17 avril 2014

Insérez un document Office Online dans un blog

Office Online sera l'objet de mon précédent billet. En le testant, j'ai découvert que l'on pouvait générer un code HTML pour pouvoir un document sur un site web comme un blog.

Voir l'illustration à gauche. C'est mon billet politique en cours de préparation avec Word Online.

Le document est dans mon espace OneDrive. Les utilisateurs peuvent le visualiser mais aussi le télécharger.

Pour illustrer, et pour vous faire plaisir, je ne recule devant rien. Je vais incorporer une feuille Excel Online (avec un truc bidon), là, ci-dessous.

Et hop :


08 avril 2014

Adieu, Windows XP !

Après 13 ans de bons et loyaux services, Windows XP s’arrête. Plus exactement, Microsoft abandonne la maintenance, les mises à jour,… Si vous l’avez à la maison, ne soyez pas inquiets mais vérifier bien que vos dispositifs de sécurités sont au top et ne comptez pas trop y installer de nouveaux trucs, comme des imprimantes, des appareils photos, voire de simples logiciels.

Si votre PC a XP, c’est qu’il est vieux et bon à changer ou que vous l’avez mis vous-même et que vous pouvez mettre un OS plus récent.

Je ne vais néanmoins pas donner de conseil, ceci est un hommage funèbre pas un billet geek.

J’ai eu le plaisir d’être parmi les premiers utilisateurs de XP en France, un peu par hasard. La société qui était ma cliente, en tant que consultant, avait fait une commande pour en offrir aux salariés (à l’époque c’était possible, c’était exonéré de cotisations). C’est le CE qui s’en était occupé. Comme ils achetaient une bonne centaine de PC, ils avaient proposé aux consultants d’acheter un ordinateur. Ca nous revenait à 7000 francs (un peu plus de 1000 euros, donc. Compte tenu de la configuration, c’était donné. Nous avions tous plongé. La bête était sous XP.

Je me rappelle d’une série d’andouilles qui avaient commencé par installer un autre OS, Windows 98, en l’occurrence, car ils estimaient XP pas fiable. C’était évidemment une prodigieuse connerie : XP était le premier OS Windows réussi par Microsoft, à part, peut-être Windows NT. Rappelez-vous ces sombres buses qu’étaient Windows 95, Windows 98 et Windows 2000.

Au bout de quelques années, Windows XP a été remplacé par Windows Vista qui a rapidement été décrié par les geeks, ce qui était aussi une grosse connerie. Mon PC est sous Vista, tout comme celui de ma mère. Windows Vista est un parfait OS pour le grand public. Le buzz a fait ce qu’il avait à faire et Microsoft n’a pas tardé à sortir Windows Seven.

Toujours est-il qu’avec Windows XP, Microsoft avait réussi un exploit, pour lui : sortir un OS réellement grand public. Je n’ai jamais eu le moindre problème avec (sauf lors de l’installation du SP2, je n’avais pas réussi à trouver les drivers pour mon imprimante… que je n’utilisais jamais).

Les années ont passé mais on oublie ce qu’était l’informatique grand public (et même d’entreprise) avant XP. Je ne vais pas faire un billet sur le thème : « ah tu te rends compte, avant, on avait des disquettes. »

Je suis peut-être un cas particulier. Mon boulot a exigé que je reste en MS DOS jusqu’en 1996, je crois me rappeler qu’au bureau on avait Windows 3.11 qui fonctionnait avec MS DOS 6.22. J’ai oublié ce que nous avions ensuite (j’ai changé de boulot, à l’époque) et à partir de quand nous avons eu XP qui est l’OS de mon PC professionnel depuis 2002 ou 2003.

De fait, j’ai le souvenir d’un déploiement assez rapide de Windows XP en entreprise, contrairement aux versions précédentes avec lesquelles régnait un joyeux bordel. Microsoft a bien évolué au début de ces années 2000. Je me rappelle des problèmes de compatibilité qu’on avait entre les mêmes services des entreprises. On n’a pas vu la révolution. Récemment, j’ai fait un document avec Office 365 sur mon iPad et j’ai réussi à l’ouvrir avec mon vieux Word 2003. Dans l’autre sens, ça serait compréhensible : qu’un machin récent réussisse à ouvrir un truc fait avec un ancêtre. Dans ce sens, c’est surprenant. Cela veut dire que Word 2003 a été mis à jour pour ouvrir les documents au format « docx ».

