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24 juillet 2012

Le mot du jour : BLOGROLL #dicodesblogueurs

L’œuvre de Bembelly, le dictionnaire des blogueurs, n’est pas terminée. Des centaines, des milliers de mots restent à définir et, tels les Shadocks, les blogueurs s’activent sans modération. Modération ! Voila le mot du jour. Ah ! Non, je l’ai déjà traité. C’est donc à la blogroll que je vais m’attaquer. On dit « bloguerolle », en Français, pour faire plaisir à Suzanne qui a inventé ce mot.

Gloire à elle !

Tous les blogueurs savent ce qu’est une blogroll. Je ne vais pas me fatiguer à redéfinir ce machin, je vais pomper une définition : « Généralement situé à droite ou à gauche sur la page principale d'un blog, un blogroll est une liste de liens vers des blogs "amis". Présentés en colonne, ils forment une représentation communautaire des centres d'intérêt de l'auteur du blog. »

Même si tous les blogs n’ont pas de bloguerolle, son usage est largement répandu mais tous les blogueurs n’en ont pas la même « perception ». Certains la font par principe, d’autres y mettent leurs blogs préférés, d’autres y mettent des blogs qu’ils se sentent obligés de mettre, d’autres y mettent les blogs où le leur est dans la bloguerolle. D’autres, enfin, utilisent leurs bloguerolle comme un agrégateur de flux pour organiser leur propre navigation.

Je vais vous expliquer ce que je fais avec la mienne. J’aurais tendance à penser que les autres devraient faire pareil mais chacun son problème. Avant cela, je dois insister sur l’importance de la bloguerolle des autres : Didier Goux, Sarkofrance et Seb Musset ont des bloguerolles très utilisées. Celle de Didier envoie entre 1200 et 2800 visiteurs à mon blog politique (c’est très variable et dépend de mon rythme de publication), les deux autres entre 500 et 1000. Cela représente, selon les mois, entre 10 et 20% des visites ! C’est énorme. Ils ont des bloguerolles dynamiques (les billets les plus récents sont en premier). Comme je fais beaucoup de billets (trois par jour, sauf depuis une dizaine de jours), mon blog est souvent en tête de leurs bloguerolles, ce qui explique partiellement ces bons chiffres. La bloguerolle de mon blog politique est très utilisée (moins que celle des trois blogueurs que je viens de citer), notamment par les réactionnaires. Les bloguerolles des quatre autres blogs l’est beaucoup moins.

Si l’on considère les blogs comme un réseau social, c'est-à-dire qu’on voit avant tout les copains qui les tiennent, la bloguerolle doit être « au centre » du blog. La mienne, par exemple, est placée relativement haut dans ma colonne de gauche. Avant, j’en ai une plus petite avec trois de mes blogs, ensuite j’ai les machins pour me retrouver dans les réseaux sociaux et enfin, la bloguerolle.

Beaucoup trop de blogueurs mettent la bloguerolle trop bas, ou sur une page séparée, montrant qu’ils la gèrent par principe, parce qu’il le faut… C’est une erreur stratégique : si on a une bloguerolle, c’est pour envoyer des lecteurs vers des blogs parce qu’on estime qu’ils le méritent, parfois pour des raisons débiles. Par exemple, le blog de Jacques Etienne est celle de mon blog politique avant tout parce que c’est moi qui l’ai poussé à ouvrir un blog et qu’il méritait bien un encouragement en le faisant : c’était la moindre des choses que je lui envoie des visiteurs. Ce qui ne m’empêche pas de constater a posteriori qu’il a toute sa place chez moi. Même s’il est totalement opposé à mes idées politiques, il a une très jolie plume.

Je n’ai aucune stratégie durable quant aux blogs que je colle dans mes bloguerolles, notamment pour mes deux blogs bistro. Quand je « wikiotais » beaucoup (c'est-à-dire quand je me battais un peu pour conserver ma place dans les classements de blogs), je mettais tous les blogueurs relativement sympathiques, voire simplement humain, dans la bloguerolle de PMA. Ils étaient ainsi persuadés que le number one s’intéressait à eux, étaient très fiers et faisaient plein de liens vers mes blogs. C’est mal, je sais. Mais drôlement efficace. Mon blog est resté presque trois ans premier blog politique…

Si vous pensez mériter d’être dans une de mes bloguerolles et que vous n’y êtes pas, n’hésitez pas à râler dans les commentaires. Dans l’attente, j’ai du boulot.

Petit 1 : trouver un mot. Hop ! Blogroll

Petit 2 : y coller une définition avec un exemple.

