28 avril 2015

Facebook vous invite à préférer des amis !


Ça vient de tomber dans l'application Facebook de mon iPhone : le machin propose maintenant de choisir les potes dont au sujet desquels on souhaite voir les publications en priorité. 

Il était temps ! 

Cela étant, je me demande bien pourquoi cet imbécile me propose Pierre Parrillo dès la "première ligne" alors que je ne supporte pas cette andouille et que j'avais publié que nous étions "potes". Facebook lit mon blog politique ou quoi ? 

A part ça, le machin est très bien fait. J'ai pas loin de 2000 potes dans ce bordel et dans le début de la liste des clowns qu'il me propose de suivre, il y a ceux avec lesquels j'ai le plus d'interaction. 

A part Parrillo. C'est vraiment un troll. 

27 avril 2015

Le burn in, l'antichambre du burn out

Suite au dernier billet de l’ami Pierre (« stop checking email and other digital stuff »), je voulais faire un billet pour indiquer des pistes pour échapper au « burn out », le plus sérieusement du monde, car je suis dans cette situation où l’on est submergé par les mails et, comme nous sommes en période de vacances scolaires, je suis bien obligé de traiter ceux destinés à des collègues absents quand je suis en copie.

L’autre phénomène est que j’ai une nouvelle messagerie professionnelle que je peux contacter d’ailleurs que mon poste de travail, c’est-à-dire d’un autre PC et de mon iPhone. J’en ai fait un billet la semaine dernière : c’est bien pratique, cela permet d’éviter d’arriver en courant au bureau pour lire ses mails avant de sauter la secrétaire en réunion. Il n’empêche que je suis arrivé chez ma mère, vendredi vers 13 heures, et, dès la fin du déjeuner, je me suis précipité sur son PC pour me connecter à ma boîte pro (j’étais en RTT pour prendre le train et ça ne me dérangeais de bosser pour aider les collègues remplaçant ceux partis en congés). J’ai eu un instant de panique en constatant que je n’avais pas le mot de passe (finalement, je l’ai retrouvé dans la soirée dans le trousseau de l’iPhone mais peu importe). Je me suis calmé en me disant qu’il me restait l’iPhone et que nul n’est indispensable, notamment un vendredi après-midi.

Ainsi, j’aurais donné quelques conseils : ne jamais se croire indispensable étant le premier mais aussi ne jamais interrompre ses vacances, ne jamais prolonger ses journées de travail pendant une longue période (les surcharges temporaires d’activité peuvent arriver) et savoir détecter à quel moment on va craquer !

Craquer est normal. Le vendredi précédent, j’ai quitté le bureau à 19h15. C’est évidemment trop tard mais j’étais arrivé à 10h15 le matin et j’avais pris plus d’une heure pour bouffer. En sortant, j’ai vu qu’une collègue était encore là, je suis allé la voir et j’ai vu qu’une continuait à travailler. Je me suis foutu d’elle gentiment puis me suis rendu compte qu’elle paniquait car elle n’avait pas fini tout ce qu’elle avait à faire et avait encore des réponses à faire à des mails. Je lui ai dit : stop ! Tu pars immédiatement, avec moi, il n’y a personne pour lire tes réponses, ils sont tous partis.

A d’autres moments, on enchaîne les réunions, les coups de fil, le traitement des messages et on passe des journées sans « travailler sur les dossiers », on se sent inutiles, mais indispensables à cause du reste, et on n’arrive plus à se positionner. On finit par « procrastiner », non pas par fainéantise mais par manque de temps. Il s’en suit une culpabilisation.

Le dernier conseil est d’arrêter de penser aux échecs potentiels, aux risques et de bien voir ce qu’on a réussi. C’est un truc que je fais couramment, à certaines phases de projets, quand tout le monde devient nerveux et vous met plus de pression. Je réponds souvent : reste zen, on a réussi « ça » et c’était bien plus compliqué.