Windows XP est le symbole de la réussite de cette transition de Microsoft.

Stats Blogger : mieux suivre les visiteurs abonnés

L'illustration avec plein de flèches trop grosses, à gauche, là, vous ne pouvez pas vous tromper, est une copie d'écran du machin de statistiques (mensuelles pour mon blog politique) de Blogger.

Un important changement a eu lieu très récemment (du moins, je viens de le repérer) : voit directement les abonnés qui viennent à partir du flux RSS (jegpol est le premier nom de mon blog, le flux n'a pas changé). Voir la flèche rouge.

Quant aux flèches bleues dont la petite ratée, seules la première est intéressante : elle montre les gens qui viennent du flux hébergé par Feedburner. J'ignore comment Blogger se retrouve avec tout ça. 

Les deux dernières montrent des visites qui viennent d'agrégateur de flux.

Quant à passer par là, moquons nous :
- de Rue 89 qui envoie un très faible nombre de lecteurs en faisant pourtant une recommandation explicite de lecture,
- de Sarkofrance qui a disparu de ce tableau. Il va falloir que je l'engueule.

01 avril 2014

Le retour de Google Reader

Google Reader était le meilleur lecteur de flux. Google avait annoncé son arrêt en mars 2013 pour le mois de juillet. Depuis, j’avais testé beaucoup de trucs et j’ai fini par utiliser Feedly, essentiellement pour une application iPhone qui va avec Newsify mais on a perdu gros. Google pensait que les blogueurs allaient plonger dans Google+, que tous créeraient une page pour y mettre les flux de leurs propres blogs, mais la mayonnaise n’a pas pris sauf pour quelques utilisateurs.

En fait, Google+ est très bien pour les utilisateurs de la plateforme de blog de Google, Blogger, mais beaucoup moins pour les autres.

Du coup, Google a annoncé que vous pourriez créer des pages privées ou publiques dans Google+ où vous pourrez importer des flux d’autres blogs et y lire facilement les billets (sans accéder au blog, simplement en survolant le post avec la souris), avec toutes les options appréciées de Google Reader, notamment les options de partage (limitées à Google+, évidemment), de signalement à des individus, de recherche,…

J’attends avec impatience !

Ceci est évidemment faux, vu la date, et le fait que j'ai horreur des farces, mais l'idée de ce billet m'est venue en faisant mon bilan mensuel pour ce blog. Le billet le plus lu en mars 2014 est celui de mars 2013 annonçant l'arrêt de Google Reader. Etonnant, non ?

29 mars 2014

J'ai testé pour vous : Word dans OneDrive et sur iPad

Ceci est probablement le premier billet de blog crée à partir de Word sur iPad. Les premières impressions sont très bonnes. L’instant est magique. Plus précisément, j’ai créé le document à partir de l’iPad. Stocké dans mon espace OneDrive, je le récupère sur mon PC avec mon bon vieux Word 2003, je le copie colle et hop ! Il est en ligne.

La première anecdote du jour

Pour utiliser le machin, il faut un compte chez Microsoft. J’ai pris mon compte Outlook. Ça fonctionne très bien. Néanmoins, heu... J’ai confondu avec Hotmail. J’ai donc passé un quart d’heure à rechercher mon mot de passe avant de me rappeler que je n’ai jamais eu de vrai compte Hotmail, seulement un compte Outlook que j’utilise très rarement.

Introduction

Microsoft a annoncé récemment la mise à disposition de la suite Office pour iPad : Word, Excel et Powerpoint. J’ai décidé de tester. En même temps, cette honorable compagnie a annoncé la gratuité d’Office sur iPhone. Ils disposent donc maintenant de tout ce qu’il faut pour faire de la bureautique dans le Cloud.

Le sujet me passionne. Vous avez de la chance, j’ai rendez-vous dans trente cinq minutes à l’apéro, je ne vais pas faire une tartine. Accrochez vos ceintures.

La mise en page de ce billet est faite entièrement dans Word sur iPad mais je triche un peu : je tape le texte sur mon PC, ça va plus vite.

