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17 février 2014

Qu'est-ce qu'un blog ? #Stopbashing est-il un blog ?

Un collectif de sympathisants a mis en place le site Stopbashing, qui se présente un peu comme un blog mais où chaque internaute peut diffuser des contributions. Une équipe de modérateurs (dont moi) décide (ou pas) de publier ces textes.

Stopbashing est-il un blog ? C’est quoi un blog ?

Le Larousse donne cette définition de blog : « Site Web sur lequel un internaute tient une chronique personnelle ou consacrée à un sujet particulier. » Je ne suis pas d’accord avec cette définition : un blog peut être collectif. Cela étant, le site n’est pas destiné à recevoir une chronique personnelle. En outre, un blog n’est pas nécessairement dédié à un sujet particulier (alors que Stopbashing, si).

L’Internaute définit un blog comme étant : « Type de site internet permettant à une personne d'exprimer son avis, ses impressions ». Même objection : le site n’est pas destiné à une personne.

Reverso : « sur Internet, site Web d'un individu, sorte de carnet de bord dans lequel il exprime ses points de vue, ouvrant son espace aux réponses d'internautes. » 

L’Informatique est plus précis mais rejoint la définition du Larousse.

Infowebmaster est aussi plus disert : « Un blog est un type de site web qui est souvent assimilé à ressembler à un journal de bord ou journal intime à cause de son mode de fonctionnement. D'une façon générale un blog possède des articles rangés en fonction de leurs dates de publication, les articles les plus récents en premier. » Jusque là, ça va… Mais : « Les articles (aussi appelé billet) sont rédigé par le blogueur (le propriétaire du blog) et peuvent contenir du contenu très varié selon la thématique du blog. » Dans Stopbashing, le contenu n’est pas rédigé par le blogueur. Néanmoins, la définition porte à confusion. Un blogueur peut tenir un machin où il ne fait que rediffuser des vidéos qu’il a trouvées ailleurs. Il ne rédige pas et n’est pas l’auteur du contenu. D’ailleurs des blogs politiques se contentent de pomper du contenu d’autres blogs.

Mediadico rejoint l’Internaute et Reverso.

Emarketing : « les blogs (de l’anglais « weblogs ») sont un mélange entre site personnel, journal de bord multimédia et site communautaire, mis à jour régulièrement. Ils permettent de communiquer sur des sujets particuliers, en rassemblant les actualités, liens et commentaires des lecteurs sur ces centres d’intérêts. » Stopbashing y ressemble !

C’est bien sûr dans Wikipedia que l’on trouve la définition la plus complète. « Un blog est un type de site web – ou une partie d'un site web – utilisé pour la publication périodique et régulière d'articles, généralement succincts, et rendant compte d'une actualité autour d'un sujet donné ou d'une profession. À la manière d'un journal de bord, ces articles ou « billets » sont typiquement datés, signés et se succèdent dans un ordre antéchronologique, c'est-à-dire du plus récent au plus ancien. » Stopbashing s’y retrouve parfaitement.

« Un blogueur a aujourd'hui loisir de mélanger textes, hypertexte et éléments multimédias (image, son, vidéo, applet) dans ses billets ; il peut aussi répondre aux questions et commentaires des lecteurs car chaque visiteur d'un blog peut laisser des commentaires sur le blog lui-même, ou bien contacter le blogueur par courrier électronique. » Nous y serions toujours, si nous avions la notion de « blogueur ». Pour moi, le blogueur (ou les blogueurs, dans le cadre d’un blog collectif) est celui qui produit le contenu et nous ne sommes pas dans ce contexte.

Qu’est-ce qu’un blogueur, alors ? « Un blogueur ou une blogueuse (en anglais : blogger) est l'individu qui a l'habitude de bloguer : il écrit et publie les billets, sans entrer dans la composition de tous les commentaires qui y sont associés. »

Et pour moi ?

Stopbashing ne permet pas d’identifier un ou des blogueurs. Stopbashing n’est donc pas un blog.

Et pour toi ?

02 avril 2013

Pour une nouvelle application pour bloguer !

 J'ai fait deux poissons d'avril aujourd'hui mais c'est sur celui d'hier que je voulais revenir. Mes trois poissons correspondent à des besoins réels mais c'est celui d'hier qui m'intéresse le plus parce que, au fond, il permet de s'affranchir des contraintes de navigation pour que l’on puisse bloguer dans des conditions normales et simplifiées quoiqu’il arrive. 

Parmi ces contraintes, j'en citais deux : le fait que la connexion à internet soit souvent coupée avec un smartphone et le fait que des proxys d'entreprise limitent l'accès à certains sites. Il y en a d'autres. Par exemple le temps de chargement des pages est parfois trop long, notamment sur smartphone, et, souvent, sur ces mobiles, les versions des blogs sont souvent inadaptées, c’est souvent très compliqué de commenter.

Par exemple, pour lire les blogs sur smartphone, j'utilise Feeddlerrss. Sur la première illustration, on voit par exemple les cinq billets qui me restent à lire. 

Si je clique sur le quatrième, voilà l'écran que j'obtiens (deuxième illustration). Tout d'abord, le flux est tronqué : le machin pourrait m'afficher l'information complète. Si j'appuie sur "texte intégral", je débarque sur le blog. Il fait donc un temps assez long pour le charger. Ça n'est pas satisfaisant. Je suppose qu'il me faudra en plus faire des manipulations complémentaires pour lire les commentaires et qu'il me faudra passer par Safari pour en déposer un. 

Du coup, il est extrêmement rare que je commente des blogs autres ceux chez Blogger (qui me semblent plus simples ou auxquels je suis plus habitué). 

Par contre, il m'est très facile de partager. Voir les deux dernières illustrations. Par contre, au boulot, je ne peux pas partager : je n'ai pas accès aux réseaux sociaux (sauf Google+.