« Blogroll ou bloguerolle : nom masculin. Carrefour des blogs. Exemple : si à 50 ans, tu n’es pas dans la bloguerolle de PMA, tu as raté ta vie »

Petit 3 : taguer des blogueurs pour qu’ils poursuivent l’œuvre. Louis, Styven, Cyril, Eric, Océane et Doudette.

12 juillet 2012

Le mot du jour : PURE PLAYER #dicodesblogueurs

Il est temps de continuer la contribation à l’œuvre de Bembelly, le dictionnaire des blogueurs. A ma connaissance « Pure Player » n’a jamais été abordé. J’y pense aujourd’hui suite à un billet que je viens de faire suite à un billet d’Erwan Gaucher récapitulant la situation du marché.

Dans notre monde de blogueurs, le Pure Player est un site d’information totalement en ligne. Ils sont nombreux, très nombreux… Le plus connu est… France Soir. Depuis la fin de l’édition papier, ce canard n’est plus disponible qu’en ligne. Le mastodonte est le Huffingpost dont la version française a été lancée récemment en grande pompe. Le Lab (auquel j’ai contribué) et Le Plus sont accoudés à d’importants sites d’informations de grands médias, respectivement Europe 1 et le Nouvel Obs. Médipart et Arret Sur Image ont un modèle économique spécifique particulier parce qu’ils reposent sur un système d’abonnement.

Et il y a tous les autres : Atlantico, Rue 89, NewsRing, Quoi, Electron Libre, Slate, Owni,… et j’en oublie.

Ils viennent tous en plus des sites de presse plus traditionnels. Francetvinfo est un cas un peu à part, c’est une nouvelle plateforme d’information intéressante lancée par France Télévision.

Erwan, encore lui, diffuse régulièrement l’audience de ces sites d’information. Voila une partie du classement pour juin :

1- L'Equipe, 80 (millions de visites) - 571 (millions de pages vues)
2- Le Monde,  67 - 238
3- Le Figaro, 54 - 257
4- Le Parisien, 36 - 153
5- Libération, 25 - 81
6- 20 Minutes, 24 - 104
7- Le Nouvel Obs, 21 - 104
8- Le Point, 18,4 - 52
9- L'Express, 18 - 69
10- Rue89, 10 -, 38
11- Les Echos, 8,7 - 42
12- Le Huffington Post, 6,7 - 14
13- La Tribune, 3,4 - 17
14- France Info, 3,1 - 6,5
15- Challenges, 2,6 - 11,5
16- Paris Match, 3,2 - 18,4
17- Le JDD, 2,2 - 7,9
18- La Croix, 2,1 - 4,2
19- Les inrocks, 1,9 - 5,7
20- Capital, 1,9 - 7,1

Quand on voit le premier, ça laisse rêveur. Dans ce top 20 des sites d’informations, on trouve deux pure players : Rue 89 et Le Huffing Post. Mon classement est un peu injuste puisque sont extraits les sites de la presse régionale (il y a vingt titres qui font mieux que les deux derniers de cette liste…).

Toujours est-il que les pure players sans abonnement ou pas adossés à un grand groupe de presse et loin de ce top 20 ont du mouron à se faire pour leur pérennité.

Il ne faut pas confondre les pure players avec les agrégateurs de flux. News Republic, par exemple, est une application pour smartphone qui reprend des flux d’informations de différentes sources (notamment l’AFP et le Parisien, mais aussi RFI et tant d’autres) y compris de blogueurs. Mon blog politique fait partie des heureux élus : j’ai un accord explicite avec News Republic. Ebuzzing qui assure également la mise en avant des blogs reprend également les flux des blogs leur donnant une visibilité notamment via ses très bonnes applications sur tablettes. D’autres agrégateurs de flux sont moins sympathiques et prennent des flux aux blogueurs sans vraiment leur demander leur avis ou profite de la crédulité de jeunes blogueurs qui pensent faire la publicité de leur œuvre. Je me suis fait baiser plus d’une fois.

Des polémiques éclatent souvent à propos des pure players. Beaucoup d’entre eux ne rémunèrent pas leurs rédacteurs qui acceptent de collaborer pour des raisons qui me paraissent louches. Ils connaissent une gloire éphémère tout en prenant le boulot de journalistes ou de rédacteurs professionnels. Ils remettent probablement en cause d’une part la qualité générale de l’information (beaucoup de pure players n’ont pas de journalistes investigateurs) et d’autre part un modèle économique d’un secteur déjà en difficulté…

Tant pis pour eux, ils se déchirent.

Revenons vers l’œuvre.

Petit 1 – trouver un mot : Pure player.