J’allais mettre « burn in » comme titre à mon billet, par opposition à « burn out », et j’ai eu l’idée de faire une recherche dans Google. Cela existe. « Si chacun a entendu parler du "burn-out", nul ne connaît son prédécesseur : le burn-in. Or c'est bel et bien ce phénomène annonciateur qu'il faut guetter - et éviter - avant que le corps ne sonne l'alerte générale en s'écroulant. Le "burn-in", théorisé par le psychologue américain Cary Cooper, décrit le mécanisme par lequel l'individu s'épuise sans l'admettre, la phase durant celui-ci il se croit indispensable, enchaîne dossiers et réunions, interrompt ses rares vacances, prolonge ses journées au bureau et devient incapable de s'accorder des phases de détente pour recharger ses batteries. »

C’est à peu près ce que j’allais décrire.


26 avril 2015

L'informatique : un frein à la transformation numérique

Une des difficultés de la transformation numérique vient des informaticiens eux-mêmes qui ne savent pas réfléchir autrement qu'en termes informatiques. Je voulais en faire un billet ce week-end et, justement, un des commentaires de mon billet du blog politique au sujet des réformes dans l'enseignement : « L'orthographe français est beaucoup trop compliqué, non seulement les ph, les lettres accentuées, les doubles lettres mais plus fondamentalement la redondance d'information dans les genres et les pluriels. Après des dizaines d'années de travail comme informaticien, l'orthographe français me révulse par son absence totale d'intérêt "informationel". »

Je vous passe le fait que c'est complètement crétin : l'informatique nécessite une syntaxe précise, sinon le compilateur dit prout. Méditez sur ce commentaire, j'aurais des tonnes de remarques à y faire mais nous serions vite hors sujet.

Récemment, pour le boulot, j'étais en réunion avec trois informaticiens, un de mes chefs de projet et deux fournisseurs. J'avais fait un cahier des charges où j'avais dit que tel truc devait être géré dans une table. Tous les trois me disaient que ce n'étaient pas une table, je leur disais que si. Ils avaient tout simplement oublié que « table » n'était pas qu'une notion informatique mais aussi quelque chose notre langue, comme la table de multiplication, la table des matières,...

Ainsi, les informaticiens, quels que soient leurs âges, ont majoritairement tendance à « penser informatique », à réfléchir à ce qu'ils auraient à faire sans penser au reste.

Le premier impact est une orthographe qui se relâche. Un « s » manquant à un pluriel ne change pas beaucoup à la compréhension d'un texte. Ils ne se rendent pas compte qu'ils passent pour des guignols.

Le deuxième impact est que ces informaticiens sont incapables de se projeter sur des méthodes ou des technologies qu'ils ne connaissent pas. Tiens ! Je parlais récemment du réseau social de ma boîtes : les ingénieurs informatiques sont incapables d'imaginer ce qu'ils pourraient en faire car ils ont toujours travaillé sans.

Le troisième impact, sans doute largement le plus grave, est que l'informaticien est incapable de penser à autre chose qu'à l'informatique et donc d'imaginer le salut hors de l'informatique et, par contre coup, il ne peut pas penser mettre l'informatique au service du reste. Il va raisonner en « expression de besoin ». Le « métier » lui transmet cette expression de besoin et il ne la remet pas en cause. Or, le métier ne connaît pas « la transformation numérique ». Il a un besoin ponctuel et il sait que l'informatique pourrait y répondre. Alors personne ne regarde au delà du besoin.

La quatrième impact découle du troisième : tout cela coûte très cher. Alors, quand on veut dépasser l'informatique pour faire de la transformation numérique, on explose les plafonds alors que cela devrait être le contraire. Tout cela parce que l'informaticien pense à son petit monde, à l'intégration de ses logiciels, puis à leur homologation, à la mise en production et ne sort jamais de ce cadre.

C'est grave.


18 avril 2015

La méthode RACHE


Je parlais récemment des méthodes Agile. En commentaire d'un autre billet, un copain a laissé un lien vers le site de la méthode RACHE. Comme une andouille, j'ai commencé par approuvé avant de comprendre que c'était une farce. 

