18 juillet 2007

Accras d'aubergine


C'est juste pour détendre l'atmosphère.

Conseils de blogage 6 – Les liens

Eric, patron de Crise dans les médias, donne aujourd’hui des conseils pour mettre des liens dans les billets. Vous pouvez les lire et les appliquer.

Néanmoins, dans un premier temps, n’espérez pas avoir des visites sur les mots clés délibérément placés si votre blog est généraliste. Par contre, respectez bien ces conseils : on travaille aussi pour le long terme.

N.B. : Les références documentaires fournies par Eric sont trop précises à ce stade de notre entreprise qui est de se trouver quelques lecteurs qui apprécient ce qu’on écrit. Pour devenir la star de la blogosphère, on verra plus tard.

Comme Eric parle des liens aujourd’hui, je suis obligé de rebondir sur le sujet.

Il y a quatre principales manières de découvrir un blog :
1 – par hasard, avec des mots clés,
2 – par un lien conseillé dans un billet,
3 – par un lien dans une liste sur un blog,
4 – par les commentaires si les commentateurs mettent des liens vers leurs blogs.

C’est donc ainsi que des lecteurs tomberont sur votre blog. Sur le 1, c’est le hasard, on ne peut pas développer. On peut améliorer la probabilité, ça fera l’objet d’un billet spécifique, comme le 4.

Il reste le 2 et le 3 : il est important que des blogueurs vous mettent en lien si vous voulez avoir une chance d’être connu !

Faites des liens sur des billets ou sur des blogs ! C’est facile. Par exemple, ce matin j’ai découvert le billet d’Eric sur les liens : et hop ! Je le mets en lien. Ca m’arrive de faire des billets très courts : « J’ai trouvé ce très beau texte chez machin, lisez-le ! » ou « Voyez ce site très intéressant sur… ».

Comme le dit Eric, faire de beaux liens ça permet d’améliorer son classement chez Google. En outre, Eric consultera prochainement son technorati (j’y reviendrai) et s’apercevra que je l’ai mis en lien ! Il va se demander : « Bordel, qu’est-ce qu’il a encore écrit sur mon dos, ce con ? ». Et hop ! Un lecteur de plus.

N.B. : Je plaisante, Eric lit « Partageons mon avis » et n'utilise pas mon délicat langage chatié !

Etre en lien sur d’autres blogs permettra évidemment de recevoir des visites. Ca a d’autres avantages... cachés. Le gros ordinateur de Google se dira « Putain ! Il est souvent cité par des sites ce blog, il doit être très important » et vous privilégiera dans les recherches. Le moins gros ordinateur de Technorati (j’y reviendrai, j’ai dit !) se dira à peu près la même chose et améliorera la notation de « l’autorité » (l’influence ?) de votre blog.

Faites des liens ! Je ne sais pas si Dieu vous le rendra, mais les autres blogueurs, si !

Conseils de blogage 5 – Billets à faire

Je n’ai pas à rentrer dans la politique éditoriale de votre blog ! Je vais néanmoins donner 4 conseils.

1 – Parlez de sujets que vous connaissez mieux que les autres

Gaël, par exemple, nous parle parfois de l’environnement, sujet dont il a fait son métier. Ca m’intéresse. Tonnegrande nous parle souvent d’intégration (quand je dis souvent, c’est une façon de parler).

Ce sont deux sujets dont je ne peux pas parler car je ne m’y connais pas assez pour apporter un plus !

Je n’ai pas le droit de parler de mon boulot, mais quand je vois certaines âneries racontées par la presse, j’ai parfois envie de bondir ! Par contre, je parle parfois d’économie ou de bourse, sujet que je connais sans doute mieux que la moyenne des blogueurs.

2 – Parlez de sujets que vous serez les seuls à aborder mais qui peuvent intéresser les gens

« Partageons mon avis » est le seul blog à s’intéresser au Kremlin-Bicêtre. Certains billets que je fais sur des sujets locaux (législatives, aménagement, …) trouvent une audience ! J’ai même eu la visite du candidat UMP pour les législatives : il a mis un commentaire (il n’était pas content).