Petit 2 – trouver une définition assortie d’un exemple : « Pure player : nom masculin pas vraiment français. Machin qui publie de l’information exclusivement sur Internet avec des modèles économiques absolument délirants et qui essaie de passer pour sérieux au sein d’un microcosme tellement exigu que 99% des Internautes ne connaissent même pas leur existence. Manque d’information, peut-être. Exemple : Mon pure player est trop fort et trop pur, je vais le diluer avec un peu d’eau et une page de publicité ».

Petit 2 – taguer des gens pour qu’ils contribuent à l’œuvre : Politeeks (il a déjà répondu mais il est le créateur d’un Pure Player parodique dont au sujet duquel j’ai oublié l’adresse), Emmanuel, Antoine, Marco, Mipmip et Nicolas.

10 juillet 2012

Le mot du jour : LIEN @dicodesblogueurs

Interpelé par Vallenain à propos des « liens », je me rends compte que ce mot n’a pas été défini dans l’œuvre initiée par Bembelly, le Dictionnaire des blogueurs. C’est mal. Je vais réparer.

Techniquement, un lien, notamment dans billet de blog, est un machin où l’on peut cliquer pour aller sur une autre page web. Si vous cliquez sur « Vallenain », ci-dessus, vous tomberez sur son blog. Si vous cliquez sur « le Dictionnaire des blogueurs », vous tomberez sur le billet de blog de Bembelly où il présente ses travaux.

Un lien la base du web, on ne va pas se fâcher pour en trouver une définition. J’avais dit un truc une fois, du genre qu’il fallait faire des liens dans les blogs pour faire plaisir au gugusse qui avait inventé le web, le HTML et tout ça…

Bon. Posons-nous. A quoi sert un lien ? Pourquoi mettre un lien dans un billet de blog ? Je vous rappelle mon ancien slogan (toujours d’actualité mais je régresse…) : « des liens, bordel, des liens ! »

La raison la plus évidente est que l’on veut signaler une lecture intéressante à ses visiteurs, notamment si on base le billet de blog sur cette lecture. Ca ne veut pas dire qu’on recommande la lecture ce qui est paradoxal. Par exemple, dans mes billets politiques, je me base souvent sur un article de presse. Je mets donc un lien vers cet article mais comme je le résume dans mon billet, le lecteur n’a pas franchement intérêt à cliquer. Dans la mesure du possible, j’illustre mon billet avec la photo de l’article. Mettre un lien permet ainsi d’indiquer la source de l’illustration, ce qui est la moindre des choses.

Il n’empêche que l’essentiel n’est pas là. En début de billet, j’ai mis un lien vers Vallenain. Il n’est pas vraiment utile. Pas Vallenain, le lien. Il est mis là uniquement pour saluer Val. Lui adresser une espèce de « bonjour ». Vous me direz que c’est grotesque mais il n’en est rien. La blogosphère n’est qu’un immense réseau social, il est bien normal d’y saluer les copains. C’est donc essentiel.

Le deuxième lien que j’ai mis, celui vers le billet de Bembelly n’est pas spécialement utile, non plus. Personne ne va cliquer dessus. Mon billet de blog est trop long pour que les passants aient envie de se taper de la lecture supplémentaire. J’ai donc mis un lien à l’usage de Bembelly pour qu’il puisse savoir par des outils divers que je parle de lui. En outre, ça lui sera beaucoup plus facile de synthétiser les différentes propositions qui lui sont faites pour son dico.

Voila donc des raisons de mettre des liens : « sourcer » une information ou une photo, inciter les lecteurs à lire quelque chose, saluer un copain et signaler à un internaute que le billet est susceptible de l’intéresser.

On trouvera néanmoins des raisons annexes. Par exemple, ceci est une chaîne de blogs. Comme j’y réponds plusieurs fois et qu’à chaque fois, je « tague » plein de gugusses, ça multiplie le nombre de liens que je fais. Ce mois-ci, alors que nous ne sommes que le 10, j’ai déjà fait des liens vers 45 blogs à partir de celui-ci (je suis un blogueur occasionnellement organisé). C’est une manière de saluer les copains, aussi, mais plus précisément de leur dire « hé ho, pendant un an on s’est bien fait chier avec la politique, mais rassurez-vous, je reviens ! On va recommencer à bloguer normalement. I’m back et hop ! »

Je tague ainsi plein de gens. Une partie va répondre à la chaîne en question en citant mon blog ce qui ne saurait que provoquer un renforcement de la position de mon blog dans le classement ebuzzing des blogs geeks (rassurez-vous, je ne fais pas ça pour ça, mes billets sur Google+ sont beaucoup plus efficaces… je profite donc d’une situation : une chaîne de blog qui nécessite plusieurs réponses).