Attention, c’est payant ! Il faut Office365. J’ai décidé de l’acheter vu que je souhaite m’offrir un nouvel ordinateur pour mon anniversaire, celui-ci ayant sept ans et tournant comme une horloge. Je ne pourrais pas rester avec le Word 2003, surtout que, au bureau, on va avoir les dernières versions.

Le résumé

Pour tout faire correctement, il faut ouvrir un compte OneDrive, acheter Office 365, télécharger OneDrive sur iPhone et iPad (ce n’est pas obligatoire), télécharger Office sur iPhone et Word, Excel et Powerpoint sur l’iPad.

OneDrive

C’est le cloud selon Microsoft. Ca fonctionne très bien. Vous téléchargez l’application sur votre ordinateur, il vous crée automatique un répertoire « OneDrive » dans « Mes documents » avec trois sous-dossiers : « images », « documents » et « public ». Je n’ai pas essayé « public ».

Mon seul fichier, celui qui contient le présent texte, est bien synchronisé entre l’iPhone, l’iPad (donc l’espace OneDrive) et le répertoire « documents ». Ca m’amuse toujours de voir qu’un fichier que j’utilise avec trois appareils différents en étant assis sur la même chaise passe par des serveurs aux states.

Dans le répertoire « images », j’ai une photo à moi, prise cet été. Je me suis en effet rappelé avoir teste OneDrive pendant les vacances… D’ailleurs, quand j’ai voulu télécharger l’application sur l’iPad, elle était déjà là. Pas sur l’iPhone. Faut être con : tester le Cloud avec un seul appareil…

On peut aussi retrouver les documents sur le site web de OneDrive. Ouf ! Ce site web permet aussi d’accéder aux documents stockés sur le PC (il y a un code de sécurité envoyé par SMS à saisir). Je ne sais pas trop à quoi ça sert (y compris le code, d’ailleurs, vu que je suis dans un navigateur sur le PC).

One Drive sur iPad et iPhone

J’ai très peu testé sur iPad. Sur iPhone, c’est relativement agréable. Rien de spécial à signaler : on accède facilement à notre espace et on peut ouvrir les documents dans Office. A priori, il y a une option pour sauvegarder automatiquement les photos (mais je n’ai pas réussi à le faire : un bug, a priori… ou alors il faut attendre).

Il y a une option pour partager les documents avec des braves gens (je suppose que c’est à ça que sert le dossier « public » dont je parlais plus haut.

Office sur iPhone

Je n’ai testé que les documents texte (je ne vois pas comment on peut faire un truc PowerPoint ou Excel sans souris ni clavier… à moins de tourner dingue).

Word fonctionne bien mais ce n’est pas du tout pratique ce qui était à prévoir. Je ne suis pas déçu.

Word sur iPad

Là, je ne suis pas déçu non plus ! Au contraire, je suis très agréablement surpris. Le machin est vachement bien, performant, instinctif,… Bien plus que les autres machins que j’ai pu acheter.

Je conseille réellement (mais c’est 99€ par an, voir ci-dessous).

Office 365

C’est relativement facile à acheter… Mais je n’ai pas pu télécharger. Mon PC est sous Vista. Je testerai avec mon futur machin.

Sur iPhone et iPad, j’en ai déjà parlé.

Conclusion

Je suis un fan du cloud depuis que j’ai découvert celui d’Apple, iCloud. Je trouve ça fabuleux de pouvoir laisser un fichier sur un appareil et de le retrouver automatiquement sur un autre.

Alors, le tout lié au traitement de texte qui reste a priori le meilleur du marché, c’est fabuleux, d’autant que la version iPad de Word est réellement très bien !

Le bonheur.

28 mars 2014

Microsoft et la révolution pépère de l'informatique pour les cadres en entreprise

C’est la nouvelle du jour dans les blogs geeks (et dans Le Monde) : les logiciels Word, Excel et Powerpoint sont disponibles sur iPad (et iPhone) mais il est nécessaire d’avoir un abonnement à Microsoft Office 365 pour modifier les documents. Les documents sont strockés dans OneDrive, le nouveau machin de Microsoft pour le Cloud.