C’est simple. Je crois que mon blog est le seul à parler de la politique à Bicêtre. J’ai fait quelques cartons.

En banlieue parisienne, le blogage local c’est important ! Nous n’avons pas la chance d’avoir une Presse Quotidienne Régionale ! Dans le Parisien, il a dix lignes tous les trois jours sur Bicêtre et ses 25 000 habitants… alors que dans le Télégramme, il y a tous les jours une page et demi sur Loudéac et ses 10 000 habitants.

Un type qui cherche des renseignements sur la construction d’un centre commercial Auchan au Kremlin-Bicêtre trouvera plus d’informations dans mon blog et le site de la Mairie de Bicêtre que dans tous les autres médias !

3 – Publiez assez souvent

Ne laissez pas vos lecteurs plus de deux ou trois jours sans nouvelles (sauf pour les vacances) ! Ils vous auront vite oublié !

N.B. : Publier souvent, ne veut pas dire publier n’importe quoi, voir le conseil de blogage précédent. Si vous n’avez rien à dire, faites un billet court : « Font chier avec leurs réunions tardives au boulot le soir, je n’ai pas le temps de faire des billets pour me moquer du gouvernement ». Ne vous forcez jamais à faire preuve de création.

4 – Variez le rythme et les sujets

Quand vous aurez trouvé un thème principal pour votre blog, n’oubliez pas de parler d’autre chose de temps en temps. Quelques billets courts un peu people, des trucs vaguement personnel pour humaniser le blog, …

Quelques billets sur les blogs, les sitemeters et autres trucs webistiques : ça attire les commentaires !

Conseils de blogage 4 – Billets à ne pas faire

Dans la première série de conseils, j’évoquais l’aspect visuel du blog : un blog moche et je zappe. Pour le contenu, c'est pareil !

J'en suis donc maintenant à un sujet délicat : le contenu qu’il ne faut pas avoir !

Quand je vais sur un blog, lire des billets, il faut que ça m’apporte quelque chose. Au minimum de la distraction, de la bonne humeur, de la nostalgie, de l’instruction, …

Sinon, je zappe.

Fidèle à mon habitude, je vais prendre un exemple : l’arrêt de l’émission Arrêt Sur Image. 2654 billets d’analyses ont été faits. On est tous d’accord que c’est regrettable et probablement une ingérence insupportable du gouvernement dans l’information. Ce n’est pas la peine de faire 50 lignes sur le sujet. Elles ont déjà été faites. Et surtout, je les ai déjà lues.

Voilà ce qui peut être dit en trois lignes : « L’émission ASI a été arrêtée. C’est regrettable et une ingérence insupportable du gouvernement dans l’information. Allons tous signer la pétition » (avec un lien sur la pétition). Ca suffit ! Ca informe ceux qui ne sont pas au courant. Ca montre de la solidarité avec l’équipe. Ca rappelle l’adresse de la pétition. Ca fait branché (ça m’échappe, mais il paraît que c’est branché de parler d’ASI sur les blogs).

Il faut donc éviter :
Petit 1 : les analyses déjà faites par d’autres.
Petit 2 : les informations disponibles sur les sites d’information (je n’ai pas besoin des blogs pour savoir qui a gagné l’étape d’hier ou qui l’Europe soutient pour la présidence du FMI).
Petit 3 : la recopie de billets ou d’articles ou de dépêches (un résumé et un lien me suffisent si vous voulez m’inviter à prendre connaissance de quelque chose).

Ne perdez jamais de vue qu’un type qui viendra pour la première fois sur votre blog et lira un truc sans intérêt vous mettra en liste rouge.

Je ne dis pas que c’est facile. Moi-même…

16 juillet 2007

Conseils de blogage 3 suite – Les mots clés avec prudence

Quand je consulte mon sitemeter, je constate des recherches aboutissent chez moi sur des trucs que je voudrais éviter.

