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17 décembre 2013

D'où viennent les lecteurs des blogs politiques ?

Ce midi, j’ai fait un billet pour me demander ce qui faisait le succès ou l’échec d’un billet d’un blog politique tel que le mien, le blog d’un simple citoyen (expression idiote qui veut dire que je ne suis pas une personnalité politique ou médiatique) avec un nombre fort honorable de visites, de l’ordre de 23000 par mois selon Google Analytics au cours des trois dernières années.

Ce soir, je me suis plongé dans les chiffres de cet honorable outil.

Savez-vous, par exemple, que Twitter n’envoie que 16 lecteurs en moyenne à chaque billet, si on enlève le buzz exceptionnel que j’ai eu avec une vidéo ?

Je prends les chiffres entre le 1er janvier et le 30 novembre.

GA nous dit que mon blog a eu 275000 visites (dont 10000 pour la vidéo) dont 15000 via Twitter soit 5,4%.

Ce qui m’intéresse est bien d’où viennent les visiteurs.

Réseau sociaux : on l’a vu pour Twitter, le nombre est dérisoire. C’est encore pire pour les autres. Au total, les réseaux sociaux doivent représenter environ 12% des sources de visites.

Sites de curation et autres saloperies qui piquent des visiteurs mais n’en envoient pas : 0,77% C’est vraiment très mauvais.

Sites d’information : ces braves gens se croient intelligents et me citent souvent pour faire joli et montrer qu’ils s’intéressent aux blogueurs. 3100 visites… 1,91%. C’est ridicule. Ca l’est encore plus : plus de la moitié est envoyée par Marianne, donc par les billets des copains Elie Arié et Sarkofrance.

Mes autres blogs : 6500 visites. 4%. Ce n’est pas mal, somme toute. Mes trois autres blogs sont des petits blogs, c’est le gros qui leur amène du monde. 4%, dans ce sens là, est assez surprenant.

Google : 23%. 37000 visites. C’est relativement peu en pourcentage par rapport à une époque.

D’autres blogs : 82000 visites. 50% des visites.

Parmi ces autres blogs, les trois premiers ne seront pas surpris de se retrouver dans ce top 10. Certains autres probablement.

  1. Didier Goux : 29000 visites. 18%
  2. Sarkofrance : 11000 visites (tous blogs confondus mais le principal fait presque tout).
  3. Seb Musset : 8900.
  4. Libre Affichage : 3400.
  5. Vue des collines : 2400.
  6. Amiral Woland : 2100 (intéressant à noter : c’est le premier de liste qui ne soit pas chez Blogger et ne dispose pas de la blogroll dynamique).
  7. Tambour Major : 1900
  8. Olympe : 1500 (son blog n’est pas chez Blogger).
  9. Suzanne : 1400
  10. Julien Dray : pareil que Suzanne (son blog a été Blogger pendant longtemps).

La durée des visites.

Le nombre de visites ne veut rien dire. Aussi bien, les gens cliquent puis ressortent immédiatement. En outre, il est probable que mon compteur de visites ne fonctionne pas pour celles qui viennent de smartphone et ne voit pas, non plus, les lecteurs qui ne passent pas par le blog (mais lisent dans un agrégateur).

Néanmoins, il y a de grosses différences. Les lecteurs qui viennent de chez Suzanne ou de Blogger (ceux qui lisent les blogs à partir de leur tableau de bord) restent 5 minutes. Soit ils lisent très lentement, soit ils oublient de fermer les onglets du navigateur… D’une manière générale, ceux qui viennent de blogs réactionnaires restent assez longtemps, contrairement à ceux qui viennent de blogs de gauche.

Le visiteur en provenance de Google reste quarante secondes. Ceux en provenance de Twitter, une minute vingt. Ca doit être environ la moyenne.

Par contre, je n’arrive pas à tirer une conclusion…

17 septembre 2013

Quel impact du buzz "Facebook bijoutier" sur la politique ?