Office 365 est la nouvelle version de l’offre commerciale de Microsoft : vous payez une licence annuelle (99 euros par an pour les particuliers) et vous avez droit à tout le bordel, à savoir : Word, Excel, PowerPoint, Outlook, Access, OneNote. On peut l’utiliser sur 5 ordinateurs (toujours dans la version particuliers) plus cinq tablettes. On a le droit à 100 Go de stockage et 60 minutes par mois de Skype vers fixes et mobiles à l’international. C’est un peu plus cher pour les entreprises mais il y a des services supplémentaires.

Néanmoins, je ne vais pas me casser le dos à faire un billet à 18 heures un vendredi soir pour annoncer ce qui se trouve dans la presse et sur le site de Microsoft qui a plus de visites que mon blog, je suppose. Je vais simplement me livrer à une réflexion tout à fait personnelle qui me semble avoir échappé à la sagacité de mes confrères. Ouvrez bien les oreilles pour lire ce que je vais écrire en gras. En bleu, même.

Microsoft donne enfin la possibilité aux cadres en entreprises d’utiliser des tablettes en complément de leurs ordinateurs de bureau.

Certaines entreprises confiaient déjà des iPad ou autres à leurs cadres et certains de mes collègues utilisaient leurs machins personnels mais les braves travailleurs pourront dorénavant travailler réellement sur leurs machins légers et n’auront plus à se trimbaler des portables. Ils auront un clavier amovible s’ils veulent.

Microsoft participe ainsi à la fin des portables professionnels.

C’était ma deuxième remarque en bleu gras mais notez bien l’italique sur un mot. Les portables ne vont pas mourir brutalement, les ventes vont diminuer progressivement donc les coûts de productions pourraient augmenter, donc les coûts de vente. Parallèlement, des portables plus légers à base de Chrome vont probablement continuer à se développer.

Adieu les abrutis qui cherchent des prises de courant ou de réseau à quatre pattes dans les salles de réunion et qui vous font perdre 10 minutes...

A noter que Microsoft doit travailler la sécurité et la communication autour du Cloud parce que les entreprises ont peur de voir des documents dans la nature. 

A noter aussi que cela va inciter les entreprises à s'équiper en Wifi.

A noter enfin que l'équipement des cadres en tablettes va tuer les Blackberry puisque les cadres vont pouvoir utiliser leur tablette pour consulter leur messagerie un peu partout...

Microsoft anticipe voire provoque la baisse des ventes de ses OS sur portable.

Je résume : en rouge, cette fois. Et en italique.

Microsoft a fait la révolution pépère de l’utilisation de l’informatique en entreprise.

A noter que Microsoft doit travailler la sécurité et la communication autour du Cloud parce que les entreprises ont peur de voir des documents dans la nature. 

A noter aussi que cela va inciter les entreprises à s'équiper en Wifi.

A noter enfin que l'équipement des cadres en tablettes va tuer les Blackberry puisque les cadres vont pouvoir utiliser leur tablette pour consulter leur messagerie un peu partout...

26 mars 2014

Le PMO au service des équipes projets

Le grand public imagine souvent les informaticiens dans les grandes entreprises comme des espèces d’ingénieurs fous, des chevelus,… Il y en a, bien sûr, mais il y a aussi un tas de gens, comme la maitrise d’ouvrage qui assure les relations entre les informaticiens et les personnes « du métier », les intégrateurs, les chefs de projet,… Et il y a les « PMO », pour « Project Management Office ».

Si vous parlez anglais, vous aurez compris de quoi il s’agit. La page Wikipedia vous fournira plus d’information. Elle dit à juste titre qu’il ne faut pas confondre la notion avec celle de chef de projet mais que la confusion est courante (« chef de projet » est parfois « retraduit » en PMO pour « Project Management Officer » qui n’existe pas). Elle dit aussi qu’il y a plusieurs types de PMO : les PMO rattachés à une entreprise, une organisation, un projet,…

C’est une notion relativement récente. Plus exactement, c’est une appellation et une organisation récente. Auparavant, dans une entreprise, on avait des équipes en charge de l’organisation et des méthodes qui définissait des normes que les chefs de projets devaient appliquer pour leur gestion. Les méthodes se sont structurées, des référentiels se sont créés, au niveau international. Parallèlement, on s’est rendu compte que les méthodes étaient souvent mal appliquées d’une part parce qu’elles ne sont pas nécessairement adaptées à chaque projet et d’autre part parce que les chefs de projet ne les connaissent pas parce qu’ils ne peuvent pas tout connaître.