En janvier 2007, j’ai eu des centaines – oui – de visites par des gens qui cherchaient des précisions sur les histoires de cul des dirigeants socialistes.

Pour l’anecdote, c’est un type qui en avait parlé dans un commentaire à un billet. Comme ce commentaire m’attirait des visites, ça m’avait amusé, j’en avais fait – comme un con – un billet ! Je dis bien des centaines de visites !

J’ai supprimé ça vite fait pour deux raisons. La première est qu’il est toujours amusant de voir monter son compteur de visites, mais autant que ça se fasse sur des sujets sains : ces histoires de cul n’ont pas à rentrer dans la politique. La deuxième est que les propos étaient à la limite de la diffamation.

Dorénavant, quand un type dit des conneries dans un commentaire, je le supprime quelques jours après (ce n’est pas de la « censure » : je laisse les lecteurs réguliers lire, juste de la prévention). Quand je fais des billets sur les recherches rigolotes dans mon sitemeter, je camoufle certains mots pour qu’ils ne perturbent les moteurs de recherche.

Par ailleurs, suite à une aventure largement racontée sur le blog, je ne cite pas les noms complets des gens qui ne sont pas vraiment des célébrités.

Ca ne m’empêche pas d’utiliser le mot « kamasoutra » un billet sur deux : c’est porteur

12 juillet 2007

Conseils de blogage 3 – Des mots clés !

Quand j’ai commencé à m’intéresser au nombre de visiteurs de « Partageons mon avis », je mettais un tas de mots clés pour être repéré par des moteurs de recherche. C’était complètement con ! Des milliers de blog parlaient de Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et autres héros de notre vie démocratique.

Et toi, là, qui me lis, crois-tu être le seul à avoir donner ton avis sur la déprogrammation d’arrêt sur image ?

Quand on a un blog qui aborde des sujets liés à la politique générale, il ne faut pas espérer être lu par hasard par un quidam qui s'intéresse à notre avis.

Les mots clés sont importants pour les sujets qui ne sont pas généraux.

Je connais un gugusse qui a fait un billet sur un sujet original, une espèce d’exposition sur un fleuve dans un patelin de France. Le titre du billet est : « Sortie culturelle ».

Quand on fait un tel billet, on l’intitule « Sortie culturelle : la compagnie KMK installe son Roman Fleuve sur la Loire, à Tours ». Si le titre est trop long, on regroupe les mots clés dans une même phrase si possible en début de billet. Avec une recherche sur google, il devrait arriver dans la première page !

C’est loin d’être le cas !

N.B. : Depuis la rédaction de cet exemple, il a fait d’autres billets sur le sujet, le classement remonte.

Pensez donc ! Le mot « Tours » n’apparaît pas dans le billet (sauf dans la signature). Il faut faire du lourd : « la compagnie KMK installe son Roman Fleuve sur la Loire, à Tours ». Et dans les libellés : KMK, Roman Fleuve, Loire, Tours.

Mais je plaide coupable ! Pour les quelques sujets qui ne sont pas généraux ou pour déconner, j’oublie généralement de mettre des mots clés où il faut ! Voyez par exemple, le titre de ce billet : « Conseils de blogage ». Personne ne va aller cherche le mot blogage sur google !

Mais je peux toujours changer de titre, comme il s’agit d’un billet général sur les blogs, j’ai très peu de chance d’être repéré. Je travaille pour rien. Uniquement pour la gloire !

Je résume : à moins de parler d’un sujet spécifique, il ne faut pas espérer attendre des visiteurs réguliers par les mots clés placés dans le billet.

N.B. : Je n’ai pas dit que les mots clés ne sont pas importants sur les sujets généraux (il faut les soigner aussi), mais ils ne permettent pas de faire monter l’audience à court terme ! Mais l’audience est un travail de longue haleine ! Ce qu'il faut c'est être repéré par les moteurs de recherche POUR les gens qui cherchent des information sur le Roman Fleuve à Tours et donc être premier sur Google !

Conseils de blogage 2 – Le compteur de visites

Pour savoir si leurs blogs sont populaires, les blogueurs utilisent souvent le compteur de visites.