Il s’est passé un phénomène, dans les réseaux sociaux politiques, ce week-end. Un page Facebook lancée par un anonyme pour soutenir un bijoutier qui a tué un cambrioleur a fait un vrai carton : plus de 1,5 millions de likes en quelques jours. Ce chiffre est très impressionnant. Il est du même ordre que le nombre de fan des pages Facebook de Cristiano Ronaldo, Samsung France ou Deseperate Housewives qui existent depuis très longtemps. Forcément, nous autres, qui tentons au jour le jour de faire de la communication dans les réseaux sociaux, sommes scotchés par un tel résultat !

Concrètement, l’information a fait la une des chaînes d’information continue, des journaux télévisés et de la presse. Nous autres, très surpris et très déçus par ce chiffre, avons cru démontrer qu’il s’agissait de tricherie. Nous avons fait des billets de blog et notre « contre buzz » a marché puisque les médias ont aussi titré sur le doute, ce qui nuit à la crédibilité de Facebook. Mais, indubitablement, le type qui a lancé cette page a réussi son coup et tout est bénéfice pour les partis politiques d’opposition.

Il nous faut en prendre de la graine. Par exemple, nous autres, avec nos blogs politiques, avons un nombre de lecteurs dérisoire. Mon billet au sujet de cette page a eu 4400 lecteurs, dix fois plus ou presque que le score habituel, mais ce nombre reste nul par rapport à l’impact d’une simple page Facebook.

Page de publicité

Mon confrère Sarkofrance se demande, ce matin, à quoi sert le blog d’un ministre. Mon confrère blogueur politique Romain Blachier revient sur l’utilisation d’internet par les décideurs qui le considèrent toujours comme un moyen de communication secondaire.

J’espère que la page Facebook de soutien au bijoutier va les convaincre du contraire. Je n’y crois pas un instant. Ils vont continuer à limiter internet à une forme de communication institutionnel qui sera dirigée vers ceux qui s’intéressent à la politique.

Qu’en conclure ?

Il est extrêmement rare qu’un tel phénomène se produise : les internautes se précipitent sur un truc « bien fait » (et partiellement mensonger…) et le buzz est immédiat. On va voir les cabinets de conseil en communication se précipiter sur la chose sans même avouer qu’ils ne maitrisent rien et ne savent pas de quoi sera fait l’avenir !

Verra-t-on un « après la page » ? S’est-il passé quelque chose ce week-end ?

Passé l’importance de l’événement qu’on ne peut d’ailleurs pas mesurer pour l’instant, les personnalités politiques et les journalistes verront-ils les réseaux sociaux d’un autre œil ? Se rendront-ils compte que tout ce qu’ils font actuellement est à peu près inutile, à part alimenter quelques gazettes, alors qu’un simple quidam peut déclencher tant de bruit ?

17 juillet 2013

Il n'est pas trop tard pour créer un blog

Est-il trop tard pour ouvrir un blog politique ou autre ? Telle est la question que se posent des braves gens de mon entourage. Je vais leur répondre : non. Il faut se lancer. Je vais leur donner quelques conseils et astuces. Le mois d’août est très bien pour cela : il n’y a pas de lecteurs… On peut écrire des bêtises.

Choix de la plate-forme de blog

Tu choisiras Blogger, comme moi. D’autres te donneront d’autres conseils, ne les écoute surtout pas. Je vais te donner quelques raisons de choisir Blogger :
-         ils ne sont pas chouettes, nos blogs sous Blogger ?
-         comment veux-tu que je t’aide si tu prends une plate-forme que je ne connais pas ?
-         et nos blogrolls dynamique, tu les as vues, hein, nos blogrolls dynamique ?

Rien ne t’empêchera de changer plus tard mais Blogger est une des plates-formes les plus simples et une des plus puissantes. Tu trouveras peut-être plus simple et sûrement plus puissante mais concilier les deux sera impossible. Blogger est une « filiale » de Google et donc liée à ton compte Google+.

Lancement

Si tu n’as pas de compte Google+, tu en crées un puis tu débrouilles pour t’enregistrer dans Blogger avec. Tu crées un blog. Tu lui donnes un titre et une adresse. Attention au titre et à l’adresse : prends un truc simple que pourra retenir l’utilisateur et l’identifier à toi. L’idéal est de pouvoir prendre la même chose que ton identifiant Twitter s’il est un peu connu.

