Google+…

Néanmoins, Blogger ne rend pas tous les services de Google Reader…

Netvibes pour remplacer Google Reader ?

En entendant parler de la fermeture de Google Reader, j'ai immédiatement pensé à Netvibes que j'utilisais auparavant. J'ai réactivé mon compte... Et fais des copies d'écran pour te rendre service. Ce n'est pas gentil de ma part ? Le tout pour récupérer tes abonnements Google Reader dont tu auras récupéré la liste en respectant le mode d'emploi donné ici.

Netvibes ne semble pas convenir à mon usage parce que je suis 300 blogs mais est néanmoins très bien. Je te le conseille...

Etape 0

Tu vas sur Netvibes, tu crées un compte, tu bricoles un peu pour savoir comment ça marche, tu supprimes les widgets inutiles.

Etape 1

Tu cliques sur "ajouter du contenu".











Etape 2

Tu cliques sur "ajouter un flux" puis sur "importer".






Etape 3

J'ai oublié de faire une copie d'écran. Bref ! Tu choisis ton fichier avec les listes des abonnement Google Reader.

Etape 4

Quand c'est fini (c'est très rapide), tu cliques sur OK...






Etape 5

Te voilà avec un bel écran mais tu vas attendre quelques minutes pour que tout ce mette à jour (il faut qu'il récupère tous les flux de tes abonnements...).










Etape 6

Ceci n'est pas une étape mais je t'invite à créer des onglets par catégorie de blogs.

Là, par exemple, j'ai créé un onglet leftblogs, le machin me propose automatiquement de suivre "leftblogs" dans Google+ et dans Twitter et un autre truc avec des recherches je ne sais où.

Réseaux sociaux d'entreprise : le sondage



J’ai reçu par mail un communiqué de presse avec un sondage à propos des Réseaux Sociaux d’Entreprise. Je vous la diffuse telle qu’elle, n’ayant pas le temps de faire un billet.

Edit  : attention ! Ce n'est pas un sondage, lisez bien la phrase d'introduction. Il faut relativiser les chiffres en fonction du type des entreprises concernées.

86% des sondés admettent chercher encore leur voie sur l’adoption des réseaux sociaux d’entreprise 

Paris, le jeudi 14 mars 2013 – IDAOS publie le second volet d’une vaste étude* sur l’impact et les pratiques des réseaux sociaux en entreprise, réalisée auprès de grands patrons et décideurs, suite au colloque qui les a réunis sur cette thématique fin 2012 en partenariat avec le MEDEF Paris.

Ce second volet est consacré à l’usage des Réseaux Sociaux Professionnels et des Réseaux Sociaux d’Entreprise. Il révèle que si les entreprises ont bien intégré ces nouvelles plateformes dans leur démarche de recrutement par les Ressources Humaines, elles en font un usage bien moins abouti en interne.

Pour Franck Perrier, Directeur Général d’Idaos : « Le recrutement d’accord, mais la marque employeur, la communication et la motivation interne restent à la traîne ».

Réseaux Sociaux Professionnels : les moyens d’un recrutement innovant et performant.

Aujourd’hui, 44% des entreprises recrutent grâce aux Réseaux Sociaux Professionnels et 77% estiment qu’elles bénéficient d’une plus grande capacité à recruter les bons profils sur ces plateformes. En revanche, 65% des sondés estiment qu’elles ne permettent pas forcément de retenir les meilleurs éléments.

Parmi les réseaux sociaux professionnels on cite les acteurs majeurs Viadeo et LinkedIn qui sont respectivement utilisés par 67% et 79% des sondés. Ils sont par ailleurs perçus comme un levier d’innovation par 77% des personnes interrogées. L’attractivité en termes de recommandation est parlante (voir les charts).

Ces nouvelles plateformes restent peu et mal exploitées en communication interne.

62% des personnes interrogées estiment que les réseaux sociaux professionnels facilitent la communication et la coopération au sein de l’entreprise, entre niveaux hiérarchiques et fonctions. Cependant, et c’est un paradoxe, les départements de communication interne les sous-exploitent : seules 44% des entreprises assurent la promotion de leur marque employeur sur les réseaux sociaux et seules 21% ont concrètement mis en place un réseau social d’entreprise.

L’accompagnement des salariés sur les réseaux sociaux : un terrain à explorer

C’est un second paradoxe, les sondés reconnaissent un déficit dans l’accompagnement de leurs équipes. 44% des entreprises assurent l’acculturation au digital de leurs collaborateurs. Seulement 31% sont équipées d’une charte d’utilisation des médias sociaux qui permettrait d’accompagner, à défaut d’encadrer, la prise de parole de leurs salariés sur les réseaux sociaux.