Tiens ! Je leur pique une illustration pour montrer le résultat de l'application de cette méthode par un fabriquant de solutions informatiques bien connu. 

J'en retrouve tous les jours au travail.

Il y a trois ou quatre mois, je reçois la liste des actions décidées au cours d'un Comité de pilotage. Je vois une nouvelle tâche, attribuée à moi. Je comprends qu'il s'agissait de rédiger une spécification et de la faire valider par des clients. C'est donc normal qu'elle me soit attribuée mais je n'avais pas vraiment d'idée du besoin. Je vais voir ma chef qui était au Comité de pilotage. Je lui demande ce que c'est, elle me dit : je ne sais pas mais on a décidé qu'il fallait le faire. 

J'ai donc attendu un Comité projet (celui qui est "en dessous" le Comité de pilotage) pour poser la question aux braves gens. Ils étaient comme moi, incapables de comprendre ce que voulaient les instances supérieures. On discute et un type me propose une méthode : voila, tu vas nous envoyer un mail, récapitulant le contexte, la description de la demande, notre compréhension du dossier et ton avis, au nom de ta structure. On pourra ensuite faire circuler en interne.

Je le fais, l'équivalent d'un A4. Mon avis était que les développements allaient coûter un bras pour un truc totalement inutile. Je l'envoie.

Un mois après, sans réponse, à un autre Comité projet (d'un autre projet mais avec les mêmes participants), je les relance. Ils étaient tous bien emmerdés. D'accord avec moi, ça se voyait, ils tergiversaient. J'ai vite compris qu'ils n'avaient pas osé faire remonter à leur chef un document voulant dire qu'ils étaient de sombres abrutis. Alors, j'ai monté le ton : bon, les gars, vous êtes bien sympathiques mais si vous ne donnez pas de réponse, comme je suis "responsable de l'action", je vais être obligé de faire remonter les causes du blocage au Comité de pilotage. Ah bon ben c'est pas exactement ce qu'on t'avait demandé. Ah ben si. Ben oui. Mais non. Mais si. Le même gars que la précédente fois : ce qu'on voulait c'est une étude technique rapide des possibilités et des enjeux. Moi : je ne peux pas faire une étude technique si je n'ai aucun besoin exprimé. Bon ! Ce qu'on va faire : tu (moi) vas organiser un Groupe de travail dédié au sujet (sous-entendu : pour l'enterrer). 

Je l'ai fait. Il a duré un quart d'heure (ça me rappelle un autre exemple, tiens !) et j'ai pu fournir une réponse au Comité de pilotage.

Un bon exemple de la méthode RACHE, où le post it a été remplacé par une action dans un tableau.

Mon autre exemple.

J'avais, cette fois, un vrai sujet. J'avais dit à une collègue chef de projet : on a un truc à faire et, logiquement, il doit être mené par tes équipes. Rassure-toi, ce n'est pas urgent et tu auras du budget. Je lui explique et elle me répond que c'est beaucoup plus lourd que je ne le pensais et qu'il fallait un vrai chantier. J'en réfère au Comité de pilotage qui comprend bien mes arguments, prend acte que j'allais lancé une étude dont le résultat allait être une somme à six chiffres alors que trois ou quatre étaient inscrits à notre budget. Le Comité de pilotage était lui-même bien emmerdé : c'est lui qui avait fait le budget et il allait devoir chercher du pognon dans les hautes sphères de la hiérarchie.

Je me mets à fond dedans et, en deux ou trois jours, j'avais une fiche avec quatre solutions possibles pour répondre au besoin et je pouvais donc lancer un Groupe de travail. J'envoie le document.

Quinze jours plus tard, la réunion commence. J'ouvre la séance en présentant le débat. Voilà, il faut faire ça. J'ai quatre scénarios, le premier est présenté pour la forme (c'était ne rien faire), ne l'étudions pas.