Je vais raconter une anecdote pour illustrer ce point. Quand j’étais consultant, j’avais été appelé par un client pour lancer un projet en respectant les méthodes de l’entreprise. Il me fallait faire des cahiers des charges pour des fournisseurs. J’en avais fait un billet : le cahier des charges est une des bases de l’informatique puisque qu’il permet de définir ce que l’on veut faire. J’ai cherché dans les méthodes internes à la société, je n’ai pas trouvé. Tous les documents étaient prévus pour circuler dans l’entreprise, avec les méthodes de l’entreprise : rien n’était destiné à des fournisseurs. Les lascars chargés des méthodes avaient oublié.

Dans cette mission, j’ai ainsi passé plus de temps à étudier les méthodes qu’à faire le cahier des charges en question. Un chef de projet n’a pas le temps : il doit faire sa gestion de projet, gérer ses équipes, avoir les compétences techniques, connaître l’organisation de l’entreprise,… Vous aurez beau organiser des formations : appliquer les méthodes officielles fait prendre trop de temps, ce qui ne veut pas dire que les méthodes ne sont pas utiles.

Globalement, dans les années 2000, en France, les équipes projets se sont dotées d’un « organisateur » chargé de mettre en place les outils adaptés et d’aider les informaticiens. Dans ma carrière, j’en ai connus des très bons, dont un qui s’appelait « facilitateur » ce qui résume très bien le job. On peut les appeler comme on veut, « organisateur », « ingénieur qualité »,… le rôle est le même.

Un exemple ?

D’accord. Pour bien comprendre l’organisation d’un projet informatique, le mieux est de partir d’un exemple. Imaginons le Directeur du Réseau d’Agences d’une banque. C’est le lascar qui aura en charge la gestion de toutes les agences et des conseillers clientèles. On lui remonte que les clients se plaignent de difficultés pour avoir un rendez-vous. Il décide donc de lancer un vaste projet pour que les clients puissent prendre rendez-vous sur le serveur web, l’application sur tablette et celle sur smartphone, le tout en relation avec l’application qui gère l’agenda des conseillers,…

Il va désigner un « chef de projet métier », dans ses équipes, qui aura pour mission de lancer cela et de faire la coordination entre les différents acteurs : l’informatique d’un côté et les différentes fonctions métier de l’autre (on ne sait pas trop qui peut être concerné mais comme ça touche à la relation client, il est probable que la direction marketing, la direction de la communication et la direction juridique soient concernés, sans parler de sa propre direction).

De son côté, le directeur informatique aura nommé un chef de projet, probablement dans le département qui gère les serveurs web et les applications smartphone et tablette. Il aurait pu le nommer aussi dans l’équipe en charge de gérer les applications utilisées par les conseillers puisqu’elles leur permettent de gérer leurs propres agendas. Il va y désigner un référent qui sera chargé de piloter le projet de son côté.

Nous avons donc trois lascars : le chef de projet métier (CPM), le chef de projet du côté de l’informatique (CP) et le référent de l’équipe « poste de travail en agence ».

Le CPM devra réaliser une expression de besoin. Cela semble facile : il faut permettre au client de prendre rendez-vous, mais c’est plus compliqué que ça, il faut définir des écrans, une infographie, gérer les cas d’erreur comme le client qui ne trouve pas un conseiller disponible à ses horaires et en tirant les fils, on trouve un tas de problème. Par exemple, un client aura un conseiller attitré. Il faut donc que le système qui sera mis en place trouve le conseiller d’un client qui fait la demande mais trouve aussi un remplaçant pour les vacances ou si les dates de rendez-vous sont incompatibles,… D’un truc que l’on pensait simple, on va se retrouver avec des dizaines de personnes concernées et une expression de besoin qui fera une bonne centaine de pages… Tiens ! Que fait-on des clients qui prennent des rendez-vous mais ne viennent pas ?

Nos trois lascars vont bosser ensemble, ou parallèlement, puisque les informaticiens devront faire les cahiers des charges pour leurs propres services tout en définissant comment le serveur qui gèrera l’application web et les applications tablette et smartphone puissent accéder au serveur qui gère les agendas.