Franck Perrier de conclure : « Les professionnels des Ressources Humaines ont adopté la dimension pratique de ces outils - réseaux sociaux professionnels ou d’entreprise – mais sont loin d’en faire des leviers au service du changement de culture en interne ».

* Etude menée du 2 au 12 novembre 2012 auprès d’un échantillon de 200 décideurs issus d'entreprises de tous secteurs. Les personnes sondées sont principalement membres des Directions Générales (32 %), Communication (28 %), Directions Marketing (15 %), Directions des Ressources Humaines (11 %). Plus d’un tiers viennent d’entreprises de 1 000 employés ou plus.




Google Reader : sauvegarder vos abonnements

C'est la panique sur le web et plus particulièrement dans la blogosphère : Google Reader va fermer. On me prie instamment de trouver un remplaçant, comme si c'était mon job. Je vais donc tester différentes solutions. Au fut et à mesure, je vais faire des copies d'écran.

Dans un premier temps, voilà comment récupérer un fichier avec la liste des blogs auxquels tu es abonné afin de le réintégrer dans un nouveau truc.

Etape 1

Tu vas dans Google Reader, tu cliques sur l'engrenage puis sur "Paramètres" quand le petit menu s'est affiché.










Etape 2

Tu vas dans l'onglet "Importer Exporter" et tu cliques sur le machin sous "Exporter vos informations".









Etape 3


Tu attends que le machin soit à 100%. Tu cliques sur "créer une archive".

A noter que, pour moi, il m'a ensuite redemandé mot de passe (mais je ne sais plus si c'est à cet étape ou au cours de la suivante). C'est étrange vu qu'on reste dans la même application.








Etape 4

Tu attends que "terminé" soit affiché et tu cliques sur "télécharger" en dessous.






Etape 5

Tu arrives dans Winzip. Attention ! Tu n'as probablement pas la même version que moi.

Bref, tu repères le truc subscription.xml et tu le sauvegardes quelque part sur ton PC (tu le sélectionnes et avec le clic droit, tu devrais avoir plein d'options).




Etape 6

 Je cite cet étape pour information : j'avais perdu le fichier. Il me l'a foutu dans un nouveau répertoire qu'il a créé. C'est étrange, j'utilise Winzip tous les jours ou presque...


Fin de Google Reader : rendez-nous nos abonnements !

J'ai repris l'information dans ce blog ce matin : Google va arrêter Google Reader. Je suis bien triste et vais boire pour oublier. J'utilisais ce machin depuis 4 ans. En échangeant avec quelques internautes matinaux, j'ai pu approfondir ma réflexion : l'arrêt de Google Reader marque-t-il la fin de "l'abonnement" ?

Bien sûr, les services de Google Reader seront remplacés par d'autres, mais Google n'essaie-t-il pas d'orienter le web vers un autre usage ou n'accompagne-t-il pas, simplement, une évolution du web ?

Avec les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et Google +), on pêche l'information tel qu'elle passe dans notre TL. Parfois, on va voir un compte ou une page et on voir ce qu'elle a raconté. Avec Google Reader (ou d'autres agrégateurs), on a accès à l'intégralité des informations proposées par nos sources.

Sauf coup de fatigue ou week-end prolongé, je ne pouvais pas louper de billets important. Je suis abonné à un tas de blogs de geeks, de copains et de copines, de militants politiques de tous bords, ... Je l’ai lis quand j’ai le temps. Par contre, je tiens à lire TOUS les billets des leftblogs et TOUS les billets de mes amis.

Seul un outil tel que Google Reader permet de le faire. En tuant ce machin, Google participe à la mort de « ma blogosphère ».

En outre, certains sites, dont les réseaux sociaux, sont bloqués par les réseaux des entreprises. Par exemple, je ne peux pas lire Seb Musset ou Presse Citron du bureau ! Je lisais donc les billets de Seb dans Google Reader et ne lisais pas Presse Citron (les flux sont tronqués) sauf à partir de mon iPhone.

Google Reader est indispensable à ma veille (le fait de lire TOUS les billets de certains blogs et de rechercher des liens pour mes billets de blogs). D’autres l’utilisent différemment.

Rendez-nous Google Reader ou trouvez-nous un truc équivalent ! Ne nous forcez pas à adopter vos pratiques. Je tiens à conserver mes abonnements et à voir accès en un seul clic à tous les derniers billets de 300 sources, depuis ma dernière connexion.

Rendez-nous nos abonnements !

P.S. : 
1. J'ai essayé Google Flux. Ca ne répond pas aux besoins. 
2. L'abonnement par mail que propose certaines plate-forme n'est pas satisfaisant.