Si tu es jeune et as une carrière professionnelle devant toi, ne mets pas ton nom complet dans le titre ou l’URL, une recherche Google donnerait ton blog en premier. Par contre, n’oublie pas que tu es dans l’obligation légale de donner tes vraies coordonnées à ton hébergeur. Je t’apprendrai plus tard à bloguer sous pseudo mais ce n’est pas très important. Des gens font un monde de l’anonymat mais, je me répète : ce n’est pas si important que ça. Les gens se prennent un peu trop au sérieux. Sans vouloir te vexer, tu n’intéresses personne, pas plus que je n’intéresse du monde. Le seul élément à prendre en compte est si tu as une carrière à faire (professionnelle ou politique), le fait de trouver ton blog en cherchant ton nom pourrait te nuire.

Ton blog est créé ? Passe immédiatement à la mise en page. Dans Blogger, tu choisis un modèle (dans le menu « modèle »…). Ne prends pas un modèle dynamique. Prends-en un simple et laisse le sur fond blanc (les gens ne viennent pas chercher une image de fond mais des billets…). Le premier modèle dans la catégorie « simple » est très bien.

Après, tu vas dans l’onglet Google+, tu vérifies que ton compte Google+ est bien affecté au machin. Tu coches la première des cases juste en dessous (inviter à partager) et pas l’autre.

Ensuite, tu vas dans l’onglet « mise en page ». Tu verras quelque part sur la droite (ou sur la gauche si ta colonne utilitaire est à gauche) : « Ajouter un gadget ». Tu ajoutes trois gadgets : les abonnés Google+, une liste de blogs et les archives du blog (en deuxième page de la liste des gadgets).

Paramètre la liste des blogs de manière à ce que les billets les plus récents soient en tête. Ajoute quelques blogs, surtout les miens…

Ne mets pas trop de trucs dans cette colonne utilitaire : est-ce que tu regardes les gadgets des autres blogs à part la blogroll et les archives ? Tous ces trucs embrouillent le passant et mettent du temps à s’afficher. Si j’ai d’autres trucs, c’est pour des raisons historiques…

Pour terminer, tu vérifieras ton profil Google+ et vérifiera que quelqu’un qui tombe dessus trouve facilement ton blog.

Une ligne éditoriale

Je n’ai pas réellement de conseil à te donner, tu fais ce que tu veux. Quelques bricoles :
-         le premier mois, fixe-toi un nombre minimum de billets (quatre par semaine semblant un bon chiffre), sinon tu ne prendras jamais le vice,
-         ne fais pas de longs billets quand ce n’est pas nécessaire, surtout au début : tu ne trouveras pas de lectorat. Surtout, ne fais pas que des billets longs,
-         mets des illustrations même si elles ne servent à rien, ça permet de « rythmer » le blog. Prends-les en couleur si ton blog est sur fond blanc pour mettre un peu de gaité dans ce monde de brutes.

Te faire connaître

Tout d’abord, il faut commenter les blogs des autres, c’est la meilleure solution pour qu’ils s’intéressent à toi.

Ensuite, envoie des mails à tes copains blogueurs en leur demandant, sympathiquement, un petit coup de main, sans insister trop. « Salut, finalement je viens de créer un blog. Si tu peux m’aider à le lancer, tes conseils seraient les bienvenus… Bonjour à ta grosse. » Comme il ne peut rien faire, il te mettra dans sa blogroll par pure pitié.

Quand tu es rodé et si ton blog est politique et de gauche, tu demandes ton adhésion aux leftblogs.

Complément

J’avais fait un billet : créer un blog en 35 minutes. Lis le mais les étapes à partir de la 5ème sont obsolètes.

04 avril 2012

Pauvre Twitter...


Ils devraient commencer par résoudre leurs bugs... Et je vais arrêter de RT les meetings de François Hollande. Ca ne l'empêchera pas de gagner...

03 avril 2012

Google et les élections

J'avais annoncé, sur mon blog politique, la sortie d'un site de Google dédié aux élections. J'ignore si ce site fonctionne et je pense qu'il l'ont préparé trop tard.

Toujours est-il que je n'avais pas remarqué qu'en colonne de droite, ils proposent un accès aux pages Google+ des candidats (en illustration la copie d'écran d'une page que j'ai prise totalement au hasard et objectivement). Une manière de rendre Google+ incontournable pour les personnalités politiques : ils sont obligés de l'alimenter sinon le public va tomber sur une "page blanche" (j'avais déjà repéré que François Bayrou et Philippe Poutou sont relativement actifs).