Une intervenante fait ce qu'elle a à faire : elle intervient. Elle dit ; mais je ne comprends pas on le fait déjà comme ça. Cela correspondait à mon deuxième scénario, celui que j'avais présenté à ma collègue qui m'avait répondu qu'elle ne savait pas faire simplement. Elle répond : ben oui, on fait comme ça. Je rentre ma colère : elle m'avait fait bosser pour rien et convoqué un groupe de travail. Dans les blogs, je suis un peu bourru mais dans la vraie vie, je suis diplomate. Je réponds : "ah ben c'est mon scénario 2, si on sait le faire, il coûtera bien moins cher que les autres, ce n'est pas la peine de continuer. La réunion est close, on a été vachement efficace, cinq minutes pour un tel sujet !, je vous remercie pour votre participation."

A ce stade, ce n'est pas totalement de la méthode RACHE, c'est la connerie d'une personne qui ne savait pas que son service faisait déjà un truc. Dans le fond, ce n'est pas très grave mais ce que je lui reproche c'est d'avoir été formelle dans sa réponse au point de ne pas réfléchir cinq minutes, de regarder ses dossiers.

Mais le plus drôle est la suite de la réunion. Alors que j'allais raccrocher, la participante a dit : "ben non, tu as présenté quatre scénarios, il faut les étudier". J'ai répondu que ce n'était pas utile, elle a insisté et eu le dernier mot.

Et on a passé une demi heure à étudier chacun des scénarios, y compris le premier qui consistait à ne rien faire (il fallait donc étudier les conséquences), y compris le second qu'on maîtrisait,... Deux heures de réunion alors que la conclusion avait été tirée dans les cinq premières minutes.

J'ai fait un compte rendu de cinq lignes que j'ai envoyé par mail pour validation. L'intervenant m'a rapidement répondu pour me dire que mon mail ne retranscrivait pas l'intégralité des échanges.

Alors, j'ai modifié mon compte rendu. J'ai ajouté une ligne : "La décision était prise dès l'exposé du problème mais unetelle nous a demander d'étudier à fond chacun des scénarios pendant une bonne demi-heure, elle se tient à votre disposition pour vous expliquer". Et je l'ai envoyé à tout le monde.

Depuis, elle est beaucoup plus sage en réunion.

17 avril 2015

Le client

Je parlais avec ma copine @undessinparjour (suivez son blog, c'est un bonheur), j'ai eu une journée de merde. Un client a refusé une livraison parce qu'elle ne contenait pas une évolution d'une application demandée en début de semaine. Il a fallu que je le recadre mais n'étant pas dans mon blog politique je n'ai pas pu lui sortir ce que j'avais sur le cœur : "hé ! Connard ! Quand tu demandes une évolution, il faut que je la fasse chiffrer par les services concernés, que j'établis se un devis et j'obtienne un accord officiel et formel (donc que je fasse valider un contrat par le service juridique et la direction financière) pour le financement". 

Hier, un client nous a engueulé. On leur avait proposé de partir en méthode Agile dont je parlais récemment. Ils ont accepté. Ils ont eu quinze jours de retard et nous accusent d'avoir laissé un salarié d'un fournisseur aller travailler sur un autre truc pendant le temps en question, donc de répondre en retard. Ils auraient voulu qu'on bloque les ressources (comme on dit) pendant la période en question. 

D'un autre côté si le type bloqué est payé à ne rien foutre le temps que le client de son client bouge tout en étant payé à ne rien foutre, je lui refile mes blogs. 

Ainsi, toutes mes journées sont occupées à gérer ce genre de conneries. Ce soir, pour répondre à la copine en question, j'ai analysé ma journée. J'avais une réunion de 14 à 16 heures. On a été efficaces, elle a duré 30 minutes. J'ai commencé à attaquer sérieusement le travail de la journée à 17h45 tant j'ai été occupé par la gestion des merdes. J'ai fini à 20h15, je crois (mais au bistro, les smartphones sont magiques). 