(illustration)

Habemus plus Google Reader

L'information le plus importante du jour n'est pas l'élection du pape mais l'annonce de Google Reader ! La nouvelle est tombée un peu après minuit et la blogosphère geek s'est emballée alors que je dormais. Le premier a été l’illustre Xapur à 0h29, suivi de Presse-Citron à 1h15, puis Descary à 2h06, Korben à 3h38, Abry à 3h48, … Ils ne dorment jamais ? Ils ont un machin qui les réveille pour les alertes quand il faut faire un billet, être absolument le premier pour gagner de l’audimat ?

Tous mes confrères disent la même chose, c'est-à-dire rien. Je vais essayer de faire aussi pire. 

Mon sentiment 

J'en suis sur le cul et j'ai envié de dire merde à Google. C’est un des produits que j’utilise le plus,… Je passe mon temps à promouvoir bénévolement les produits Google, j’attendais avec impatience une intégration entre Google Reader et Google+.

Rien. Basta. Pas un mot d’excuses, pas une explication qui tienne la route.

C’était le meilleur lecteur de flux du marché.

La gêne

Auparavant, j’étais avec Netvibes. Je suis passé à Google Reader quand j’ai acheté mon premier iPhone car c’était la meilleure solution pour lire les blogs. Il va me falloir trouver un nouveau truc qui me permette de suivre à la fois sur un PC sans application installée (je ne lis pas toujours les blogs de chez moi), sur iPad et sur iPhone…

Google Reader était très bien pour faire des recherches dans les blogs auxquels je suis abonné. Voir l’illustration. Je tape un mot et j’ai une liste de liens pour illustrer mes billets de blog.

Avec Google Reader, je pouvais aisément mettre à niveau les blogrolls de mes blogs Blogger.

Google Reader était très bien pour s’abonné à des centaines de flux…

Enfin, on avait la garantie de pouvoir tout lire, éventuellement en « marquant en non lu » pour reporter la lecture.

Le remplacement

Je ne vais pas m’affoler. Je vais laisser les copains tester des applications, je vais en tester certaines, … Les blogs Blogger pourront continuer à être suivis à partir du tableau de bord Blogger.

Mes confrères Blogger présentent déjà un tas de produits. Je vais attendre de voir si un consensus se fait et je ne serai pas surpris si Google+ propose un nouveau truc… Ou s’ils ne vont pas inciter les gens à mettre les pages des blogs dans des cercles.

Les raisons

Mes confrères citent un tas de raisons pour expliquer les motivations de Google. Ces braves gens ferment un tas de services, notamment les trucs gratuits, ce qu’ils font beaucoup depuis quelques temps. Ils font ce qu’ils veulent. C’est vrai qu’entretenir un service gratuit est coûteux (désolé, il est tôt…) mais je ne pense pas que Google soit en manque de fonds…

Il y a peut-être des raisons politiques : mettre fin aux flux pour privilégier d’autres outils Google, notamment le suivi des blogs dans des cercles Google+, ou Google Flux pour smartphone et tablettes. Il est même possible qu’ils veuillent pousser les gens vers Google Flux à la place des applications des sites de presse. Va savoir…

Dans la fin des flux, il y a évidemment la fin des abonnements. Google voudrait privilégier d'autres méthodes d'accès à l'information, en "coupant" les "sources" pour privilégier le contenu ?

Il est possible aussi aussi qu’ils veuillent tuer tous leurs petits concurrents qui utilisaient leurs API pour récupérer les flux, voire rendre plus difficile la diffusion des flux vers Twitter ou Facebook…

Si tu as une idée…

Et ensuite ?

Soit Google vient de commettre une énorme bourde (mais il est possible que dans notre petit monde, nous surestimions l'importance de Google Reader voire des geeks...) soit ils ne vont pas nous laisser orphelins.

Gardons le moral...

13 mars 2013

La recette

Quand je suis arrivé pour mon premier vrai boulot, en 87, mon chef m'a dit : "tu vas commencer par faire la recette de notre nouveau logiciel, tu vas voir, c'est très formateur !"

J'ai opiné mais je ne voyais absolument pas ce qu'il voulait dire... Faire la recette d'un logiciel ? Finalement, j'ai fait tout autre chose et j'ai appris quelques semaines que "faire la recette" était "appliquer méthodiquement une liste de tests pour vérifier que le logiciel fonctionnait bien".

Tu parles d'un informaticien. Je faisais bien une série de "tests unitaires" mais j'ignorais qu'il fallait faire des recettes...

Sans me vanter (si...), jamais la recette de ce que j'ai pu développer pendant les neuf années que j'ai passées uniquement à faire de la programmation n'a détecté le moindre bug qui soit de mon fait. Depuis tout petit, j'étais très méthodique sur les tests unitaires et j'avais les milliers de lignes des applications que je développais en tête. J'avais compté, une fois : plus de 3000 lignes, hors commentaires, déclarations de structure, de contantes et de machins "inutiles" comme les accolades en C.