06 octobre 2011

Batavotwittosphère

Dans le cadre de mon activité de blogueur politique, « soutien de François Hollande », je suis avec intérêt les bazars mis en place par son équipe à destination des internautes. Ca ne parait pas mais @fhollande est le plus « influent », nananère, de ceux des compétiteurs. Je suis fier de mon candidat et je vais boire une bière, ce soir, pour fêter ça.

Un incident est arrivé récemment avec le site http://toushollande.fr

Je résume : son équipe a utilisé les comptes Twitter de supporters qui s’y étaient inscrits pour RT le compte @fhollande et diffuser la bonne parole.

Pour ma part, ça ne m’a pas choqué. D’une part, l’autorisation des utilisateurs est expressément demandée. D’autre part, je n’ai pas donné mon autorisation, je crois, mais, même si je l’avais fait, je m’en foutrais royalement : je ne m’engage pas dans une campagne politique pour faire joli.

Et je RT moi-même @fhollande.

En outre, je ne considère pas mon compte Twitter comme une œuvre d’art ou comme un instrument d’influençage quelconque.

Ce n’est pas le cas de tout le monde.

Des twittos sont montés sur leurs grands chevaux, criant au scandale et tout ça… Généralement, d’ailleurs, il s’agissait de Twittos absolument pas concernés puisque ne faisant pas partie des soutiens de François Hollande et, donc, pas inscrits sur le site. Ou inscrit sur le site pour recevoir des informations (pour espionner, quoi), …Auquel cas, c’est bien fait pour leur gueule si leur compte Twitter a été utilisé à « l’insu de leur plein gré ».

Romain qui a mis en place toushollande.fr a fait un billet pour donner ses explications. A sa place, je ne l’aurais pas fait.

Le comportement des Internautes pendant cette campagne est amusant à observer tant ils peuvent perdre toute objectivité.

Je plaide d’ailleurs coupable. Par exemple, je viens d’aller troller chez Seb Musset pour défendre mon poulain. Autre exemple, j’avais gueulé comme un putois quand je m’étais retrouvé dans les listes de diffusion de Ségolène Royal (alors que je m’étais moi-même inscrit au site Désir d’Avenir en 2006). Et je viens de faire un billet pour "stopper" une connerie.

13 avril 2011

Question de @vallenain : Pourquoi es tu si attaché à ce que le blog reste très personnel/privé/amateur ?

Je continue à répondre aux questions suite à mon billet pour lancer une nouvelle série qui permet à des lecteurs de me poser des questions avec celle de Vallenain, taulier du blog 100000V : « Pourquoi es tu si attaché à ce que le blog reste très personnel/privé/amateur ? »

Je ne l’aurais pas formulé ainsi. Je suis surtout attaché à ce quand « on » parle des blogs, on évoque plus les 370 000 blogs (recensés par Wikio) tenus par des « simples citoyens » que les quelques blogs professionnels ou les blogs de professionnels de la communication, de politiciens ou de journalistes, voire les blogs comme mon blog politique, dont les billets sont parfois repris par l’Express.

Mon dernier billet repris est ainsi introduit : « Si tout le monde se fout des cantonales, tenir compte des bulletins blancs n'a pas de sens, explique Jegoun, blogueur invité. »

Je voudrais que les lecteurs de l’Express comprennent que je ne suis ni un militant (je ne suis pas encarté, je ne bosse pas pour un parti politique) mais un simple particulier, qui donne son propre avis sur un sujet donné.

Et quand je vois les commentaires, c’est loin d’être gagné.

Je n’ai pas pris ce billet au hasard, il porte sur le « vote blanc », l’expression citoyenne, donc. Il serait temps que les lecteurs des journaux en ligne se rendent compte que tout citoyen peut donner son opinion par l’intermédiaire d’un blog.

Et que tout citoyen, sans être militant politique, journaliste ou professionnel de la communication, peut se retrouver avec un blog « un peu connu ».

J'ai bon, Val ?