Disons le franchement : si la révolution numérique est mal barrée, c'est parce que ses acteurs sont en plein délire. 

16 avril 2015

Mails professionnels à 23 heures ou le burn out pour les nuls

Nous avons accès à notre messagerie professionnelle depuis le web depuis peu. Du coup, on l'a tous mise sur notre smartphone parce que c'est bien pratique et que cela diminue la charge de travail et augmente l'efficacité. J'en ai fait un billet récemment. 

Néanmoins, hier soir, à 23 heures, je papotais avec ma chef et "nos" chefs de projet, de manière intelligente et constructive. Et surtout plaisante. Chacun a sa vie. Les uns ont couché leurs gamins et s'apprêtent à rejoindre leurs conjoints pour tirer un coup ou dormir. On se retrouve entre copains alors qu'on devrait être entre collègues. 

Alors, vers minuit, j'ai poussé un coup de gueule. Arrêtons nos conneries. En dehors des heures de boulot, on ne parle pas de boulot. On va finir fous et dépendants. Le plus drôle dans l'histoire est que je suis le seul à vraiment connaître les réseaux sociaux et que la firme est en train de mettre en place un réseau social d'entreprise. Voir les billets à ce sujet. 

Quand on quitte le boulot, avec une heure de transport en commun, il est normal de continuer à bosser. Moi-même, en rentrant à la maison avec deux grammes, je continue à produire. Sauf si un troisième gramme m'attend. 

Je diffuse donc des documents vers 23 heures (sans être con, si je suis hips, je ne le fais pas, n'insulte les gens sur mon annexe mais sans rapport avec le boulot). 

Rien de grave. Je pars du boulot à 19 heures. J'ai une idée. Je rédige dans le métro. J'arrive au bistro. Je déconne avec mes potes. Je vais pisser et rentre à la maison et diffuse ce que j'ai rédigé. 
 
Le burn out provient du fait qu'on 
se sent obligé de répondre aux mails à toute heure, pas au fait qu'on en reçoive. Google Inbox et Microsoft Outlook nous permettent de le gérer. On reçoit un mail, on dit au machin : renvoie le moi demain matin. 

Bref. 

Une seule consigne . S'astreindre à ne jamais répondre à un mail professionnel hors des heures de travail. On peut l'utiliser pour rédiger des mails mais pas pour en lire. 

15 avril 2015

Le RSE, ce n'est pas gagné !

Dans la boite, nous avons depuis très peu un réseau social d’entreprise. Il y a eu une journée de présentation aujourd’hui. Visiblement, je suis à peu près le seul à causer sur « le mur principal » et, sans présager de l’usage qui en sera fait, j’ai l’impression que tout le monde se pose la même question : à quoi cela sert ? L’utilité des autres fonctions de l’outil semble relativement apprécié mais ce volet « réseau social », genre Facebook ou Twitter, laisse dubitatif.

Du coup, je suis allé voir les comptes Facebook de certains de mes honorables collègues, non pas dans le but de les espionner, ils font ce qu’ils veulent de leur vie privée mais pour faire un vague sondage sur l’usage qu’ils en avaient. 

A noter que je n’ai pas été voir leur compte Twitter : j’avais déjà la réponse, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de compte Twitter et ne savent pas à quoi cela sert, comment cela fonctionne. Avec l’animateur, on a essayé d’expliquer des notions comme les mentions et les hashtags mais je ne suis pas persuadé que le public ait compris quelque chose… Il y a une différence énorme entre la perception de Twitter que nous pouvons avoir ou que peuvent avoir les médias et l’usage courant par les braves gens.

Leur utilisation de Facebook est normale (publication de photos privées, de lolcats et autres conneries dont il faudrait tuer les créateurs) mais beaucoup moins intensives que celles des gens que je connais via les blogs.