Si toutes les fonctions étaient possibles au sein de la même application cela serait beaucoup plus simple et plus rapide : lire des blogs, partager et commenter. C'était l'objet de mon poisson d'avril avec la cerise sur le gâteau : la possibilité de "travailler" sur mobile sans connexion internet (les blogs étant lus "avant" et les actions, comme les partages, seraient mise en œuvre au retour de la connexion). 

Je résume :
  1. Il y a deux applications : une pour le web et une pour les smartphones. C’est l’application sur le serveur qui fait la jonction entre l’utilisateur et ses différents comptes sur les réseaux sociaux (voire sur les plates-formes de blog comme Wordpress).
  2. Sur le web, l’application est accessible directement à partir d’une adresse qui ne peut pas être coupée par le proxy du bureau (Google est donc le mieux placé).
  3. L’application se présente comme une des applications que l’on connaît de lecture de flux RSS (j’ai dit que j’utilisais Feeddlerrss mais d’autres sont très bien, chacun ses habitudes).
  4. Quand on clique sur une entrée, c’est directement le contenu du billet qui s’affiche avec les commentaires et éventuellement les photos, les vidéos, …
  5. On doit avoir la possibilité de partager, de commenter, …
  6. Sur smarthone, si la communication Internet n’est pas disponible, les actions sont mémorisées pour être réalisées ensuite,
  7. En tâche de fond, sur smartphone, l’application télécharge les données en permanence afin qu’elles puissent être lues en absence de connexion Internet (avec différents paramètres pour optimiser la consommation d’un forfait 3G ou de la batterie).

Ceci nécessite :

  1. un accord avec l’éditeur du service et les plates-formes de web pour que le service puisse aller chercher les informations (surtout le contenu des billets à partir des flux RSS mais aussi les commentaires), notamment pour définir les modalités techniques (évolution du format RSS, … ?),
  2. un accord « dans l’autre sens » pour permettre à l’éditeur d’aller commenter en utilisant l’identifiant de l’utilisateur.

A développer :

  1. afficher les flux complet et diminuer les accès au blog créeront une perte de revenus publicitaires pour les blogueurs. Comment la compenser ?
  2. comment mettre à jour les compteurs de visites de l’utilisateur si on n’accède plus directement à la page ?

Au boulot !

15 mars 2013

Internet, les blogs et RSS pour les nuls

Parallèlement à l'arrêt de Google Reader, on parle beaucoup de RSS. Par exemple, un commentateur a un de mes billets a dit : "Oui il faut pas confondre google reader et flux RSS car même si le RSS n'a pas eu le succès escompté mais c'est un outil indispensable pour faire sa veille." Le hic : RSS n'est pas un outil. C'est un format de fichier. Les gens évoquent RSS mais ne savent pas ce que c'est... Ils utilisent des mots sans savoir ce qu’il y a derrière. Je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre, retroussons les manches... Et reprenons à la base. Tu permets que je te tutoie ?

Quand, dans ton navigateur, tu cliques sur un lien, tu choisis un favori ou tu tapes l'adresse de mon blog, tu envoie, en fait, une requête http. C'est un peu comme si tu faisais un numéro de téléphone.

Il va donc partir sur le réseau http://www.aubistrogeek.com avec un pas d'autres informations (où tu es, quel navigateur tu utilises, comment tu es arrivé sur le site, par exemple). Ton fournisseur d'accès va envoyer tout ça à un serveur de routage (les machins DNS) qui va savoir où est le serveur qui gère aubistrogeek.com pour lui envoyer tout ce bordel.

En fait aubistrogeek.com est un pseudo pour jegweb.blogspot.com. C'est donc le serveur blogspot.com qui va recevoir la demande. Blogspot est le machin qui héberge les blogs Blogger, la filiale de Google qui gère les blogs. D'autres blogueurs ont fait des choix différents des miens. Ils peuvent, par exemple, avoir leurs propres serveurs chez eux. Le machin DNS saura où envoyer la demande (il va convertir le nom de domaine en adresse IP, mais je ne vais pas descendre jusque là).

Nous en étions au moment où blogspot.com reçoit la demande pour jegweb.blogspot.com. Il va se dire : "tiens ! Un appel pour le blog jegweb." Et transmettre tout ça à l'application qui gère mon bordel.

Celle-ci va alors préparer une page HTML que le serveur va renvoyer à votre navigateur pour lui donner des instructions. Notre navigateur va recevoir çà et sous votre regard émerveillé mon blog va s'afficher...

Que va contenir la page HTML ? 

Tu peux regarder toi-même, si tu veux. Par exemple, si tu es avec Firefox, tu trouveras dans les menus une option "outil pour les développeurs" puis "afficher le code source". Tu n'y comprends rien ? C'est normal... Mais il y a 10 ou 12 ans, c'est ce genre de merdier qu'il nous fallait taper si on voulait gérer un serveur web.

La page HTML va contenir, globalement des instructions d'affichage, du texte à afficher, des adresses d'images à afficher, des bouts de "scripts",...

Par exemple, pour mon blog, il y aura l'instruction : "Hé ! Banane ! Affiche donc en haut à gauche et en gros : Partageons l'addiction" puis "Hé ! Banane ! Affiche donc en dessous le slogan du blog mais en plus petit".

Ces instructions sont appelées : balises html. Il va y en avoir pour un tas de trucs, comme afficher du texte, insérer un lien, afficher une image à aller chercher sur un serveur, exécuter un bout de programme,...

T'as vu ? En haut à droite, j'ai un machin avec les cercles Google+. Je suppose que dans la page HTML, j'ai un bout de commande qui dit : vas donc voir sur les serveurs de Google+ ce qu'il faut faire pour "le comptoir de Jegoun". Le serveur Google+ enverra alors des instructions à ton navigateur...

Tu as bien suivi ?