23 février 2011

Internet dans ma campagne électorale

Ceux des lecteurs du présent blog qui ne sont pas au courant devraient l’être. J’ai annoncé sur mon blog politique ma candidature parfaitement fantaisiste (encore que, avec trois grammes, …) à l’élection présidentielle. Le présent blog sera en charge de traiter de volet « nouvelles technologies » de cette campagne.

Je vais réunir un comité ad hoc, composé de David, Captain, Corto, MHPA et LG, sous la direction de Lolo, évidemment.

Je répète le cadre : le volet Nouvelles Technologies de la campagne, il ne s’agit pas de se lancer dans des délires sur les évolutions technologies ce dont on se fout totalement, tant ces machins sont sujets à des phénomènes de mode. Il est hors de question de jouer à Madame Irma.

Je vais faire un aparté. Voilà l’article 20 de la constitution : « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l'administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50. » Voilà l’article 5 : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. »

La constitution, telle qu’elle est pratiquée, ne rend pas très lisible cette séparation des rôles entre le Président et le Gouvernement, dont le Premier Ministre. Je ne vais pas faire chier mes lecteurs geeks à ce sujet. Toujours est-il que l’élection à laquelle je participe concerne le Président de La République pas le Premier Ministre (ceci est un premier gage pour mon ami Le Coucou : plus que le contenu de la Constitution, c’est sa pratique qui importe).

Le Comité d’Organisation de l’Utilisation de l’Internet Libre de Lolobobo Epanoui devra éviter de mettre en place des outils visant à établir un programme politique qui, de toute manière, n’est pas du ressort du Président de la République mais du Gouvernement et du Parlement.

En outre, il devra éviter de perdre du temps à des conneries : Twitter et Internet ne sont pas des outils grands publics et ne peuvent donc être utilisés que pour une communication ciblée, par exemple, vers les militants ou vers les médias.

Enfin, il est hors de question de dépenser du pognon pour faire des conneries.

A vos stylos.

Il est hors de question que je mette en place des comités si c’est pour réfléchir à leur place.

05 janvier 2011

5 conseils pour l'image de son blog d'actualité

Mon dernier billet portait sur les désillusions des blogueurs. On pourrait compléter assez longuement la liste qui fait que le blogueur finit par se prendre au sérieux et, parfois, à avoir une image complètement fausse de son blog par rapport à ce qu’il représente réellement. Cela se joue à des détails mais il très difficile de percevoir "le ressenti".

Je ne vais pas prendre un blog en exemple de peur de fâcher un taulier susceptible de twiter mon billet ou de faire des liens vers mon blog.

Je vais donc prendre en exemple le présent blog, histoire de ne pas prendre un blog politique. Je sais à peu près ce que je voudrais en faire (et que je crois que pensent les lecteurs de mes autres blogs : un blog où on cause iPhone, Twitter, blogs et un peu du monde de l’informatique ou de la vie du bureau tout en déconnant et en buvant un coup). Grace à des systèmes d’alerte, je sais ce qui est dit de ce blog dans Twitter. Tiens ! Mon billet précédent a été pas mal backtweeté sans commentaire : l’image est donc globalement bonne. Néanmoins, je me fais parfois incendier, pour certains billets, par des gens qui me prennent visiblement par un gros con et prennent totalement au sérieux ce que j’écris alors que je voulais juste sortir une vanne. Certains s’imaginent que je dispose d’une bonne source d’information et relaient ce que je dis, comme la fois où j’avais « faussement confirmé » le rachat de Wordpress par Microsoft (j’avais transformé une « hypothèse » formulée par de mes confrères blogueurs geek en « rumeur »).

C’est parfois très drôle parce que mes billets sont surtout vraiment lus par des blogueurs politiques qui veulent savoir comment je fais pour être premier du classement des blogs politiques et interprètent mal mes propos. Pour reprendre l’exemple de Microsoft rachetant Wordpress, certains gugusses de la blogosphère extrême gauchisante avaient menacé de changer de plate-forme de blog pour ne pas rentrer dans le giron d’une grande méchante société capitalistique (sans même savoir quelle est la structure du capital de Wordpress ni, surtout, s’intéresser au propriétaire de la plateforme qu’ils envisageaient de prendre à la place, à savoir blogger).