Ensemble, ils vont déterminer un budget et un planning global avec des jalons. Par exemple, il faut que les services qui vont gérer l’agenda soient près avant les services qui vont gérer les pages web pour que ces derniers puissent y faire appel. Ils vont aussi prévoir la fin du projet : les homologations, le déploiement des nouveaux services,… Et l’intégration aux applications.

Tout cela est très important. Imaginez que l’application iPad soit prête avant tout le reste. On ne va pas la mettre sur l’iStore si les serveurs ne sont pas prêts…Mais les types qui développent l’application iPad ont d’autres évolutions sur le coude. On ne va pas bloquer les autres évolutions si on est en retard dans notre projet.

C’est alors que le directeur du département « multicanal » (celui qui fait que les opérations proposées sont accessibles à partir du poste en agence, des serveurs web,…) dit : « hé ho, les gars ! On ne va pas offrir un nouveau service s’il n’est pas disponible sur les distributeurs de billets. » Nous voila donc avec deux acteurs supplémentaires : le type qui s’occuper des distributeurs au siège et celui qui s’en occupe à l’informatique. Ces braves gens travaillent mais ce dernier dit : « hé ho, ce n’est pas moi qui fait les logiciels mais le constructeur de GAB ! » Il faut donc passer un contrat avec le constructeur. La direction des achats est donc concernée… Mais le type des GAB dit aussi : « hé ho, je n’ai pas que cela à foutre, la maintenance de XP s’arrête, il faut que je passe toutes mes machines à Windows 7, c’est un bordel, il faut qu’un technicien passe sur toutes. » Le type des achats dit alors : « hé hé ! On va tout négocier en même temps : le passage des techniciens, les licences Windows 7 et la nouvelle fonction de prise de rendez-vous. »

Voila comment on est passé d’un projet qui parait simple à un truc beaucoup plus compliqué et donc très cher, mélangé, lui-même, à des projets pharaoniques.

Nous avons donc nos trois acteurs initiaux : le chef de projet métier, le chef de projet informatique et le « référent ». Ils forment une belle équipe mais le chef de projet métier automates et le chef de projet informatique automates font partie de l’aventure, ainsi que le chef de projet métier serveur web, le chef de projet métier tablettes et smartphones, le chef de projet informatique serveur web, le chef de projet informatique tablettes et smartphones, le chef de projet métier automates et le chef de projet informatique automates, sans compter le type des achats. Le tout est sous la coupe d’un type des services juridiques, d’un de la direction marketing et un autre du commercial.

C’est le bordel. Nos trois décident de faire une réunion informelle tous les lundis matins à 10 heures. Ils vont appeler ça « point de synchronisation ». Il semble nécessaire de réunir tous les acteurs du paragraphe précédent tous les mardis matins. On va appeler ça le Comité projet. Leurs chefs qui sont dépassés par les événements voient bien que les lascars ont du mal à se mettre au point. Ils décident de faire un « comité de pilotage » tous les mois. Comme c’est un peu trop compliqué, les directeurs vont se voir tous les trois mois pour prendre les décisions. On va appeler ça le « comité stratégique ».

Vous croyiez que c’était simple, un projet informatique ? Et encore, je ne rentre pas dans la technique, je me limite aux aspects liés à l’organisation… Les gugusses du comité stratégique finissent par dire : « hé ho, vous nous cassez les burnes, nous allons nommer un directeur de projet. » Puis : « bon ben ça sera le chef de projet informatique puisqu’il a une cravate. »

Revenons au PMO…

Mon exemple n’est pas délirant. D’une part, j’ai complètement zappé la technique pure : les serveurs auront une charge d’activité supplémentaire ce qui doit être géré, par exemple. D’autre part, je n’ai pas chargé la barque. Par exemple, on trouverait bien un lascar qui décide d’envoyer un SMS au client 24 heures avant le rendez-vous. Ou un autre qui trouverait amusant de mettre à jour l’agenda Google du client…

Surtout, on voit bien que notre directeur de projet et ses deux compères seront rapidement débordés par toute cette organisation et n’auront plus le temps de faire leur travail courant et sa déclinaison dans le projet. Ce projet n’est pas lancé : le budget et le planning n’ont pas encore été sortis donc validés par les grands chefs pour déclencher les développements informatiques.