Je résume... Tu tapes http://www.aubistrogeek.com. Le réseau envoie ça à un serveur Blogspot dont une application va transmettre une page html avec des instructions pour ton aviateur qui, dans la joie et la bonne humeur, exécutera ces instructions pour que tu puisses voir mon blog.

Je vais m'attarder un peu sur le HTML. C'est important. C'est une norme qui permet, globalement, à un serveur de parler dans une langue connue par le navigateur. La norme évolue sans cesse. Elle est définie par le W3C (World Wide Web Consortium) qui est un organisme à but non lucratif, composé des industriels, des gens qui font des navigateurs. Les anciennes versions étaient très lourdes et on a vu éclore des tas de machins qui se sont greffés dessus, comme le Javascript qui s’est greffé dessus pour nous faire des machins comme on voit actuellement. Nous en sommes à HTML 5 qui est commence à voir le jour. Elle permet un tas de nouveaux trucs, comme l'affichage de vidéos en streaming sans passer par des serveurs comme YouTube et sans Flash ce qui sera bien pratique mais on s’en fout, à ce stade.

Bref, comme dit Wikipedia : « L’Hypertext Markup Language, généralement abrégé HTML, est le format de données conçu pour représenter les pages web. » Je répète : c’est la base ; ça permet à un serveur de parler à un navigateur.

Tant que je parle de normes, il me faut évoquer XML. C’est aussi un machin défini par le W3C. C’est ce qui permet de transporter des données sur le web. Hier, par exemple, à propos de la disparition de Google Reader, on disait qu’on pouvait télécharger la liste des blogs auxquels on est abonné. Je te disais comment le faire… Si tu l’as fait, regarde le fichier vite-fait. C’est important que des gugusses fassent ce genre de normes, sinon on serait toujours à échanger des 0 et des 1 sans savoir quoi en faire… Il y a plein de normes, comme ça ! Par exemple, IMAP est la norme qui vous permet de récupérer les messages dans une messagerie.

Revenons aux blogs. Votre navigateur ne sait pas ce qu’est un blog. C’est donc le serveur web qui va lui envoyer les instructions en HTML, voire des données en XML (ou un mix des deux, le langage XHMTL).

Qu’est-ce que le serveur de blog ?

C'est, d'un côté, ce que je vais appeler une application, c'est-à-dire un ensemble de logiciels et, de l'autre côté, une base de données, soit un ensemble de fichiers. L'application va utiliser ces données pour préparer une page HTML pour ton navigateur.

Cette base de données à plusieurs volet : la description du blog, les billets et les machins comme les images qui sont affichées dans les billets.

La description du blog est ce qui permet sa mise en page, la couleur du fond, le contenu des colonnes, la police de caractères, le détail de la blogroll,... Appelle-ça comme tu veux : feuille de style, CMS,... peu importe. Pour des lascars comme moi, qui gèrent leurs blogs avec Blogger, tout cela est presque transparent.

Les "billets" est la partie qui évolue au quotidien est qui contient la description des billets : le titre, le texte, la présentation, la position des images (stockées à part dans ce que j'appelais "les machins", ci-dessus).

Je résume à nouveau. Pour l'affichage d'un blog, nous avons trois trucs qui interviennent : ton navigateur, le serveur web et la base de données.

Le serveur web est très fort : il va pouvoir préparer les pages html de différentes manières selon que tu consultes le blog d'un ordinateur ou d'un smartphone.

On a donc 3 machins, le navigateur, le serveur et la base. On appelle ça une architecture 3 tiers ("tier" est un mot anglais qui veut dire niveau, ce que je sais depuis peu). Ceci a peu d'importance dans le cadre du présent billet mais c'est pour ta culture générale parce que c'est la base de l'informatique actuelle. Prends l’exemple de ta banque. Pour consulter tes comptes tu as un navigateur, un serveur et une base de données. Ton conseiller financier aussi. Le navigateur et la base de données seront les mêmes. Seul le serveur change... Réfléchis bien à ça. La standardisation par les normes est importante. Vos navigateurs vont parler le même langage, HTML, aux deux serveurs différents qui parleront avec le même langage à la base de données.

Deux serveurs différents ? Pour les blogs, c'est pareil. Par exemple, pour voir mon blog, j'utilise (et toi aussi) un serveur blogspot.com (redirigé à partir de aubistrogeek.com). Pour gérer mon blog, j'utilise un autre serveur, blogger.com. En fait, ce sont plus précisément trois serveurs : un pour la consultation sur ordinateur, un, très proche, pour la consultation sur smartphone, un pour la gestion du blog. Pour la banque, c'est pareil. Tu auras un serveur pour consulter tes comptes sur ton PC et un autre pour consulter ton compte à partir d'un automate de type « distributeur de billets ».

Revenons à nos moutons.

Je disais qu'un blog est avant tout une base de données. Ça te troue peut-être le cul mais c'est comme ça. Les gens qui ont un blog "Wordpress.org" le savent très bien.

Cette base de données est composée de trois machins, disais-je... J'ai oublié quelques détails. Par exemple, elle contient aussi les commentaires aux billets.

Et les flux RSS ?

Ils font partis des machins que j'ai oubliés. Le fameux flux RSS ! C'est en fait un petit fichier à côté du blog. Tiens ! On parle parfois de flux ATOM. C'est à peu près pareil. Ce sont deux standards différents mais tous les deux basés sur la norme XML que j'évoquais plus haut.

Le flux RSS est un fichier qui est mis à jour quand on publie un nouveau billet, notamment. Il contient une description rapide du blog et les derniers billets, soit complets, soit tronqués. S'ils sont complets, ils peuvent avoir le même format que les billets. D'ailleurs, si tu consultes un de mes billets, il aura la même tronche dans Google Reader que sur mon blog.

L'intérêt du fichier RSS est qu'il est tout petit et "statique" alors que le blog lui même contient un tas de saloperies diverses (bannière, image de fond, blogroll, les commentaires, le soft pour gérer les commentaires...). Le fichier HTML est généré à chaque affichage du blog.