On rigole bien (surtout qu’ils vont lire ce billet vu le titre ravageur que je compte mettre et ils vont vouloir me casser la gueule ce qui est d’autant plus con que je suis hors sujet dès l’introduction qui n’est pas encore finie). Vive Backtweet.com qui permet de connaître une partie des âneries qu’on dit dans votre dos.

Toujours est-il que ce blog a 700 abonnés (deux cent de moins qu’avant les vacances, je ne comprends rien à FeedBurner) et s’est retrouvé 3 ou 4ème d’un classement de blogs geeks (11ème en janvier, je crois, le changement d’algorithme a fait des ravages) tout ça parce que le taulier est aussi taulier du premier blog politique et des cinquième et sixième blogs multiculturel. Je cumule, je sais.

Ainsi, ce blog technologique connaît ainsi un certain succès mais j’ignore totalement ce qu’en pensent les lecteurs, d’autant qu’ils viennent de différents horizons. C’est con.

Je suis néanmoins plus « blogueur » que politicien et je ne pense pas me tromper de beaucoup sur l’image de Partageons mon avis. Et en plus, je m’en fous : j’y fais ce que je veux, bordel.

Par contre, je suis persuadé que la plupart des blogueurs politiques (ou « société ») se plantent complètement quant à l’image de leur blog dans le public (alors que, pour ma part, je l’ignore totalement, j’ai juste quelques idées). En fait, ils ne se sont jamais posé la question et n’ont pas lu mon billet sur les désillusions des blogueurs politiques et ne l’ont pas assimilé.

C’est ballot.

Au terme de cette très longue introduction (mais il fallait bien exposer le problème), tentons d’en tirer parti avec quelques conseils pour tenter un changement d’image (en plus de mes conseils de blogage qui, pour certains, portent sur l’image, notamment le premier : il faut que le blog soit très simple sinon c’est une image de fouillis qui tourne dans la tête de l’arrivant).

Commençons par un exemple. Dans mon blog politique, j’ai fait deux billets consécutifs pour me moquer de Morin et de sa fausse candidature à l’Elysée. C’est strictement n’importe quoi pour rigoler avec les copains. Le type qui va débarquer chez moi, qu’il connaisse vaguement ou pas mon blog, va repartir en me traitant de gros con. Alors que j’ai maigris.

C’est d’autant plus con que mon billet précédent était bon (a priori, vu qu’il est bien backtweeté). J’aurais pu passer pour un type sérieux.

C’est d’autant plus con (bis) que j’ai fait ça le jour du Wikio que vont découvrir quelques gugusses chez des blogueurs qui annoncent sa sortie et qui vont cliquer pour voir ce qu’est le premier blog politique.

Conseil numéro 1 : ne jamais faire le con

Ou faire que ça. C’est plus rigolo.

Conseil numéro 2 : ne pas twiter précipitamment des informations.

Mais juste des billets de son blog ou de ceux des copains. Trop de blogueurs vont découvrir dans la presse une information de première bourre et la twitter pour en faire profiter les copains immédiatement. Ils devraient en faire un billet de 10 à 15 lignes (pas moins, ça ne fait pas sérieux, pas plus, voir par le conseil 3), avec le lien vers l’information pour étayer vos dires et twiter ce billet !

Bilan en terme d’image si l’information est vraiment de première bourre : votre blog passera pour un blog plein d’informations de première bourre ;
Bilan complémentaire si l’information est vraiment de première bourre : votre billet est beaucoup twité.

Conseil numéro 3 : ne pas faire un blog d’information.

Vous tombez sur une information et vous avez envie de faire un billet sur votre blog, par exemple parce que vous la jugez importante, au point qu’elle « doive » figurer dans votre blog ou pour toute autre raison. Il m’arrive de faire des billets parce que je souhaite que mes lecteurs « non politiques » (la famille, les copains, …) soient au courant. Il m’arrive aussi de faire un billet pour marquer mon soutien à une cause ou à je ne sais quelle connerie.

Ne faites pas un billet d’information ! Faites juste un rapide résumé ou une vague analyse, de 10 à 15 lignes, avec plein de liens pour inciter vos lecteurs « à en savoir plus » (les liens étant en « target=Blank » pour obliger à repasser).