Mais n’oublions pas la raison essentielle du lien dans les blogs qui est d’envoyer des visiteurs vers un autre blog. Je pratique beaucoup, notamment quand je découvre un nouveau blog et que je veux aider le taulier.

Reprenons.

Petit 1 : choisir un mot. C’est fait : lien. Lien hypertexte, par extension. On a oublié mais ça existait déjà il y a une vingtaine d’années et on était très impressionné par ce machin.

Petit 2 : proposer une définition. « Lien : nom masculin au pluriel flatteur. Machin où l’on peut cliquer pour aller ailleurs sur le web. Exemple : un lien vaut mieux que deux tu l’auras, notamment pour monter dans les classements de blogs. »

Petit 3 : taguer des gens qui pourront contribuer à l’œuvre : Aurel, Bertrand, Olympe, Laurent, Lo Froufrou, Jean, Apo, Ptit Louis, Poireau, Sarkofrance, Shaya et Marie. Ca fait trop, mais c’est pour illustrer le billet.

09 juillet 2012

Le mot du jour : BLOGOSPHERE #dicodesblogueurs

Dans l’œuvre initiée par Bembelly, le Dictionnaire des blogueurs, il me semble que le mot « blogosphère » n’a pas été défini. C’est Homer qui pense que ça ferait un beau mot !

D’une manière générale, la blogosphère représente l’ensemble des blogs mais ce qu’est un blog n’a pas encore été défini, dans l’œuvre, à ma connaissance. D’ailleurs, une recherche d’une définition du mot « blog » dans Google n’est pas satisfaisante. On nous parle d’espace personnel, intime, … alors qu’il existe des blogs d’entreprise… Va savoir ! Quelle est la différence entre un blog politique et un site d’information qui mettra des liens, laissera la possibilité de commenter,… ?

La blogosphère est donc l’ensemble des machins qu’on ne peut définir à part par le fait qu’ils sont sur Internet. Nous voila bien.

Quand je parle de la blogosphère, je parle de « la mienne », soit de celle de l’ensemble des blogs qui pratiquent un peu comme moi, soit, carrément, de ceux auxquels je suis abonné et que je lis au quotidien.

Chacun aura donc sa propre blogosphère ou pourra pointer une blogosphère spécifique, comme la « réacosphère » qui va regrouper tous les blogs réactionnaires. Mais comme il est impossible de lire tous les blogs, l’emploi « blogosphère » dans un sens restrictif se limite nécessairement aux seuls blogs que l’on connaît. Vous pensez bien qu’un blogueur de gauche ne lit qu’un ou deux blogs réactionnaires ou tombe dessus par hasard, ce qui ne l’empêchera pas de parler de toute la « réacosphère »…

Quand les médias traditionnels utilisent le mot blogosphère, c’est bien pour montrer qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent. Par exemple, dans cet article, à propos des crues mortelles en URSS, le journaliste dit : « La plupart des riverains, très remontés, soupçonnent les autorités d’avoir délesté un lac artificiel situé en amont. C’est aussi la version diffusée massivement par la blogosphère et certains médias indépendants, mais démentie par les autorités. » On ne sait pas trop quoi comprendre. La blogosphère serait assimilée à un média indépendant, pouvant dénoncer les autorités… Dans cet autre article, le Nouvel Obs (pour Télé Obs) fait très fort dans le titre : « "Inquisitio": la série que la blogosphère catho voudrait crucifier ». Il fallait donner un nom à ceux qui critiquent une série télé. Ici, Le Monde évoque un lascar : « Jean-Patrick Grumberg, bien connu de la blogosphère extrémiste » en prenant à témoin une blogophère que personne n’a jamais vu …

Petit 1 : trouver un mot. Blogosphère.

Petit 2 : proposer une définition avec un exemple. « Blogosphère. Nom féminin. 1. Ensemble des blogs. 2. Entité indéfinissable composée de blogs, volontairement ou involontairement limitatrice et souvent bouc émissaire. Exemple : la blogophère réac a du poil dans les oreilles. »

Petit 3 : taguer des blogueurs pour qu’ils s’attèlent à l’œuvre, à savoir la définition de mots utilisés dans les blogs. Hop : Thierry, David, Romain, Gularu et Polluxe.

06 juillet 2012

Des noms propres au #dicodesblogueurs

J’avais tagué Thierry pour qu’il participe à l’œuvre de Bembelly : le dictionnaire des blogueurs. Il y a participe mais introduit des noms propres, citant Pierre Chappaz (Ebuzzing « Wikio »), Eric Dupin (Presse Citron) et Manuel Dorne (Korben). Mais cette andouille me tague en retour ! Il faut que je cite trois noms propres ou trois personnalités de la blogosphère.