Si, en plus, le dirlo doit étudier les méthodes de gestion de projet de la maison, il coule. Il doit assurer la coordination, préparer des réunions, gérer les listes de tâches, des relevés d’actions, relire des documents, les valider, consolider les informations, en transmettre aux personnes concernées, répondre aux questions,…

Un jour, le chef de projet informatique, nommé directeur de projet, croise son directeur à la machine à café qui lui demande si tout va bien pour le projet. « ben, heu, c’est compliqué ». « Ah ! Passe me voir à 17 heures ».

Et ils s’expliquent… Le directeur comprend. Et il prend les mesures…

Et voila le PMO !

Le directeur va confier au bureau de gestion de projet certaines tâches, la première étant de définir, avec le directeur de projet, l’organisation du projet, comme les comités que j’ai évoqués ci-dessus, mais aussi tout ce qui va avec : la gestion de ces réunions, la préparation des supports, donc le reporting, la consolidation des plannings et des budgets, le suivi des actions,…

Basée sur les standards internationaux et les pratiques de l’entreprise, cette organisation et les méthodes qui en découlent sont adaptées au projet, aux acteurs concernés,…

Le PMO ne dépend pas hiérarchiquement du directeur de projet et n’a pas spécialement de compétences techniques ou métier. Il les acquerra au fur et à mesure puisqu’il devra présenter l’avancement du projet à la hiérarchie. Et comme il ne dépend pas hiérarchiquement du directeur de projet, il ne rentre pas dans le budget qu’il gère…

Une fonction nouvelle ?

Quand j’ai commencé à bosser, on n’avait presque rien. Progressivement, il y a eu une montée en charge des méthodes et outils qui nous ont bien envahi. Des départements « méthodes et organisation » se sont montés dans les grosses boites.

Elles sont devenues de plus en plus compliquées à adapter à chaque projet ou à chaque entité. Les équipes ont donc intégré des spécialistes, des consultants chargés de faire appliquer les méthodes (ça a été mon rôle à une époque). D’en d’autres cas, des services d’assistance aux équipes ont été mis en place.

Maintenant, nous avons la PMO qui gère les gros projets à la place des directeurs de projets, tout en adaptant les méthodes et l’organisation aux besoins réelles, sans être nécessairement intégrée à l’équipe.

20 mars 2014

Twitter : la fin des hashtags et des mentions ?

C’est le blog du Modérateur qui l’annonce : Twitter envisage de faire disparaître les hashtag et les réponses dans Twitter. Concrètement, quand vous ferez « répondre » à un tweet, le nom de la personne ne sera plus mentionné dans le tweet et seul lui pourra lire votre réponse. Les mentions dans les tweets ne seront plus visibles. Pour ce qui concerne les hashtag, ils pourraient être stockés à côté du tweet, un peu comme les hashtags ajoutés automatiquement par Google+.

Ce sont deux excellentes idées qui permettront de rendre beaucoup plus limpide la TL est de forcer les andouilles à mettre un dièse devant la moitié des mots.

« La directrice de l’information de Twitter, Vivian Schiller, a récemment tenu une conférence durant laquelle le sujet des réponses et des hashtags sur Twitter a été débattu. Elle explique que ces deux propriétés du réseau sont occultes, et peu compréhensibles pour le commun des mortels. Twitter souhaite toucher davantage le grand public, et les réponses aux tweets dans leur forme actuelle et les hashtags seraient un frein à l’adoption en masse du réseau. »

Je pense qu’elle a raison…

Mais c’est la fin des #FF ?

17 mars 2014

Techlink Recharge 6000

C'est le nom du chargeur de la batterie de secours que j'ai achetée à l'Apple Store de la Défense, jeudi. Il est très bien mais coûte la peau des fesses.

Il fait hub USB ce dont je n'ai que faire.

Les trois prise du côté gauche (voir la photo ci-dessous) ne servent que pour ce hub, pas pour le chargement.

15 mars 2014

La fascination Apple : même à l'Apple Store !

Moi, vous me connaissez ! Je suis fan des produits Google mais aussi des iPhone et iPad. Ca ne se commande pas. Les deux ont les mêmes recettes pour le succès : de bons services avec une technologie très au point et un bon packaging (l'interface épurée de Google a bien contribué au succès).