Si vous dépassez les 15 lignes vous allez passer pour un casse couille auprès de ceux qui ont déjà l’information.

(et en plus, les gens en lien seront contents…)

Conseil numéro 4 : ne pas faire de gloriole.

Terminés les billets sur le classement Wikio, sur les statistiques de visites, les liens entrant, les apporteurs de visites…

Vous passeriez pour un égocentrique obsédé par les classements auprès de lecteurs occasionnels ingrats alors que vous ne pensez qu’à saluer les copains ou à étudier la progression de votre blog.

Je plaisante évidemment, on est là pour rigoler. Je passais moi-même pour un obsédé par le Wikio (et passe toujours mais un peu moins, je n’en parle plus sur PMA mais sur l’annexe), à tort ou à raison, la question n’est pas là : je ne faisais que 2 billets (un pour les exclus, un pour la sortie officielle) par mois sur ce thème sur en moyenne 80 billet soit 2,5% du blog… Presque rien.

En outre, les lecteurs occasionnels ne comprennent rien aux blogs, notamment s’ils viennent chez vous par un portail d’information, comme Wikio : ils ne comprennent tout simplement pas qu’on puisse avoir « le blogage » comme passion, ils prennent les blogs non par pour un loisir mais pour un vrai site d’information ou d’analyse.

Ils sont donc extrêmement déçus par les billets qui ne parlent pas de politique ou d’actualité puisqu’ils ne comprennent rien au sujet.

Conseil numéro 5 : pensez aux gens qui découvrent votre blog

Si un type tombe sur un de vos billets pas mal, il se dira « Tiens ! Ce billet est pas mal ! » puis « Tiens ! Je vais aller voir le reste du site… »

Certains blogueurs regroupent les billets par libellé (c’est le cas avec certains modèles Typepad, je crois) parce qu’ils trouvent ça sympathiques et prennent certaines habitudes qu’ils trouvent géniales, d’autres ou les mêmes tronquent leurs billets avec un bouton « cliquez ici pour lire la suite » (ce qui est d’ailleurs horripilant : une fois qu’on a lu le billet, on se casse…). D’autres encore séparent les vrais billets des brèves qu’ils mettent dans une autre colonne.

Le type qui débarque n’y comprend rien. Il n’a aucune raison de faire l’effort et prendra votre blog pour un joyeux bordel, malgré les heures que vous aurez passées à développer un magnifique modèle. Je connais des blogs où il n’y a même pas un « bouton » ou on peut cliquer pour accéder à la page principale (en cliquant sur la bannière d’un blog, on doit pouvoir arriver à cette « home », c’est un standard mais tous les blogs ne le permettent pas).

Vous ne tenez pas un site d’information sur lesquels il faut naturellement cliquer sur des machins pour lire et ne laissez pas penser à vos lecteurs que vous tenez autre chose qu’un site web avec une série « chronologique » de billets…

Seuls les blogs un peu connus peuvent se permettre des fioritures : ils n’ont pas besoin que des découvreurs occasionnels aient une bonne image du site à la première visite.

Conseils supplémentaire : ne pas faire de billets trop long (surtout quand il y en a déjà un dans la même journée). Surtout sans illustration.

12 août 2010

10 conseils pour monter un blog politique

A la demande d’une des commentatrices de mon blog politique, qui ne fréquente pas ce blog et par ailleurs mère d’un patron de bistro, je vais vous expliquer point par point ce qui est nécessaire pour arriver à tenir un blog politique sans en avoir l’air.

Point 1 : il faut choisir une plate-forme de blog. Je te conseille la même que la mienne. Ca sera plus simple. Normalement, en haut à droite, tu as un bouton « Créer un blog ». N’écoute aucun conseil sur le choix de la plate-forme : chacun a ses habitudes et préfère sa méthode de travail. Il a tort, on n’est pas au travail mais au bistro. Le seul truc important, c’est d’avoir des futs en réserve. www.blogger.com est très fourni.

Petit 2 : tu choisis une adresse normale, mémorisable par le commun des mortels. Par exemple, http://jegweb.blogspot.com est complètement con. Tu prendras ton propre nom de domaine dans un deuxième temps (quand tu sauras bien utiliser la plate-forme).