J’ai voulu refuser (les gens que j’aurais pu citer comme Jacques Rosselin ou Guy Birenbaum sont devenus des copains de la vraie vie. Je préfère boire des bières avec que parler d’eux).

Donc, je vais parler d’autres lascars pour des prétextes bidon. Vont y passer : Romain Blachier parce que j’ai rendez-vous avec lui ce soir pour boire des bières, Thierry Roget, ça lui apprendra, et Didier Goux (je lui expliquerai pourquoi par mail).

Didier Goux : célèbre blogueur et troll réactionnaire infectant notamment les commentaires des blogs socialistes de la blogroll de PMA. Eviter de boire des bières avec lui. Au bout d’une quinzaine, il commence à vous tutoyer. Les commentateurs de chez Didier Goux, à part lui-même, Suzanne et Dorham (quoi que…) sont tous tarés.

Thierry Roget : éminent blogueur techno français qui préfère habiter le Brésil pour se branler les couilles au soleil. Il a tout compris : plutôt que de chercher à faire fortune en France avec un blog, il tient ce blog dans un pays où la vie est bien moins cher. Nul ne sait combien il tient de blogs.

Romain Blachier : blogueur politique historique et surtout plus illustre taulier de blog d’élu local. A ma connaissance, il a trois blogs dont deux où il ne glande pas grand-chose. Jeune père de famille, ce n’est toutefois pas le fait que le môme le réveille en pleine nuit qui explique les cernes.

Sont tagués : Didier et Romain. Et : Rimbus, Sarkofrance (il a changé de nom mais je n’arrive pas à suivre), Seb Musset, Rosa Elle et Dedalus, cette fainéasse.

05 juillet 2012

Le mot du jour : VISITEUR UNIQUE #dicodesblogueurs

La construction du Dictionnaire des Blogueurs de Bembelly avance à marche forcée aujourd’hui. La locution « VISITEUR UNIQUE » sera la troisième notion de la journée.

Le blogueur a souvent été préoccupé par le nombre de lecteurs sur son blog. La préoccupation disparaît avec l’expérience pour différentes raisons. Chacun les siennes. Pour ma part, par exemple, je sais que j’ai des visiteurs qui viennent de News Republic sur le blog politique mais je ne sais combien. En outre, Feedburner me dit que j’ai 3500 abonnés mais je ne sais pas ce que ça veut réellement dire et surtout combien me lisent réellement. Alors, amen… Les compteurs de visites ne sont qu’une indication globale que je regarde avec beaucoup de recul (par exemple, en période d’élection, j’ai nécessairement plus de visites qu’en cette période de calme plat).

Il reste que les blogueurs arrivent à parler entre eux de leurs nombres de visites quotidiennes. Il y en a toujours un qui finit par dire « oui, mais moi, je parle en visiteurs uniques. » Ce qui veut dire : « oui, tu as un beau chiffre mon lascar, mais moi, je compte le nombre de personne, peu importe si elles viennent plusieurs fois, alors que toi tu comptes en double ceux qui viennent plusieurs fois, tu n’es qu’un trou du cul. »

Nous sommes typiquement en face d’un lascar qui veut étaler sa science sans vraiment savoir de quoi il parle. Ce n’est pas très grave, on est tous passés par là.

Je vais faire un aparté technique. Chaque machin connecté à Internet a un numéro, qu’on appelle une adresse IP. C’est un peu comme un numéro de téléphone. Quand vous appelez quelqu’un, il a votre numéro de téléphone qui s’affiche (ou pas, mais ne faites pas chier avec les détails). Pareil quand vous allez sur un site web, le site sait qu’elle adresse IP le contacte. Il peut donc compter le nombre total d’adresse IP qui le contact… et sortir un nombre de visiteurs uniques.

Si un type vous dit que son blog fait 12 532 visiteurs uniques par mois, commencez à lui demander si 12 532 n’est pas, plutôt, le cumul des visiteurs uniques quotidiens. Ce n’est pas grave si vous ne comprenez pas la question. Il est fort probablement que lui non plus.

De toute manière, vous pouvez poussez le raisonnement à son maximum : on se fout totalement du résultat. Par exemple, dans mon blog politique, je fais souvent trois billets par jour. Objectivement, si un type vient lire chaque billet, ça me fait bien plaisir et c’est important mais je ne peux pas le savoir (d’autant qu’il va souvent passer par un agrégateur et donc il ne titillera pas mon compteur de visites). Ce type peut bien augmenter de trois un compteur, c’est plus important, pour moi, qu’un type qui tombe sur un de mes billets par google en cherchant l’âge du capitaine, information que je n’ai pas.