Il va donc falloir leur démontrer qu’il peut être utile de diffuser des informations dans un RSE…

Par exemple, hier soir, j’ai diffusé une publication en citant un chef de projet pour lui dire que je validais sa prose. Cela me permet :
-          Petit 1 : d’économiser un mail tout en étant sûr qu’il reçoive une notification pour avoir une trace de ma validation,
-          Petit 2 : de le féliciter en public,
-          Petit 3 : d’informer la hiérarchie que l’on va pouvoir diffuser le texte dans les délais,
-          Petit 4 : d’informer le reste de l’équipe qu’on avait franchis un pas.

Aujourd’hui, j’ai diffusé un article de presse parce que je suis abonné à « des alertes » Google News et Talkwalker. J’ai ainsi pu éviter un mail à ma hiérarchie (la "veille" fait aussi partie de mon boulot) et en faire profiter tous ceux potentiellement intéressés.


D’ailleurs, je vais conclure mon billet avec ces alertes en étant un peu hors sujet : les collègues sont toujours stupéfaits que je sois le premier informé (ou presque, les gens en charge de la sécurité et du marketing ayant aussi de bonnes sources). Il suffit de mettre des alertes… Ils ne savent pas que cela existe, comme ils ne savent pas à quoi pourrait servir un réseau social d’entreprise et savent à peine que c’est à cela qu’ils ont affaire.

14 avril 2015

Burn out, burn in ?

Depuis quelques jours, j'ai accès à ma boîte mail professionnelle depuis mon iPhone. J'ai ouvert l'accès pour des raisons précises : voir si cela fonctionne. C'est le cas ! Évidemment. 

Toujours est-il que je voulais la virer après le test mais, finalement, je trouve cela bien agréable. Concrètement, je viens de recevoir un mail d'un collègue alors que j'étais en copie pour info "par réflexe". Si je l'avais lu demain matin en arrivant au bureau, je l'aurais jeté immédiatement en vidant les mails de service alors qu'en le voyant à 20 heures, en vidant mon demi post travail, j'ai eu une idée pour contourner le problème. De même, ce matin, j'ai pu papoter avec ma chef avant qu'on soit pris dans l'engrenage du boulot. 

D'un autre côté, vu le temps que je passais au bureau à bloguer, je peux bien travailler pendant les heures de loisir. 

Quand j'aurais migré toutes les messageries pro vers la nouvelle, que l'on peut consulter par internet et pas seulement sur un client lourd, j'aurai une source de stress en moins, celle qui vous fait arriver au bureau avant les heures normales de réunion pour avoir le temps de s'informer. 

Quant au burn out, il n'arrive que lorsque l'on reçoit des mails qui génèrent du travail. 

08 avril 2015

La méthode, un frein au numérique ? Soyons Agiles !

Un vrai projet numérique doit être mené rapidement : il est fait pour révolutionner les processus, le rapport avec les clients,… L’informatique et l’organisation ou les opérations (en tant que « directions ») doivent montrer l’exemple. Néanmoins, les méthodes utilisées dans les DSI ne permettent pas cette célérité car elles répondent à d’autres besoins : couverture du projet, maintenabilité, exploitabilité, cohérence de l’architecture technique et de l’architecture applicative. En outre, de nombreux acteurs interviennent à différents stades et prendre en compte leur disponibilité n’est pas compatible.

En phase de développement, on choisira des méthodes de type agiles. Je ne vais pas faire une thèse sur le sujet, seulement un aparté. Les DSI ne sont pas nécessairement adaptées à ces méthodes et j’ignorais leurs existences jusqu’à il y a quelques mois quand un fournisseur nous a proposé de travailler ainsi car un de nos projets n’avançait pas. Ce qu’il nous a présenté collait parfaitement à ma vision du travail et j’étais enthousiasmé. Pour vous dire, j’ai repris une bière. Me documentant rapidement sur le sujet (il ne m’intéresse pas beaucoup et je suis tenu de respecter les méthodes de ma boite), j’ai découvert que pour mon boulot je pratiquais toujours cette méthode sans m’en rendre compte.  D’ailleurs, la page Wikipedia m’a fait rigoler. Par exemple : « Un responsable fonctionnel définit et ordonne la production des composants de l'application. »  Je me suis découvert comme étant « responsable fonctionnel » faisant la chose.

