15 janvier 2026

Une pompe à chaleur, ça s'entretient !

 


J’ai enfin réussi à avoir la visite d’un technicien pour l’entretien annuel de la pompe à chaleur, prévue par le contrat et qui aurait dû avoir lieu en juillet. J’étais un peu fatigué de relancer. Finalement, j’ai « oublié » de payer les dernières factures et ils ont fini par comprendre ma mauvaise humeur. C’est le genre d’histoire que je raconte généralement dans Facebook et pas dans le blog. Désolé pour le dérangement.

Toujours est-il que je suis bien content de les voir car j’ai eu quelques problèmes.

Tout d’abord, la machine s’est mise 4 ou 5 fois « en sécurité » au cours des sept ou huit derniers mois. Pour la redémarrer, il fallait que je coupe les deux disjoncteurs, que j’attende une demi-heure et que je relance le tout ! Ce n’est pas bien grave mais je ne peux pas faire la manipulation quand je suis à Paris.

Ensuite, j’avais le radiateur du bureau qui fonctionnait mal ! Paradoxalement, c’est la pièce la plus chaude de la maison (à cause de la baie vitrée) mais la seule où j’ai besoin qu’il fasse plus de 19 quand je prends le boulot le matin…

Par ailleurs, pendant les vacances de Noël, quand il a fait si froid, il a fallu que je mette en route les radiateurs d’appoint. « En temps normal », je n’ai jamais réussi à faire monter la température à plus de 21 dans les pièces au nord (vous me direz que ça ne sert à rien mais je suis assez joueur).

 

Et pour terminer, je ne suis pas très satisfait de mes factures d’électricité…

 

Tout cela a des explications, je ne suis pas taré. Par exemple, je savais que la panne du radiateur du bureau était liée à une purge mais je n’ai jamais réussi à la faire correctement… Ou mes factures d’électricités sont à relativiser avec le montant colossal que je payais avant l’installation de la PAC : je manque un peu de référentiel…

 

Toujours est-il que, en arrivant, le type a regardé les espèces de manomètres et a vu en quelques secondes qu’il n’y avait pas assez de pression ce qui peut expliquer l’insuffisance du chauffage.

En regardant l’écran, il a vu que l’eau chaude sanitaire était réglée sur 55 degrés. Or le machin thermodynamique ne fonctionne pas au-dessus de 52 degrés. Ce sont donc des résistances électriques qui prennent le relai.  Il a vu aussi que le groupe extérieur était en mode « silencieux » (c’est un truc pour ne pas emmerder les voisins mais ça consomme de l’électricité « en remplacement »). En ouvrant la machine, il a vu qu’un système de purge n’était pas actif…

Il a pu purger mon radiateur (et, deux heures après, je crève de chaud).

 

Il m’a dit que j’étais responsables d’une partie des erreurs de réglages. J’ai bien voulu admettre mais… J’ai un doute. Je suis habitué à jouer avec des trucs électroniques et je sais rétablir les réglages initiaux et je ne vois pas comment j’aurais pu savoir que le chauffage de l’eau passait à l’électricité après 52 degrés.

Pour la purge du radiateur, je dois reconnaître que je suis seul responsable ! Il n’empêche que je ne pouvais deviner les manipulations à faire. J’avais observé ma mère le faire pendant des années mais elle s’y prenait visiblement mal (elle se contentait d’ouvrir le machin et de faire couler un peu d’eau avec quelques crasses sur une éponge mais mon technicien a sorti au moins un quart de litre). En outre, je n’ai pas la bonne clé (je suppose que le machin utilisé par mère a été perdue quand on a vidé la maison) et je galérais donc avec une pince multiprise.

La clé coûte 3€ chez Amazon…

 

Enfin, j’ai parlé à mon technicien du temps que mettait à arriver l’eau chaude à mes robinets. Il m’a répondu « c’est normal » un peu par réflexe mais devant mon air circonspect, on s’est mis, tous les deux, à étudier les causes et, effectivement, le circuit d’eau est plus long qu’avant vu que j’ai supprimé deux ballons d’eau chaude.

Je vais être très précis pour ceux qui connaissent bien la maison (ça intéressera évidemment bien moins les autres).

La salle de bain du haut était juste en dessus du chauffe-eau. L’eau n’avait qu’un ou deux mètres à faire pour arriver à destination… Maintenant, elle passe par le circuit qui faisait le jumelage entre le ballon et l’ancienne chaudière, c’est donc plus long. Le jumelage en question constait à éteindre le ballon en hiver, quand la chaudière était allumée. C’est logique. Mais il fallait aussi fermer l’arrivée d’eau du chauffe-eau en une saison et fermer la sortie d’eau de la chaudière dans l’autre. Je crois bien que seul mon père maîtrisait les manipulations. Quand il est mort, j’ai « pris la main » et j’en ai fait d’autres (visiblement). Quand ma mère a fait construire une autre salle de bain à côté de la cuisine, la grande salle de bain n’avait plus besoin d’eau chaude sauf lors de la présence des enfants. Et je suppose que ma mère faisait d’autres conneries.

Quant à l’évier de la cuisine, il était aussi assez proche de son chauffe-eau (au début, dans la laverie, puis déplacé dans la cave). Maintenant, l’eau chaude de la PAC passe par la cave ce qui lui fait aussi un joli détour.

 

Des conseils pour terminer

 

Quand vous installez une PAC, demandez une visite d’un technicien un ou deux mois après afin qu’il vous fasse une formation ! Lors de l’installation initiale, il vous montre un peu « les menus » mais vous ne pouvez pas tout assimiler ! Vous êtes déjà émoustillés par l’achat et le fait de disposer d’un truc moderne… Après vous regardez la notice et vous vous demandez « c’est quoi toutes ces conneries ». Alors qu’une présentation à tête reposée…

Cette intervention est payante (environ 200 euros) mais elle sera rapidement rentabilisée…

De même, demandez une intervention après les premières périodes de grand froid. Pour ma part, j’ai installé la PAC en juillet… Comment vérifier qu’elle fonctionne bien. Et l’hiver suivant n’a pas été très froid (sans compter que j’ai eu du mal à trouver les bons réglages à cause de mes contraintes particulières : je ne suis à la maison que par périodes de 10 jours tous les 10 jours). Ce n’est donc qu’au bout de 18 mois que j’ai pu constater que ma bécane calait en cas de température trop basse.