En outre, je me connecte personnellement à partir de deux ordinateurs différents, un smartphone et une tablette, ce qui fait que je représente moi-même quatre visiteurs uniques pour certains blogs. Et pas uniquement parce que j’ai une légère surcharge pondérale.

Un peu de sérieux ou je vais me faire engueuler par Bembelly.

Petit 1, choisir un mot : Visiteur unique. En l’occurrence, ce n’est pas un mot mais une locution.

Petit 2 : apporter une définition. Heu...

« Visiteur unique : locution dont le nom est masculin et qui est assez singulière pour s’employer généralement au pluriel. Utilisée de manière péremptoire par un blogueur qui veut expliquer à un autre que ses visiteurs sont plus sérieux que les siens et qu’il est prouvé de manière scientifique qu’il en a plus. Exemple : oui mais moi je te parle en Visiteurs Uniques, pauvre nul. »

Petit 3 : inviter des andouilles à participer à la construction de l’œuvre. Sont tagués : Vallenain (il a déjà participé mais avec un mot – certes joliment défini – jamais employé), Gaël, Hybridant, Homer et le petit bonhomme.

Le mot du jour : TRACKBACK #dicodesblogueurs

L’œuvre est prospère, aujourd’hui, pour la construction du Dictionnaire des Blogueurs de Bembelly. Après avoir traité du mot « backlink » dans le billet de 11h59, le mot « TRACKBACK » sera traité à 12h01..

Comme « backlink », voire beaucoup plus, le mot « Trackback » est très impressionnant quand on commence à bloguer parce qu’on sent bien que c’est très important mais on y comprend rien.

Etant une bille (non, pas une bite) en anglais, je ne peux même pas vous donner une définition précise mais un rapide tour sur google me dit que ça pourrait se traduire « Rétrolien ». Le trackback n’est donc, en fait, qu’un lien vers un billet de blog (par exemple). Le lien doit bien sûr être ciblé, comme celui que je fais ci-dessus vers le billet de Bembelly.

On pourrait donc passer notre chemin tellement ce mot a peu d’importance... mais par extension, c’est progressivement devenu un moyen de repérer, pour un billet de blog, par quels autres billets de blogs il est cité.

Dans le fond, on devrait s’en foutre mais c’est intéressant à suivre par quelques andouilles comme moi. Sinon, laissez tomber.

Petit 1 : choisir un mot : trackback

Petit 2 : proposer une définition avec un exemple.

« Backlink : nom masculin. Lien vers un billet de blog. Par extension, moyen technique pour avoir la liste des liens vers un billet de blog. Exemple : Des liens, bordel ! Des liens ! »

Petit 3 : inviter des gens à participer à cette chaîne de blogs et donc à proposer d’autres définitions. Vont donc s’y coller : Gildan, Melclalex, mtislav (je crains le pire), Isabelle et Matfanus.

Le mot du jour : BACKLINK #dicodesblogueurs

L’œuvre n’attend pas : la construction du Dictionnaire des Blogueurs de Bembelly. Aujourd’hui, je choisis le mot « Backlink ».

Maintenant que je suis plus expérimenté, je me fous un peu de tous ces mots un peu techniques mais je me rappelle avoir été très impressionné par le mot « backlink » quand j’ai commencé à m’intéresser non pas aux blogs mais aux relations qui existe entre les blogs. Backlink, littéralement « lien en retour », a priori, sonne bien. Ce « back » ajoute une touche, comme si on mettait un site ou une page web pour le récompenser de quelque chose, d’une information importante ou d’un lien vers son propre blog.

C’est grand. C’est beau.

Mesdames, Messieurs, je vais vous décevoir : ce n’est que de la fumisterie. Un backlink n’est rien d’autre qu’un lien vers une page web.

Petit 1 : choisir un mot : backlink

Petit 2 : proposer une définition avec un exemple.

« Backlink : nom masculin. Lien vers une page web comme un billet de blog, un article de presse, la page d’accueil d’un site, … Si on clique sur le lien, on accède à la page en question… Certains outils utilisent le nombre de liens vers les pages d’un site pour mesurer « la popularité » de ce site. Exemple : Des liens, bordel ! Des liens ! »

Petit 3 : inviter des gens à participer à cette chaîne de blogs et donc à proposer d’autres définitions. Vont donc s’y coller : Virginie, Romain (qu’est-ce qu’il fout, lui ? Depuis qu’il est à l’Elysée, il glande un peu…), Guillaume, JJU, Thierry, Dada, Princesse (c’est du backtag, vu qu’elle a déjà répondu) et  Sissi.