Mais je m'égare déjà dans mon énième billet sur les joies de l'informatique professionnelle. J'ai déjà introduit deux notions :
- les tests unitaires faits par le développeur (appellation plus noble que programmeur) pour tester les bouts de programme qu'il développe,
- la recette, définie par un cahier de recette, avec les tests que devait faire l'équipe de développement avant de livrer un logiciel.

J'ai assez rapidement oublié cette notion car je m'en foutais. Je livrais des logiciels sans bug et mes chefs et clients étaient contents. Ils se demandaient bien comment je faisais mais n'avaient rien à redire à mon travail.

En 90, je suis devenu chef de projet et j'avais un don pour détecter facilement où seraient potentiellement les bugs de mes sous-fifres. Ils avaient tellement honte que je leur foute des semaines de travail en l'air en quelques minutes qu'ils ont appris à travailler progressivement.

En 1993, j'ai changé de boîte et dans la nouvelle (où je bossais sur les mêmes logiciels qu'avant), le chef imposait des méthodes de travail. Je m'étais engueulé avec lui, d'ailleurs. Il voulait que je fasse les cahiers de recette puis les recettes des logiciels que je développais. Je lui avais dit que je trouvais ça crétin mais j'avais du plier. Pendant trois ans, j'ai du supporter ça (en trichant un peu).

En 1996, j'ai encore changé de job. J'ai été pris par un "client" et j'avais comme rôle de tester les logiciels que lui livraient les fournisseurs (les mêmes logiciels étaient développés par plusieurs éditeurs pour des matériels différents ; c'était crétin mais tout le monde trouvait ça bien).

Ça ne s'appelait pas faire les recettes mais des certifications. Ça faisait plus sérieux, plus officiel dans un rapport client fournisseur.

J'arrive donc pour tester un logiciels (fait par un de mes anciens) concurrents. En une semaine, j'avais trouvé 155 bugs avant même que je commence à appliquer le processus officiel de certification. Je me rappelle du nombre parce que le fournisseur s'était retrouvé ridicule et nous avions passé des heures en réunion.

Je ne suis pas resté longtemps. J'ai carrément changé de job et je me suis retrouvé dans un organisme qui regroupait plusieurs clients. Mon boulot consistait à faire des agréments de systèmes tout à fait novateurs (à l'époque...) : des Minitels avec lesquels on pouvait faire des paiements en introduisant la carte à puces dans un lecteur. C'était bien plus rigolo.

Des agréments ? Oui, après avoir fait des tests unitaires, des recettes puis des certifications, j'attaquais les agréments. Ça consistais à tester des machins.

J'ai tenu deux ans puis j'ai changé de service, puis deux ans encore avant un nouveau changement : j'étais devenu responsable de l'agrément des outils utilisés pour les agréments (des simulateurs de cartes à puce pour tester les terminaux et des simulateurs de terminaux pour tester les cartes à puce).

J'étais content, j'avais pris du galon. En fait, je devais mettre en place un tas de trucs, au niveaux technique, juridique, commercial,... Et procédural. Il fallait des procédures d'agrément pour se mettre en conformité avec je ne sais plus quelle norme ISO (14445 ?) pour que nous puissions officiellement délivrer des agréments à des fournisseurs de cartes à puce et des fournisseurs de terminaux de paiement pour qu'ils puissent commercialiser leurs produits.

Nous étions un centre d'agrément officiel et j'étais chargé de l'agrément des outils utilisés pour faire les tests nécessaires à l'agrément. Néanmoins nous étions un centre d'agrément pour les tests des cartes et des terminaux, pas pour des outils...

Pour les terminaux et les cartes, c'était facile : nous rédigions les spécifications et nous vérifiions que les machins étaient conformes. 5 semaines de tests intensifs par des techniciens et nous étions capables de délivrer des tampons ou de rétorquer les produits.

Pour les outils utilisés c'était différent. Ce n'est pas nous qui faisions les spécifications mais leur fournisseurs. Nous étions les plus gros clients des fournisseurs mais ils devaient répondre aux besoins de leurs autres clients : fabricants de terminaux, de cartes, chaînes de supermarchés et banques...

Ceci est anecdotique mais nous avons passé plus d'un an à nous mettre d'accord sur la nomenclature à utiliser. Certificat de conformité, certification,... On passait des heures de réunion à discuter avec les juristes...

C'est ainsi qu'après les tests unitaires, les recettes, les certifications et les agréments, je me suis retrouvé responsable des homologations, terme toujours à la mode, aujourd'hui, dans la profession, mais avec des variantes, telles que que "homologation client", "homologation technique", "homologation fournisseur",...

La "recette" n'est pas passée de mode et a aussi ses variantes, comme "recette usine", "recette d'intégration technique", "recette d'intégration fonctionnelle",...

La certification a disparu ou presque. L'agrément est bien vivant mais réservé à des trucs officiels.