Quand on débute et qu’on blogue sérieusement on se lamente de voir ce machin plafonner à 10 par jour : c’est une erreur ! Je n’ai pas mis 9 ans et 4 mois pour arriver où j’en suis. Le compteur de visites ne compte que ce qu’il veut compter !

Les dés sont pipés. Je vais le démontrer en fin de billet, mais comme vous êtes fainéants vous ne lirez pas tout. Je passe directement à la suite.

Le seul intérêt du compteur de visites est son évolution. Si le nombre de visites baisse… vous êtes sur la mauvaise pente. Vous ne travaillez pas assez ! Il y a un autre intérêt : rigoler avec et regarder les pics de visites, comme pour mon blog, par exemple, quand j’ai parlé de la culotte de Tatiana Golovin.

Comparer son compteur de visites entre blogueurs est équivalent à se poser la question de savoir qui a la plus grosse !

Quand on a éliminé le nombre de visites, il faut trouver d’autres critères de satisfaction.

J’élimine directement le nombre de commentaires. Si un dialogue se crée entre deux personnes, ça ne veut pas dire quelles sont satisfaites de votre blog. Avec un ami blogueur, on a constaté que les sujets « frivoles » attirent les commentateurs. Sur ces sujets, tout le chacun peut donner son avis alors qu’il est vachement dur de donner un avis intéressant sur certains sujets sans passer pour un con !

Bon. Trouvons des critères de satisfaction.

Le plus facile est le nombre de commentateurs réguliers. Si un gugusse revient vous voir tous les jours et poste tous les trois ou quatre jours un commentaire, c’est qu’il aime bien votre blog. Même si le commentaire est négatif : si vous arrivez à énerver quelqu’un, c’est déjà ça.

L’origine des visites (le « by referral » du « sitemeter ») est un motif de satisfaction. Ca permet de savoir sur quelle page du web ont cliqué vos visiteurs pour arriver là. Toutes les entrées qui ne viennent pas d’un moteur de recherche sont des gens qui viennent chez vous parce que quelque chose les y pousse !

Le bonheur, c’est de voir des personnes qui ont mémorisé votre blog dans leurs favoris (l’origine de la visite est alors inconnue) ou dans leur agrégateur.

L’observation du « by referral » permet de voir si vous avez VRAIMENT traité d’un sujet qui intéresse les gens. J’ai fait des billets sur ma circonscription pendant les législatives et un billet sur la fermeture d’une bretelle d’autoroute dans ma commune : des carton. Sur ces sujets, j’étais presque le seul à donner une information ou un avis dans tout le web.

Voilà des critères de satisfaction !

En début de billet, je vous avais promis de démontrer que le compteur de visites ne sert à rien. Nous y voilà.

D’abord votre prose n’est pas disponible que dans votre blog mais aussi dans les « flux ». Par exemple, je ne vais pas sur tous mes blogs favoris : quand les billets sont courts, je les lis dans mon netvibes, ça va beaucoup plus vite ! Je ne suis donc pas comptabilisé parmi les visiteurs des blogs que je lis !

Par ailleurs, la plupart des recherches dans les blogs concernent des trucs cochons.

Par exemple, je parlais ci-dessus de mon billet sur la culotte de Tatiana. L’objet du billet était de me moquer des anglais qui ne l’ont pas laissée rentrée sur le cours parce qu’elle avait une culotte rouge. Je pourrais parier que les gens qui sont venus chez moi cherchaient des photos de la culotte ! C’est raté !

Si des gens tombent chez vous avec une recherche, ça peut être parce que vous utilisez des mots rarement employés sur le web. Par exemple, j’ai deux visites par jour qui proviennent de la recherche de « kamasoutra ». On est très peu à utiliser le mot Kamasoutra sur le net !