04 juillet 2012

Le mot du jour : MODERATION #dicodesblogueurs

Continuons l’œuvre : la construction du Dictionnaire des Blogueurs de Bembelly. Aujourd’hui, je choisis le mot « Modération » appliqué aux commentaires des billets de blogs.

D’après le dictionnaire de l’Internaute, voila la définition :
« Modération, nom féminin
Sens 1 Retenue qui éloigne de tout excès. Synonyme circonspection
Sens 2 Réduction. Ex Modération d'une taxe. Synonyme diminution »
Cette définition ne s’applique évidemment pas exactement à ce que l’on pratique dans les blogs. Comme quoi, les internautes s’approprient bêtement des mots. Je suppose d’ailleurs que le terme « moderation » est employé par les anglais et a été repris par quelques couillons franchouillards.

Concrètement, pour le blogueur, la modération consiste à filtrer les commentaires pour ne laisser publiés suite au billet que les commentaires qui lui paraissent avoir leur place là. Concrètement, il existe deux types de modérations : la modération a priori qui consiste à mettre en attendre chacun des commentaires et à les publier après « approbation »  et la modération a posteriori qui consiste à tout laisser passer puis à supprimer les commentaires déplaisants.

Conseil de blogage : cette dernière est amplement préférable, ne serait-ce que pour la qualité de « l’animation » du blog. Il n’empêche qu’on est parfois obligés de faire une modération a priori (par exemple, je le fais sur le blog politique pour des raisons de confort). Une solution intermédiaire existe : mettre en place la modération pour les billets datant de quelques jours, système que j’avais choisi pour l’ensemble des blogs. Toujours est-il que les deux systèmes de modérations sont fondamentalement différents : avec la modération a priori, c’est le taulier du blog qui publie chacun des commentaires. Il en est donc totalement responsable juridiquement. Pensez donc à ce genre de détail avant d’avoir des positions de principe…

Les blogueurs qui pratiquent réellement la modération – c'est-à-dire ceux qui suppriment réellement des commentaires – sont souvent accusés de pratiquer la censure. Le mot est jeté, ça fait toujours plaisir à celui qui l’emploie qui se sent au dessus du lot, celui qui ne cesse de faire la morale tout en accusant les autres des moralisateurs.

C’est évidemment une funeste connerie. Le blog est un espace privé dans le domaine public. Le propriétaire en fait ce qu’il veut. C’est un peu comme le propriétaire d’une maison. S’il décide de mettre des géraniums sur le rebord de ses fenêtres, c’est très bien. Si un crétin vient déposer des chrysanthèmes sur ces fenêtres et que le propriétaire les supprime, il ne pourrait pas être qualifié de censeur. Le blogueur est dans le même cas : c’est lui qui choisit ce qui va orner son billet.

Prenons un exemple au hasard : mon blog politique. J’y fais de la basse propagande gauchiste. Si un commentateur vient faire de la propagande libérale, j’ai le droit – presque le devoir ! – de supprimer ses commentaires. C’est mon espace de communication. On y trouvera ce que je veux bien qu’il y soit publié. Le plus drôle, c’est quand on accuse une personnalité politique ou un site institutionnel de pratiquer la censure : comme si son site était là pour recevoir des commentaires négatifs.

Il est temps de passer au boulot.

J’ai choisi le mot : modération.

Il me faut le définir : « Nom féminin. Action d’un taulier de blog de contrôler les commentaires qui sont laissés suite à ses billets, voire à supprimer les commentaires qu’il juge nécessaire de supprimer pour des raisons qui lui sont propres. La modération a priori consiste à intercepter les commentaires un par un pour décider ou pas de les publier. La modération a posteriori consiste à supprimer des commentaires après leur publication. Exemple : je boirais bien avec modération mais nous n’avons pas été présentés ».

Il me faut inviter d’autres glandus à participer à l’œuvre de Bembelly : Captain Haka, FalconHill, MHPA, Hern et Pierre.

03 juillet 2012

Le mot du jour : CONTENU #dicodesblogueurs

L’œuvre est ambitieuse : il faut se mettre au travail. Il s’agit de participer à la construction du Dictionnaire des Blogueurs de Bembelly. Zette s’est jetée à l’eau, de même que MHF et Lolobobo. Et moi, bien sûr. Je propose de m’attaquer aujourd’hui a un mot très laid et vaguement prétentieux : « le contenu ». Il a été très à la mode en 2011, à une époque où d’éternels crétins se posaient la question de l’avenir des blogs tout en constatant que certains pompaient outrageusement la production des blogueurs, par exemple pour la diffuser dans quelque médiaplayer sans intérêt.