D’une manière générale, je me suis rendu compte que, dans la boite, on pratiquait beaucoup un dérivé des méthodes agiles sans le savoir. Je vais donc citer une large partie de cette page.

« Pratiques communes à l'ensemble des méthodes agiles
·         Les pratiques communes liées aux ressources humaines :
o   Participation de l’utilisateur final aux groupes de travail.
o   Groupes de travail disposant du pouvoir de décision.
o   Autonomie et organisation centralisée de l’équipe (motivation).
o   Spécification et validation permanente des Exigences.
·         Les pratiques communes liées au pilotage du projet
o   Niveau méthodologique variable en fonction des enjeux du projet.
o   Pilotage par les enjeux et les risques.
o   Planification stratégique globale basée sur des itérations rapides.
o   Réalisation en jalons par prototypage actif itératif et incrémental.
o   Recherche continue d’amélioration des pratiques.
·         Les pratiques communes liées à la qualité de la production
o   Recherche d’excellence technique de la conception.
o   Vision graphique d’une modélisation nécessaire et suffisante.
o   Vision de la documentation nécessaire et suffisante.
o   Normes et techniques raisonnables de qualité du code (métrique).
o   Architecture à base de composants.
o   Gestion des changements automatisés. »

Nous y sommes presque ! Je vais en parler à mes chefs. Je vais néanmoins faire deux ou trois critiques. Par exemple, les groupes de travail ne doivent pas avoir de pouvoir de décision : le responsable fonctionnel doit pouvoir s’y opposer et faire remonter les désaccords aux instances dirigeantes, pour des raisons que j’exposais récemment dans mon blog (les braves gens ont tendance à prendre des décisions inutiles qui coûtent cher, notamment parce que dans le feu de l’action, ils perdent le recul nécessaire). Mais de tous ces points, c’est le premier qui est le plus important : l’utilisateur final doit participer aux groupes de travail, ou, plus exactement, celui qui le représente.

A cette liste, j’ajouterais bien qu’il faut un PMO (bureau de gestion de projet), éventuellement externe à l’équipe et indépendante du responsable fonctionnel pour gérer tout le bordel, les plannings, les actions, le reporting,… En plus d’un chef, également.

Supprimer les vieilles méthodes

Comme je le disais, il ne s'agit pas pour moi de faire la critique des méthodes utilisées mais de rappeler le constat : elles ne sont pas adaptées à des projets numériques. Il faut donc en utiliser d'autres, plus souples,... Il faut en finir avec les "dossiers d'architecture technique" et autres "documents de conception détaillée". Tant pis !

Mais pour que cela fonctionne, que le numérique s'applique à certains projets, tous les projets doivent prendre les nouvelles méthodes. C'est une révolution qui doit se faire dans les DSI.

Avant-projet

Je parlais récemment de Moneo et d'une des raisons de l'échec : les PME ne sont pas rechargeables sur les distributeurs automatiques.

Aussi, on ne répétera jamais que dans tout projet informatique (numérique ou pas), la phase la plus importante est la conception initiale, le cadrage. Il ne suffit pas dire : on veut ça, mettez-vous autour d'une table pour le faire. Il faut que l'avant-projet définisse toutes les briques impactées et que le responsable fonctionnel puisse distribuer les copies dès le lancement.

Pensez-y bien !



07 avril 2015

Twitter et la révolution de la citation de tweet

Twitter a introduit aujourd'hui une nouvelle manière de citer un tweet, vous l'avez probablement découvert. Auparavant, ils préparaient un tweet en mettant entre guillemets le tweet que l'on voulait citer. 

Ils ont remplacé cette fonction par celle qui permettait de citer un tweet. En faisant les citations ainsi, le "citeur" dispose de 140 caractères pour ajouter des bêtises. C'est la révolution et c'est très bien. Je tenais à le dire et faciliter cette honorable société américaine.