Enfin, les gens ne savent pas faire des recherches sur google et que google utilise l’intégralité des mots d’une page pour fournir un résultat. N’importe quelle combinaison. Par exemple, vous faites un billet sur un film que vous avez vu en citant une jeune actrice célèbre et un autre billet en expliquant pourquoi vous aimez les labradors à poil ras. Ces deux billets se retrouveront dans la même page d’archives. Tous les pervers qui cherche des photos de « cette actrice à poil » tomberont chez vous !

N.B. : La prochaine fois, écrivez « à poils ras ».

Je m’explique : en avril, période électorale, j’ai fit 55 billets sur « Partageons mon avis » (environ un long, politisé par jour, plus des petits avec des liens ou des informations). Mes archives d’avril sont consultables dans
une seule page web. Voyez le nombre d’associations de mots que google peut faire !

Je fais souvent des billets sur les recherches rigolotes qui aboutissent chez moi (ne mettez jamais « avis » dans le titre d’un blog, ça attire les gogos qui veulent des avis sur tout).

Ce n’est pas ça qui fait le nombre de lecteurs !

11 juillet 2007

Conseils de blogage 1 - L'introduction

Hier, dans « Partageons mon avis », je me suis énervé après un blog mal présenté. Il a corrigé son principal défaut. Je vais en faire la publicité.

Du coup, j’ai donné un tas de consignes pour écrire des billets au niveau de la forme.

Je pense continuer dans les prochains jours à donner quelques conseils aux blogueurs néophytes. Ce n’est pas que mon blog soit particulièrement fréquenté, mais j’ai 20 mois de blogage en réserve et quelques observations à faire… De l’inintérêt du comptage des visites au choix des sujets de billets, j’ai des réserves !

Vraiment des réserves… Depuis 19 mois, j’avais préparé un tas de trucs sur les blogs que je n’ai jamais diffusés : après tout, chacun fait ce qu’il veut sur son blog.


Mais ! Avant-hier, Gaël, sur ce billet, a réagi en réponse à une de mes critiques : « si même toi tu jettes l'anathème sur l'objet de mes billets qui va me lire ? ».

Etant arrivé à environ 160 visites par jour, il est juste que je raconte comment j’y suis arrivé ! Et pourquoi ce n’est pas très important.

10 juillet 2007

Affichage des flux de commentaires avec blogger

Avec blogger, dans la mise en page, il est possible d’afficher les derniers commentaires postés par les utilisateurs. Option ajouter un flux…

Encore faut-il savoir où est le flux !

J’ai trouvé. Voilà l’adresse des flux de commentaires pour ce blog :
http://jegweb.blogspot.com/feeds/comments/summary
Ah ! Les bons trucs et astuces de Nicolas !

03 juillet 2007

Un bien beau métier !

Je suis consultant, c’est un beau métier. Vous ne savez pas ce que c’est ? C’est facile. Il faut un domaine de compétence. Si possible. Ensuite, il faut trouver des clients qui acceptent de vous donner des sous pour avoir des conseils.

Prenons un exemple. Heu… Il faut un truc que tout le monde connaisse.
Tiens ! Imaginiez que vous me preniez comme consultant en tâches ménagères. Vous m’invitez chez vous pendant huit jours. J’observe comment vous fonctionnez et je vous donne des conseils pour améliorer le fonctionnement de la boutique.

On ne travaille sur le fond, juste sur la forme.

Par exemple, si je vous vois faire des pâtes avec le bœuf bourguignon, je n’ai pas mon mot à dire même si c’est bien meilleur avec des pommes de terre cuites à l’eau.


Par contre, si vous ne le faites pas mariner 24 heures à l’avance, j’interviens ! Pas méchamment ! Je n’appelle pas votre mère ou votre conjoint pour lui dire : c’est quoi ce bordel ? Non ! Je vous susurre discrètement à l’oreille que les règles de bases de la profession exigent un marinage de 24 heures.

Quand on est compétent, il faut un domaine de compétence assez large. On ne peut pas être uniquement consultant en bœuf bourguignon. Ou alors il faut vraiment être à la pointe, un peu comme ma copine Régine qui met des tomates pelées pour épaissir la sauce mais moi, je trouve que ça gâche le tout. De toutes manières, si les consultants étaient d’accord entre eux, ça gâcherait le boulot.