Si tu utilises Netvibes ou une application sur smartphone, tu auras remarqué que l'affichage prend quelques temps : il faut que le serveur qui gère ça aille voir si les flux RSS de chaque blog ont été modifiés depuis la dernière fois puis, le ça échéant, le télécharge. Si besoin, il va le traduire en HTML pour que ton navigateur l'affiche.

Autour des flux RSS, il y a une espèce de double malentendu. D'une part, la notion de flux est un peu abusive. Ça vient probablement de l'anglais ou d'un vieil usage dans l'informatique. D'autre part, l'abonnement aux flux ne vient pas du fait qu'on s'abonne à un blog mais qu'autrefois il fallait être abonné pour pouvoir lire un flux. Vous vous abonniez à un blog dans votre agrégateur et, lui, s'abonnait au flux pour avoir l'autorisation de le lire.

Avec le terme abonnement, on avait l'impression que c'est l'abonné (l'agrégateur) qui recevait automatiquement l'information (comme on reçoit dans notre boîte à lettres un journal auquel on est abonnés) alors que c'est bien l'agrégateur qui va chercher le fichier avec ce qu'on appelle un flux.

L'utilisation quasi obligatoire à une époque de feedburner rendait cette notion d'abonnement plus réelle. Comme Google Reader et Feedburner étaient dans la même boutique, ça facilitait la chose.

Bon...

Il n'y a pas que les agrégateurs ou lecteurs de flux qui utilisent les flux RSS. Par exemple, les billets de ce blogs sont publiés automatiquement sur mon compte Twitter et ma page Facebook. Pour ce faire, j'utilise dlvr.it qui va vérifier périodiquement le flux de mon blog pour voir s'il y a du neuf.

Tous les dix minutes, dlvr.it appelle Blogspot : "hé ho ! Y'a du neuf chez aubistrogeek.com ?", Blogspot renverra la question à Blogger qui renverra la question à Feedburner... Vous imaginez le bordel !

Autre exemple... Vous voyez en haut de ma colonne la plus à droite. Il y a une blogroll dynamique. Les blogs y sont affichés avec le dernier billet de chacun. C'est basé sur les flux.

Allez sur mon blog politique. Je ne sais plus combien de blogs sont présentés. Disons 150. A chaque fois qu'une andouille ouvre mon blog, il faut que blogueur aille voir les flux de chacun d'entre eux pour aller voir les billets de chacun (et ne présente que les 25 derniers). Vous avez vu ce bordel ? 8 ou 900 fois par jour, il va interroger 150 blogs, tout ça pour quelques loustics qui cliquent...

Je résume. Le flux RSS et son concurrent, le flux ATOM, sont des petits fichiers à côté des blogs que vont périodiquement mais fréquemment consulter des applications pour demander : "alors, quoi de neuf sur ce site ?". La réponse est négative dans 100% des cas.

J'espère que vous avez tout compris jusque là ! Des puristes pourront apporter des précisions si je me plante. Qu'ils ne focalisent pas sur les détails, je ne fais que vulgariser. Merde, quoi. Vive la vulgarisation.

Un dernier détail. Les flux RSS ne sont pas dédiés aux blogs ou aux sites web. Par exemple, si vous suivez le compte Twitter @leftblogs, il contient tous les billets de notre groupe de blogueurs gauchistes. Il est diffusé par dlvr.it sur la base d'un flux RSS qui agrège les flux RSS des blogs de tous les membres du groupe. Autre exemple, vous pouvez vous abonner à un flux RSS avec l'ensemble des tweets que vous avez marqué comme favoris.

Il existe, ainsi, des centaines de millions, probablement des milliards de flux RSS. C'est le bordel.

Bref…

Quand j’ai commencé à bloguer, fin 95, on ne parlait pas des flux RSS. On allait dans les blogs à la main, de blogroll en blogroll. La notion a commencé à se développer par la suite, j’ai appris que j’avais moi-même un flux RSS et que tous les blogs en avaient.

Techniquement, ça restait un peu du chinois. Les gens parlaient de syndication ou de mots compliqués comme ça. On y comprenait que dalle. C’est en 2007 qu’on a commencé à comprendre que la « syndication de contenu » était très importante et l’avenir du web.

On a commencé à s’abonner aux blogs dans Netvibes, qu’on aimait bien, c’était un truc Français. Il est sorti en 2005, trois semaines avant que Google ne sorte son service… On est passé à Google Reader pour différentes raisons, notamment qu’il offrait des services complémentaires.

RSS ne mourra pas. Google Reader sera repris par Feedly, ils ont vraisemblablement des accords. Google Reader n’avait plus aucun intérêt pour Google qui développe une autre approche du web.

C'est quoi RSS ?

Il faut que je réponde à mon commentateur. Ce n'est pas un outil.

C'est un petit fichier, annexé aux sites web, qui décrit les dernières modifications de celui-ci. Pourquoi voudriez-vous que ça disparaisse ?

06 février 2013

Moral de blogueur

Dans notre vie de blogueur, on connaît des hauts et des bas. Je suis dans une période où j'ai l'impression que tout va mal, que mes blogs ne fonctionnent pas (ce qui n'est pas bien grave) et que je n'arrive plus à produire du contenu intéressant, notamment pour le présent blog et le blog bistro (pour le blog politique, c'est un peu différent, les cycles sont beaucoup plus courts et dépendent de l'actualité).

J'en discutais ce matin avec un honorable confrère mais néanmoins ami : il est dans une période de creux. Plus envie de bloguer, l'impression de faire de la merde. D'une manière générale, parmi les blogueurs "de ma bande", j'ai l'impression que tout le monde roule un peu sur la jante. Même Sarkofrance a fait un billet assez pessimiste, ce matin. Pour ma part, j'ai une chance, je peux faire un billet sur à peu près tout. Il me suffit de prendre le premier article (qui ne concerne pas un fait divers) et je peux raconter n'importe quoi. Tiens ! Par exemple, je suis en train de faire un billet qui sera peut-être long pour expliquer que je ne suis pas inspiré. Faudrait pas boire...Toujours est-il que dans mon entourage, je traine une sacrée bande de feignasses !