Alinéa 3 : tu mets ton blog en forme. « De quoi ? » me demandera l’imbécile auquel je répondrai « on s’en fout ». Trop de blogueurs perdent du temps avec des conneries en cherchant des mises en page originales. Et en plus ça fait chier le lecteur de tenter de comprendre ce qui est passé entre les oreilles du taulier.

Section 4 : tu fais des billets. Pas trop chiants, hein. Sinon, ça va attirer des militants politiques et tu vas t’emmerder. Faut faire comme moi, écrire des conneries, y a des gonzesses frivoles qui passent et tu rigoles bien.

Tiret 5 : tu te fais connaître. Pour se faire, il faut aller commenter chez d’autres connards tout en restant aimable. A la limite, il faut être sympathique. A la limite, seulement, il ne faut pas déconner quand même. Il faut faire des liens vers quelques zozos sympathiques. Voilà une liste au hasard : El Camino, Le Grumeau, Val Le Nain, Vlad,… Vous pouvez aussi faire des liens vers quelques gonzesses mais il faudra assurer après. Par exemple, Marie. Au moins, elle tient la bibine.

Chapitre 6 : tu te payes des trolls. Je conseille un gros réactionnaire ivrogne et des copains d’extrême gauche. Très important, le choix des trolls. C’est peut-être le plus important des points présentés avec allégresse et brio ici. Il y a deux raisons.

Raison A (mon billet est TRES structuré) : c’est lui qui va engueuler tes commentateurs qui diront des conneries et tu pourras l’engueuler en le traitant de gros con, ça fera plaisir à tes clients.

Raison B : en le connaissant tu apprendras ses réactions et tu sauras donc à l’avance ce qu’il ne faut pas dire pour ne pas se faire descendre trop rapidement. Par exemple, si vous faites un billet sur Strauss-Kahn, vous prendrez soin de dire que c’est par dépit que vous voterez pour lui, ça évitera au Coucou et à DPP (voire Poireau) de vous casser les burnes parce que DSK n’est pas à gauche nanani nananère.

Paragraphe 7 : tu seras soupe-au-lait. Ca permet de se fâcher très vite avec les types qui t’emmerdent pour éviter d’avoir à argumenter hors sujet avec un gugusse qui de toute manière n’est pas d’accord avec toi. Ca permet surtout de se réconcilier assez facilement et prendre tous les autres pour des abrutis en montrant que vous n’en avez strictement à cirer. Relisez cette phrase trois fois.

Tome 8 : tu soigneras tes billets. D’une part tu mettras de jolies illustrations en rapport avec le sujet. D’autre part, tu ne feras pas trop long. Dis-toi bien que ce tu écris n’a aucun intérêt, il ne faut donc pas obliger le client à passer trois heures à lire tes conneries. Une page et demi par billet au grand maximum. T’as vu ? J’insulte le lecteur mais je le respecte. Et en plus je le lis en retour. Même les geeks, c’est te dire. Tu ne céderas pas à la facilité de faire des titres du type « 10 conseils pour… ».

Scène 9 : tu ne t’engageras pas à faire un billet en 10 points quand tu n’as que neuf trucs à dire.

Volume 10 : tu relativiseras. Tes billets seront lu par 100 passants alors que les conneries dans le répondeur au début de « là-bas si j’y suis » sont écoutées par des centaines de milliers de personnes qui n’écoutent cette émission que pour ça. Tu te foutras donc réellement du classement en tant qu’indicateur de qualité, ça permet de faire chier les débiles et de jouer en mettant des liens vers les copains.

Nous sommes là pour rigoler. Boutons hors des blogs les sérieux.

P.S. : Didier, je n'ai pas mis de lien sous "Gros réactionnaire ivrogne". Vous n'êtes plus au Wikio et tout le monde sait de qui je parle.

18 juillet 2010

Tout le monde il est beau




Souvent, dans mon blog politique, les commentateurs estiment que je suis vulgaire et grossier. Jean Yanne rétablit un minimum de vérité. Je pense en particulier à toutes ces andouilles qui écrivent que je rédige comme un pied et se fâchent quand je les traite de connards.

Merci à Guy de nous avoir sorti ça.