Moi qui tiens un blog politique engagé, ce qui m’intéresse est que mes idées circulent, quelle que soit la manière, quel que soit le lieu.

Je produits donc des textes que je colle dans mon blog. Libre à certains zozos de le récupérer s’ils le veulent. J’y mets deux conditions : s’ils gagnent de l’oseille, qu’ils m’en reversent une partie, et qu’ils ne fassent pas croire qu’ils sont propriétaires du texte mais qu’ils pointent bien vers chez moi.

Ce texte est le « contenu » que je produits, auquel pourraient être ajoutés des photos, des vidéos, … De fait, chaque blogueur fera ce qu’il veut et des billets de blogs peuvent contenir autre chose que du texte. Le contenu est ce que produit le blogueur. Généralement, un billet de blog est le contenu produit par le taulier mais certains blogueurs se contentent de reprendre du contenu produit par d’autres (ce n’est pas un reproche) et les contenus ne se retrouvent pas uniquement dans des billets de blogs (ils sont notamment généralement aussi dans des flux RSS et peuvent être lus, ainsi, hors du blog).

Vous avez compris que je puisse commencer à résumer ?

Bon. Continuons par une digression. Le contenu doit être totalement dissocié du contenant (le blog pour ce qui nous concerne : nous ne sommes pas dans le dico du pureplayer arnaqueur de blogueur mais dans le dico du blogueur) et de la modalité de diffusion (par exemple, le tweet émis lors de la publication d’un billet). C’est important : ainsi les vaches sont bien gardées. Ainsi, un tweet de 140 caractères peut être un « contenu ». D’ailleurs c’est un contenu puisqu’un twittos a pris le temps de le rédiger, d’y coller un lien et que sais-je. Ainsi, tout est enchevêtré et c’est le bordel. Ca dépend de la personnalité de l’auteur. Par exemple, je reprends automatiquement des billets des blogs des copains dans @jegounblogs et @kremlindesblogs. Je ne revendique pas de la production de contenu dans ces flux. De même, quand je fais un bon mot dans @jegoun, je ne revendique pas avoir produit un contenu : je m’en fous. Mais je peux très bien comprendre que certains soient spécialisés et en tirent une certaine fierté : chacun fait ce qu’il veut. En outre, si je fais un jeu de mot, j’ai horreur qu’il soit repris sans que la source soit citée. Cela étant, j’ai constaté que 99,99% des jeux de mots que je fais dans Twitter en étant fier de moi ont déjà été faits auparavant. C’est con.

Résumons dans les normes imposées par Bembelly.

  1. Trouver un mot : contenu.
  2. Proposer une définition simple avec  un exemple.

Nous y voila.

Contenu : nom masculin. Production d’un internaute revendiquée comme telle et destinée à être diffusée sur Internet, notamment dans le blog de l’internaute en question mais aussi sur tout autre support imaginable. Exemple : « Et mon contenu, c’est du poulet ? »

  1. Faire un billet avec un lien vers chez Bembelly. Nous y sommes. Vous pouvez aussi faire des liens vers chez moi, ça lui apprendra.
  2. Inviter des amis à participer. A oui, tiens ! C’est une chaîne de blogs. Sont tagués : El Camino, DF, Homer, Elooooody et Pierre.

Au boulot, bordel !

02 juillet 2012

Le dico des blogueurs

Le développement des blogs a montré l'émergence de nouveaux mots ou la renaissance de certains. Par exemple, je suis en train de rédiger un "billet" de blog. Pourquoi "billet" ?

"Alors, sur le même principe que la RadioDesBlogueurs, je propose aux blogueurs de France et de Navarre de lancer ”Le Dico des blogueurs” . Au moins, on pourra parler le même patois et mettre fin à la guerre des dicos." nous dit Bembelly en me nommant Bernard Pivot, pour la circonstance.

Vous pouvez y participer !

Petit 1 : trouver un mot. Exemple : "backtweeter"
Petit 2 : proposer une définition avec un exemple. Exemple : "Faire un tweet avec un lien vers un billet de blog". Pour l'exemple : "putain de bordel de merde, tu vas te dépêcher de backtweeter ce billet afin qu'il connaisse la gloire".
Petit 3 : faire un billet avec un lien vers chez Bembelly pour lui permettre de recenser plus facilement les billets (et de gagner des backlinks...).
Petit 4 : inviter des amis à participer à ce qu'il faut bien appeler une chaîne de blog. Yann, FalconHill, Dadavidov, Pierre et Elmone, vous êtes tagués.

Sur Twitter, suivre @Dicodesblogs et le fil #dicodesblogueurs. Allez! au boulot! Sortie du ”Dico des blogueurs” en septembre, Rentrée littéraire.