En discutant avec ce confrère, je me disais que mon blog bistro et le blog geek étaient bien mornes, ces temps-ci. Sur le blog bistro, ça fait longtemps que je n'ai plus raconté une de ces histoires qui ravissent mes lecteurs (moins que moi...) avec des potes, de la bière, des cuites, ... Ici, ça fait longtemps que je n'ai pas présenté un truc utile aux copains blogueurs, une vraie innovation. Je fais des billets sur les réseaux sociaux d'entreprise, sur Google, ... Mais le nombre de commentaire reste aussi dérisoire que le nombre de litres d'eau que je bois chaque jour.

C'est justement en buvant le 18ème demi avec mon sandwich beurre pâté rillettes, ce midi, que j'ai eu l'idée de sortir des graphiques avec l'historique des visites de ces deux blogs depuis janvier 2010. En haut à gauche, le blog geek. A droite du paragraphe au dessus, le blog bistro. J'ai ajouté la barre rouge, sur les deux, environ au seuil des 8000 visites par mois. On constate quand même un beau calme plat aux environs de cette ligne. Mes blogs n'ont pas gagné un visiteur depuis trois ans. Pour être précis, ce calme date de septembre 2009 pour le présent blog et depuis mai 2008 pour le blog bistro. Pour le blog politique, la barre pourrait être fixée aux alentours de 21 ou 22 000 et le calme plat dure depuis septembre 2009 (pour mémoire, c'est en octobre 2008 qu'il est arrivé premier du classement des blogs politiques et en août 2009, premier du classement général). Néanmoins, je ne diffuse pas la courbe ici car l'activité est essentiellement liée à l'information politique : mon blog a, par exemple, cartonné pendant les élections présidentielle et législatives mais est retombé très bas dès juin (la lassitude des lecteurs ou la mienne) mais n'est reparti en octobre.

Dans la courbe du blog geek, on constate trois pointes d'activités (dont celle du mois dernier). Dans le blog bistro, on en voit un un peu important. Ils n'ont aucun rapport avec l'activité que j'ai sur mes blogs mais à des buzz plus ou moins intéressant. Par exemple, si le présent blog a bien marché le mois dernier, c'est parce que j'ai fait un billet il y a quelques mois comment réparer le bouton de l'iPhone 4... Ca intéresse maintenant beaucoup de monde. Le gros pic précédent correspond à un buzz vraiment idiot : la dernière fois qu'il y a eu une grève des fournisseurs de carburant, j'avais fait croire qu'un lascar avait sorti une application pour iPhone permettant de trouver des stations service ouvertes. Pour le blog bistro, j'ai eu beaucoup de visiteurs, en janvier, avec un vieux billet évoquant les fesses de Justin Bieber alors qu'une photo de ses fesses a réellement circulé sur le web, récemment.

Ainsi, le ressenti que l'on peut avoir de l'activité de nos blogs par les différents indicateurs à notre disposition (nombre de visites par jour, nombre de vues par billet, nombre de RT par billet, nombre de commentaires par billet, ...)  mais aussi à notre satisfaction personnelle (le plaisir d'écrire, le nombre de bons billets que l'on pense faire, le nombre de bons billets que l'on pense lire chez les copains) n'a rien à voir avec la forme réelle du blog.

En d'autres termes, si je gagnais du pognon avec de la publicité, mes revenus évolueraient peu. Je ne gagne pas de pognon et je ne cherche d'ailleurs pas du tout à faire monter mon audience par les différentes techniques à notre disposition (SEO, ...). L'audience est trop dépendante des évolutions d'algorithme de Google... D'ailleurs, les évolutions récentes de Google montrent que Google est de moins en moins au service des sites web et de plus en plus au service des gens qui recherchent de l'information (ce qui m'emmerde pour le blog politique, toutes les recherches que l'on fait donnent des résultat dans l'actualité).

Il y a donc une seule solution : avancer, faire des billets de blog, attendre que l'inspiration revienne...

Une solution pourquoi ? Je ne sais pas. Retrouver du plaisir à bloguer ? Il n'a jamais disparu.

16 novembre 2012

Message de service (suite à mon billet sur les "vrais blogs")

Le 9 novembre, j’ai fait un billet pour tenter de définir ce qu’était un vrai blog (au sein de « notre blogosphère », notion assez difficile à retenir).

Voila les règles que j’avais définies :
Première règle : le taulier ou les tauliers doivent être identifiables en tant qu’individus.
Deuxième règle : le taulier doit marquer son attachement au volet « réseau social » du blogage.
Troisième règle : les flux RSS doivent être complets
Quatrième règle : le contenu doit être original
Cinquième règle : le blog doit avoir une tronche de blog
Sixième règle : on doit pouvoir s’abonner au blog et on doit pouvoir commenter
Septième règle : le taulier doit produire le contenu

Parmi les commentaires :

Dada dit qu’il faudrait ajouter une règle indiquant que le taulier doit répondre aux commentaires. Je ne suis pas vraiment d’accord… Refusé, sur certains blogs c’est impossible. Mais je ne conçois pas s’avoir un blog sans réponse aux commentaires.

Un échange avec l’Hérétique et les remarques de Lolo (voir ci-dessous) me dit que les règles ne doivent pas être appliquées trop lourdement.

Lolo pense que je devrais supprimer les règles trois et cinq et s’interroge sur la une. Je vais donc virer la 3. Je vais supprimer la 1, trop difficile à mettre en œuvre, de toute manière…

La suite au prochaine numéro.