J’en étais à passer huit jours chez vous à observer votre fonctionnement en tâches ménagères. A vos frais. J’observe tout.

Par exemple, si vous passez votre samedi matin à faire des courses pour la semaine et que vous ramenez un pack de flotte, un pack de bière, six bouteilles de rouge, six boîtes de lait, un paquet de papier hygiénique, un paquet de sopalin, 12 boites de gâteaux pour le goûter des gamins, 3 boîtes de céréales diverses pour le petit déjeuner, un sac de pomme de terres, un autre de pommes golden de base, 2 paquets de steaks hachés surgelés, une boîte de cornets de glace, un sac de haricots vers surgelés, une bouteille d’huile, deux d’eau de javel, une de Ricard, une boîte de lessive de 5 kg, je vous dis stop.

Je suis un bon consultant. Vous avez une organisation du travail déplorable, j’interviens. Je donne un conseil. J’ai bien mérité mon salaire. En l’occurrence, le conseil est : « tu prépares ta liste de courses le mercredi soir et tu prépares une commandes au bureau le jeudi pendant la pause déjeuner (ou le mercredi soir à la maison) et tu te fais livrer le samedi matin ». Voilà, c’est tout simple ! Deux heures gagnées ! Tout le stress évité, plus de paquets à porter de la voiture à la maison, voire, pire, à l’appartement, plus de gosses qui vous énervent dans les rayons du magasin, …

C’est un excellent conseil. Ca vous coûte 15 ou 20 euros de plus (et encore…) pour près de deux heures de gagnées, deux heures et 20 euros que vous pourrez récupérer en achetant des produits frais au meilleur prix, en évitant de sortir la voiture, en entretenant mieux la maison, en ayant le temps d’acheter des fringues de qualité au meilleur prix, …

Je ne vous sens pas très convaincu par ces deux exemples (le Bourguignon et les livraisons). Vous avez tort. Il ne s’agit pas de vous convaincre sur les activités domestiques, mais sur la façon dont le consultant rempli son boulot en trouvant des bons conseils qui seront généralement rejetés pour des mauvaises raisons.

Tenez ! Trouvez-moi une seule bonne raison de ne pas faire mariner le bourguignon ou de ne pas faire livrer ses courses ! Aucune, à part des mauvaises habitudes ancestrales. Vous avez appris à faire le bœuf bourguignon sur un mauvais bouquin de cuisine et l’époque d’avant internet interdisait de faire des commandes… par internet.

Il faut vivre avec son temps : écoutez les conseils des consultants.

Je retourne chez vous observer.
Tous les matins, vous prenez dix minutes à faire votre lit en étalant bien la couette pour éviter tous les plis. Votre maman vous a appris à faire votre lit. Mais ça ne sert à rien. Il suffit de fermer la porte de la chambre. De toute manière, la première chose que vous ferez le soir, c’est d’ouvrir le lit pour vous coucher.

Alors, ce n’est pas du bon sens, ça ? L’équivalent de plus de 6 journées pleines (24 heures) de travail inutile évité au cours d’une vie.

Vous voulez encore un exemple ? Bon. D’accord. Mais c’est pour que vous compreniez bien ce qu’est le métier de consultant, plutôt que de nous traiter de fainéants.

Je retourne chez vous observer, à titre gracieux, une fois n’est pas coutume.

Tiens, le dimanche matin, tous les quinze jours, vous faites vos comptes. Vous ouvrez les relevés, pointez chacune des dépenses, comparez avec la souche de votre carnet de chèques, triez les facturettes de carte bancaire, vérifiez les retraits, … Ca part d’un bon sentiment. Il faut gérer.

Mais.

Petit 1 : il y a plus simple pour faire ses comptes. Il suffit de regarder tous les trois ou quatre jours ses comptes par internet. La mémoire suffit à vérifier qu’il n’y a pas d’opération passée abusivement ou des opérations en instances qui pourraient vous mettre à découvert ou des chèques dans la nature. Il vaut mieux passer 20 secondes tous les trois jours qu’une demi heure tous les 15 !