Pour Google, je pense que c'est différent mais les produits Apple génèrent de la fascination auprès du public. Même moi, avant d'avoir un iPhone, je qualifiais les fans de Google d'espèces de bobos, de types qui voulaient se la jouer rebelle. Maintenant, je suis béa quand je vois leurs nouveaux ordinateurs, les Mac Book Air ou les iMac... N'en ayant pas l'usage, je ne succomberai pas. A regret. Je me rappelle l'époque où je disais que les iPhone étaient complètement inutiles...

A l'heure où l'on parle de l'ouverture d'un premier Google Store à New York, j'ai fait une première : je suis allé dans un Apple Store, celui de la Défense.

Je raconte les circonstances dans mon blog bistro. Je résume. On m'a volé la batterie de secours de l'iPhone. Comme je partais en week-end, il m'en fallait une neuve. Je pensais en trouver une facilement mais il n'y avait rien à la FNAC, chez Auchan, chez Orange, chez Darty et dans les deux ou trois boutiques de téléphonies que j'ai visitées. C'est alors que je suis passé l'avant l'Apple Store.

Après tout, pourquoi pas, me dis-je. Ils ont sûrement des batteries de secours...

Voila une photo. Quand je suis passé, il n'y avait que quelques clients et il l'ambiance était très zen, presque reposante. On avait envie de s'asseoir devant une de ces tables et d'essayer les ordinateurs. Rien à voir avec les magasins habituels, avec des clients qui font la queue ou des vendeurs qui vous sautent dessus.

Le rayon des accessoires était au fond à droite. J'y suis allé directement. J'étais un peu à la bourre ayant passé près d'une heure à chercher un machin qui vaut environ 30 euros mais j'ai aurais bien musardé entre les rayons.

Je ne trouve pas de batterie de secours. Dépité, je me décide à chercher des renseignements. Un vendeur avait deviné que j'avais besoin de lui. Il est apparu devant moi, disponible, exactement au moment où j'en avais besoin. Je lui explique mon histoire. Il me dit de le suivre. Il prend une boite dans le présentoir et me la tend en me disant que je pouvais l'ouvrir pour voir les caractéristiques techniques et vérifier que c'était bien adapté à mes besoins. Je tente de l'ouvrir mais la boite était scellée par du papier adhésif. Je lui demande si je peux réellement enlever le scotch. Il m'explique que la façade est amovible et me montre comment l'ouvrir.

Même le packaging des produits qui vendent mais qu'ils ne produisent pas est parfait. JJU en serait ému aux larmes.

Je lui dis alors que c'est parfait. Il me demande comment je règle. Je lui demande combien ça coûte. J'en étais à un stade où je me foutais du prix ou presque. J'avais passé un bout de temps à chercher un truc pour remplacer un machin que j'avais acheté moins de 30 euros. Une recherche sur internet me montrait des produits jusqu'à 50 euros, somme que j'étais prêt à débourser. Je lui ai demandé le prix uniquement pour savoir si j'avais assez d'espèces sur moi...

Il m'annonce le prix : 99€95. Je réponds : à tout de même, 100 euros... Et je sors ma carte. La magie du magasin, du vendeur, du packaging, un sentiment de qualité supérieure, de perfection, de robustesse,... ont fait que je n'ai même pas réfléchi au fait que j'allais payer le double de ce que j'avais envisagé... pour un truc qui, au fond, ne sert pas à grand chose...

Il sort son propre iPhone, scanne le code barre sur la boite. Il retourne l'iPhone, il était accolé à un petit boîtier, un lecteur de cartes et un clavier. Il y met ma carte et tend le machin pour que je saisisse le code.

Je suis resté scotché. Je ne savais pas que ça existait. Vous, vous vous en foutez peut-être mais c'est mon métier. Je voulais discuter avec lui, dire que c'est génial et tout ça mais, visiblement, il s'en foutait autant que vous et n'était pas formaté pour la discussion, ce qui, au fond, m'arrangeait bien.

Je suis redevenu professionnel. Je me demande comment il va pouvoir me donner la facturette de paiement. A ce moment, d'ailleurs, il me dit qu'il va me remettre le ticket. Il passe la main sous la table et me sort le ticket de paiement et la facture. Trop fort.

Chez Apple, même le système de paiement est parfait... Comme les produits, leur packaging, la boutique, les vendeurs,...

La perfection à un coût. J'aurais préféré que son système de paiement tombe en panne. Je me suis fait avoir dans les grandes lignes.