09 novembre 2012

7 règles pour définir ce qu'est un vrai blog

Mon ami Romain Blachier vient, à son tour, de demander à quitte « le classement ». Parmi les raisons, il évoque : « Plus grave (enfin tout est relatif) est la modification récente de critéres de calcul du classement, qui ne distinguent plus les blogs et les sites d'agrégation de contenus, qui se contentent de copier coller à l'identique des sites extérieurs ou des extraits de ceux-ci. »

C’est un sujet qui me turlupine également : c’est quoi un vrai blog ? Les sites d’informations, par exemple, reprennent aussi séquentiellement des publications auxquelles il est possible de laisser des commentaires… Ils font des liens, publient des photos,…

Il serait intéressant d’affiner une définition, pas nécessairement « des vrais blogs », mais « des vrais blogs de notre blogosphère ».

Je vais donc proposer quelques « règles ». Vos remarques et ajouts sont les bienvenues… Je ne demande qu’à me laisser convaincre si vous n’êtes pas d’accord avec moi.

Première règle : le taulier ou les tauliers doivent être identifiables en tant qu’individus.

Par exemple, j’ai dans ma colonne de gauche le lien vers un compte Twitter où je parle à la première personne. Autre exemple : par sa notoriété, Presse Citron est « assimilable » à son taulier, Eric, ce qui n’est pas le cas de 3minutes30 alors que ses tauliers principaux sont de bons potes à moi. Tiens ! Encore un exemple : je suis abonné au blog du Parti Socialiste des Côtes d’Armor, mais il est impossible d’identifier un taulier alors que je crois savoir de qui il s’agit.

Deuxième règle : le taulier doit marquer son attachement au volet « réseau social » du blogage.

Par exemple, dans son blog, Yvan Rioufol ne met aucun lien vers d’autres blogs (du moins dans les billets de la page d’accueil, je n’ai pas tout fouillé) et sa blogroll est cachée en bas de sa colonne de droite.

En gros, avec cette règle, on va pouvoir « éliminer » les gens qui utilisent le support blog exclusivement comme support de communication.

Troisième règle : les flux RSS doivent être complets

Le fait de tronquer ses flux montre une volonté de capter les lecteurs (pas nécessairement pour une mauvaise raison : chacun fait ce qu’il veut), de les forcer à les visiter.

Quatrième règle : le contenu doit être original

En d’autre terme, l’essentiel de ce qu’il y a dans le billet doit être produit par le taulier lui-même. Ca compte aussi pour les vidéos ou pour la musique. Par exemple, un blog « musique » doit contenir un minimum de texte, par exemple comme chez Gildan, essentiellement consacré à la diffusion de musique, qui essaie de nous raconter pourquoi il s’intéresse aux groupes qu’il présente.

Cinquième règle : le blog doit avoir une tronche de blog

Par exemple, en illustration de ce billet, vous avez le blog de mon ami Christophe (Peuples.net, maintenant inactif, c’est pour ça que je me permets de le citer). En haut, on a bien le dernier billet mais, en dessous, la « séquentialité » des billets n’apparaît pas : ils sont triés par catégorie et la date de parution n’apparaît pas sur la page d’accueil.

Sixième règle : on doit pouvoir s’abonner au blog et on doit pouvoir commenter

Je parlais plus haut des flux RSS complet mais j’ai oublié de préciser : il faut des flux RSS ou autre, compatibles avec Google Reader.

En outre, je connais un blog où il n’est pas possible de commenter. C’est grotesque.

Septième règle : le taulier doit produire le contenu

Par exemple, le blog de Jean-Luc Mélenchon est exemplaire : c’est lui qui écrit et qui s’adresse aux lecteurs. D’autres blogs de personnalités politiques ne font que de la communication institutionnelle. Voir ce que je disais plus haut sur les tribunes.


27 octobre 2012

Photos de l'iPhone pour le blog

J'aime bien faire des photos avec l'iPhone pour illustrer les billets de blog. Quand on y met un peu d'attention, elles sont relativement nettes. Par contre, mettre de l'attention n'est pas toujours facile puisqu'on est obligés de faire rapidement.

Toujours est-il que les sources de lumière viennent gâcher le résultat, en intérieur comme en extérieur !

Quelqu'un a-t-il une solution ?

Sachant que je publie la photo juste après et ne souhaite pas utiliser un logiciel de retouche sur PC...

24 septembre 2012

Facebook vs. les blogs

« Attention à la centralisation... Ce n'est pas bien compliqué de prendre un hébergement et d'y installer un blog. Ce n'est pas cher et on un meilleur contrôle des données. Je vois mal l'intérêt de bloguer si c'est pour se retrouver au final sur un système similaire à Facebook. » Hier, j’évoquais le fait que la proportion des blogs Blogger augmente dans la liste des blogs auxquels je suis abonné et dont je considère le taulier comme un pote. Ce commentaire d’Antonin mérite une attention particulière.

C’est bien sûr la dernière phrase qui m’intéresse.

Je vais donc commencer par évacuer le reste en un paragraphe. La centralisation ? Il a raison, il y a un risque. Mais je me contente de faire un constat : le taux de blogs Blogger augmente dans ma liste de blogs. C’est un peu le hasard. Mes propres blogs sont chez Blogger depuis le départ. Je n’ai aucune idée du marché. Pas compliqué de prendre un hébergement ? Si. On est dans un monde grand public où les gens ne savent pas ce qu’est une base de données. On parle de tricot, de cuisine, de bagnole, de politique… pas de CSS et de machins comme ça.

«  Je vois mal l'intérêt de bloguer si c'est pour se retrouver au final sur un système similaire à Facebook. »

Cette remarque est très intéressante puisqu’on parle effectivement d’un rapprochement de nos blogs avec le principal concurrent de Facebook. On va vers un monde où Blogger sera le principal support de contenu pour Google+ (Facebook n’a pas l’équivalent) mais ce n’est pas un problème.