Petit 2 : ça ne sert pas à grand-chose de faire des comptes. Ce n’est pas ça qui vous rendra plus riche. Le principe n’est pas de savoir si votre banque ne s’est pas plantée, ce qu’il faut, c’est savoir où partent vos sous et savoir combien il vous en reste à dépenser. Vérifier qu’ils sont bien dépensés n’est pas de la gestion, juste de la fatigue inutile.

Ca vous donne juste bonne conscience. Moi, les comptes, c’est toutes les semaines, pendant trente cinq secondes (il faut dire que je fais toutes mes dépenses en liquide et qu’en tant que célibataire, je n’ai pas beaucoup de dépenses exceptionnelles !).

Un autre exemple.

J’observe.

Vous n’avez pas de parking dans votre résidence : vous louez un box 70 euros par mois pour éviter qu’elle soit volée. C’est complètement con. Où croyez vous que les voleurs seront plus peinards pour vous voler vos roues, votre autoradio et tout ce qu’il y a de volable ? A l’abri dans un box fermé ou le long d’une grande route avec des rondes de police toutes les demi heures ? Ce qui compte – et peux justifier la location d’un box – c’est de ne pas perdre de temps à trouver une place.

En autre exemple ? Non ! Ca suffit. Bon ! Juste un, vite fait, alors. Ou plutôt deux en un !

Tous les mois, vous faites les carreaux en utilisant du produit ad hoc ? Premier conseil : faites les carreaux sans produit mais avec de l’eau chaude (le produit laisse une plaque qui sera chiante à enlever le mois suivant) : c’est aussi efficace. Deuxième conseil : faites les carreaux uniquement au printemps (le reste du temps, soit vous avez des rideaux soit les fenêtres sont ouvertes : on ne voit pas les tâches !).



Concluons

Dans ce billet, j’ai trouvé cinq ou six exemples de travaux ou de trucs que vous faisiez par habitude, avec des possibilités d’augmenter la qualité (le bourguignon), d’optimiser le travail (la commande des courses), de supprimer le travail inutile (faire le lit ou laver les carreaux en hiver), de ne pas faire d’erreur de gestion (la tenue rigoureuse des comptes qui ne sert à rien : il faut faire les comptes avant de dépenser, pas après), de ne pas faire de dépenses contreproductives (la location d’un box pour la sécurité ou le produit pour les carreaux).


Mais, il faut savoir repérer les coups tordus !

En supprimant du travail, je pourrais ainsi créer du chômage. Non ! Pas du tout. Avec mon truc sur les livraisons, ça donne du boulot pour des types pour préparer les livraisons et pour les faire.

Ensuite, il faut savoir garder du travail Pour cela, il y a deux axes.

Le premier : garder des améliorations à faire. Toujours le même exemple, les livraisons. Je suis intervenu sur la manière de faire les courses, pas sur ce qu’il faut acheter. J’aurais pu donner des conseils utiles. En supprimant les trucs inutiles dans la liste, ça paye les frais de livraison. Vous avez l’habitude d’utiliser du Sopalin. Est-ce bien utile (sauf pour certaines surfaces vitrées) ? Un autre exemple : je préconise de ne pas faire le lit. Ca nécessite une concentration rigoureuse pour se rappeler de changer les draps : il faut donc mettre une méthode en place : c’est le rôle du consultant.

Le deuxième : garder du travail pour les autres consultants qui pourront démontrer que vous avez tort. Ils vous rendront la pareille : ça fait partie du métier et il faut bien du travail pour tout le monde. Je ne donne aucun exemple, puisque j’ai raison sur tout !

P.S. : C’est Filaplomb qui voulait que je fasse un long texte sur mon boulot. Je n’y arrive pas. Il faudrait 20 000 mots, je n’atteins pas les 9000… et je mets trois mois à raison d’une heure par semaine en moyenne à le pondre.