Je vais revenir sur la centralisation. Il y a un risque, disais-je. Néanmoins, je suppose qu’Antonin a utilisé un smartphone Androïd ou un navigateur Chrome pour faire son commentaire. Le danger de l’hégémonie de Google ne vient pas des blogs…

« Je vois mal l'intérêt de bloguer » ! Chacun aura son propre intérêt pour bloguer. Le mien est de rigoler et de discuter avec les copains. Je conçois donc les blogs comme un réseau social. Ca fait longtemps que j’ai perdu toute illusion quant à l’intérêt et l’influence des blogs politiques. Je fais par exemple un billet politique tous les matins depuis environ 6 ans (sauf le week-end). Ce que j’aime bien faire, c’est donner mon avis sur un sujet et attendre les commentaires des « copains ». Et j’aime bien, aussi, lire les billets des copains, voir de quoi ils ont envie de parler, la manière avec laquelle ils traitent les sujets, …

Les blogs Blogger se ressemblent tous. Voila ce qu’on pourrait aussi entendre avec cette histoire de « similaire à Facebook ». Ca ne me dérange pas plus que ça : je suis là pour lire des billets, pas pour regarder le look de blogs. Mais d’une manière générale, tous les blogs se ressemblent : il y a un en-tête, une large colonne avec des billets et une ou deux colonnes avec des bricoles. Ceux qui ont essayé de faire autre chose se sont vautrés…

Il y a une différence entre l’approche « blogs » et l’approche Facebook.

Facebook est le centre d’un réseau social. Vous allumez votre PC, chargez votre navigateur et cliquez sur http://www.facebook.com et, là, vous avez accès au contenu.

Pour les blogs, chaque utilisateur aura sa méthode pour consulter le contenu généré par les copains : à partir des mails (s’il reçoit des abonnements), à partir d’un agrégateur de flux, à partir d’une blogroll, à partir du tableau de bord Blogger, à partir d’une liste de favoris ou par un accès direct, à partir de Twitter, de Facebook, de Pearltrees, de Hellocoton, de Ebuzzing, …

Il y en a même qui utilisent un moteur de recherche pour trouver mon blog. En moyenne 15 personnes par jour arrivent sur mon blog politique en tapant « Partageons mon avis » ou « jegoun ». Il est probable qu’il s’agisse des mêmes personnes qui viennent tous les jours ou presque et qui ont l’habitude de passer par Google pour aller partout.

«  Je vois mal l'intérêt de bloguer si c'est pour se retrouver au final sur un système similaire à Facebook. »

Même si le but est le même : partager des machins avec des copains et des inconnus, l’approche est radicalement opposée.

« Ce n'est pas bien compliqué de prendre un hébergement et d'y installer un blog. » Je vois mal l’intérêt de bloguer si c’est pour passer une partie de son temps les mains dans le cambouis.

02 janvier 2012

Blogueur ou geek ? Qu'attendre pour 2012 ?

Et si on procédait à l’envers, cette année ? Plutôt que d’attendre la fin de l’année, si on disait ce qu’on attend de nos geekeries diverses pour 2012 ?

Côté Apple :

Et si Apple nous sortait une version de iTunes pour PC vraiment agréable à utiliser, qu’on ne passe pas des heures à comprendre, qu’iCloud y soit intégré sans qu’on soit obligés de passer par un nouveau site web auquel on ne comprend pas grand-chose faute d’y aller très souvent… et d’en avoir la nécessité ?

Côté Google :

Les différentes briques se mettent en place progressivement depuis la sortie de Google+ à la fin du premier semestre, mais indépendamment de Google+ (j’y reviendrai), j’attends de Google une bricole qui me simplifiera énormément la vie : une nouvelle amélioration de la gestion des comptes.

Ca a été un des mes gros boulots de la fin de l’année et des vacances : bien séparer mon compte personnel et le compte « Nicolas J » que je dois utiliser pour les blogs, notamment pour arrêter de recevoir des mails de notification de commentaires en pagaille pendant les heures de travail. Ca fonctionne à peu près bien et ça me soulage beaucoup depuis quelques mois.

Il reste néanmoins quelques bugs quand on passe d’une application Google à une autre avec changement de compte. A corriger…

Côté Blogger :

Tout d’abord, il faudrait corriger quelques bugs notamment lors de la saisie de commentaires sur l’iPhone (l’application se bloque à moitié parfois) mais aussi dans l’interface sur PC, comme l’impossibilité d’enlever la vérification « antispam » sans passer par l’ancienne interface. Je trouve qu’il y a encore quelques bugs autour de la gestion des flux (même si une sensible amélioration semble avoir eu lieu fin 2011).

Côté fonctionnalités, j’attends une nouvelle version des « modèles dynamiques », vraiment très agréable, mais qui empêchent, actuellement, d’avoir une colonne « utilitaires » (donc une blogroll et autres widgets sympathiques).

Une bricole pour diffuser automatiquement les billets vers un ou plusieurs comptes Twitter et un ou plusieurs comptes Facebook sans passer par des applications tierces (pour moi : dlvr.it pour Twitter et RSS Graffiti pour Facebook) serait un plus (mais n’allant pas nécessairement vers les intérêts de Google).

Côté outils autour des blogs :

A part tout ce que je site dans ces notes à propos de l’agrégation, de la diffusion de contenu, j’aimerais bien des outils statistiques beaucoup plus complet plutôt que de devoir fouiller à droite ou à gauche… et expliquer à mes potes comment faire…

J’ai besoin :
-         de savoir combien de fois chacun de mes billets est lu (y compris via Google Reader…),
-         de savoir quel est l’impact du partage de contenu que je fais (soit automatiquement de mes billets soit des billets des copains que je partage ou des articles de presse), que ça soit dans Twitter, Facebook ou Google+, et ce partage par partage,
-         de savoir comment sont partagés mes billets par les autres, quels sont les impacts (nombre de clics, …), …
-         d’avoir des récapitulatifs de tout ça.

Il ne s’agit pas de se branler la nouille mais d’analyser objectivement et « brutalement » les chiffres (comme je le fais parfois on constatant que les backtweets que je fais de billets sont peu cliqués).

Côté Google Reader :

Pour l’instant, j’aimerais juste savoir où souhaite aller Google dans l’intégration entre Google Reader et Google+, pour le partage et tout ça, en tant que :
-         partageur,
-         lecteur,
-         diffuseur de contenu (blogueur).

Côté Google+ :

En complément de mon machin sur les statistiques, ci-dessus, j’aimerais bien savoir qui partage mes billets et surtout les commentaires qui sont fait sur mes billets partagés par d’autres.

Par ailleurs, en complément du machin Google Reader, ci-dessus, j’aimerais bien savoir ce que Google va mettre à disposition des blogueurs pour permettre, via une page ?, aux blogueurs de permettre à des gens de s’abonner au contenu des blogs dans Google+.

Côté Twitter :

A l’usage, la nouvelle application Twitter pour iPhone est vraiment très bien (contrairement à ce que je disais) mais il y a un gros manque : la gestion multi-comptes est bien trop lourde (et pas instinctive), contrairement à la précédente version mais aussi à la version Twitter pour iPad. Quant à l’application web pour PC, elle n’est pas du tout multi-comptes. Il faudrait que ça bouge. Même si je suis probablement une exception.

Par ailleurs, j’aimerais bien une application qui me permette de faire facilement le ménage dans mes abonnements en me présentant :
-         les abonnements inactifs depuis quelques temps,
-         les abonnements avec lesquels je n’ai aucune interaction,
-         les abonnements qui ne sont pas abonnés à mon compte.

Côté Facebook :

Tiens ! Je n’attends pas grand-chose, sauf peut-être (comme Google+, d’ailleurs) une solution pour pouvoir diffuser plus simplement mon contenu (et permettre plus facilement aux gens de s’abonner à mes pages), voire de m’en servir moi-même comme agrégateur de flux.

En gros, ce qu’il serait bien, mais je ne sais pas comment, c’est qu’en temps que lecteur, on puisse choisir l’activité que l’on a dans Facebook : soit on est là pour lire des diffusions d’autrui, soit pour papoter avec les copains, plus ou moins proches. Ce n’est pas qu’une question de « cercles » (quand un copain blogueur diffuse des liens, il est probable que je m’en foute, je suis dans Facebook, à ce moment là, pour savoir ce qu’il a de personnel à nous dire).

D’ailleurs, on pourrait très bien voir une séparation des rôles entre Facebook et Google+…

A part ça, je n’aime pas beaucoup l’application Facebook pour iPhone (pourtant j’y passe du temps) mais je ne saurais quelles améliorations proposer.

Concluons…

La bataille entre les géants de l’informatique, Microsoft, Facebook, Google et Apple, et quelques plus petits tels que Twitter, va se poursuivre en 2012. Eux-mêmes ne savent probablement quels sont les enjeux puisqu’on ne peut pas savoir quels seront les évolutions technologiques et modes de demain.

Google+ et Facebook semblent avancer à marche forcée, s’observant vaguement du coin de l’œil, imposant des évolutions à des utilisateurs passifs qui regardent passer les trains en loupant quelques rames.

Ca serait sympa qu’ils écoutent nos demandes, non ?

Et toi, qu’attends-tu ?

14 avril 2011

Question de @fattorius : as-tu déjà reçus des sollicitations pour des billets

Tiens ! C’est DF qui me pose la question suivante : « As-tu déjà reçu, grâce à tes blogs, des propositions de partenariats, commerciaux ou autres, et sous quelle forme (entrées au cinéma, carte du PS gratuite, cravates à tester, informations et scoops en primeur) ? »

La réponse est oui.

Depuis quelques jours, d’ailleurs, c’est une calamité : je reçois peut-être une dizaine de communiqués de presse par jour. Je suppose qu’une grosse agence de com a récupéré mon adresse mail.

Les blogs sont à la mode mais ces braves communicants font une erreur grave : les blogs ne sont pas lus à part par les stagiaires des agences de communication qui n’ont rien à glander mais qu’il faut bien facturer aux clients.

J’ouvre tous les mails de sollicitation systématiquement.

Si c’est un truc pour la politique, souvent je le transmets aux copains des leftblogs. Hier, par exemple, j’ai reçu un mail de la Fondation Nicolas Hulot à propos de la déclaration de candidature à la présidentielle du taulier. J’ai trouvé ça gonflé, ce côté « mélange des genres ». Sans compter que je me demande si ça ne devrait pas être intégré aux comptes de campagne. « J’hallucine » comme on dit en imaginant une fondation comme celle-là payer des gugusses pour faire le tour des blogs politiques (à partir du classement Wikio, je suppose) pour récupérer les adresses mails des tauliers mais sans tenter d’évaluer si la démarche ne serait pas un tantinet contreproductive… J’aurais pu en faire un billet…

Si le mail de sollicitation n’est pas personnalisé et si je n’ai pas de temps de cerveau disponible, je le fous à poubelle.

C’est le présent blog qui m’attire le plus de sollicitation, alors que PMA est bien plus lu. Je suis également parfois sollicité pour PMA mais pour des sujets plus politiques. Les deux blogs « divers » me génèrent quelques demandes, également, ce qui me fait toujours rire pour le Comptoir, avec ses 80 ou 100 visites par jour…

Mes interlocuteurs sont toujours surpris quand je refuse une « gratification » pour un billet que je pourrais faire à leur demande. Par exemple, mon blog a été mis en lien chez France 5 à l’insu de mon plein gré. J’ai présenté leur série de reportages parce qu’elle me paraissait intéressante, pas pour avoir un lien…

Ainsi, quand j’accepte de répondre positivement à une sollicitation, c’est uniquement parce que le machin m’intéresse et est susceptible d’intéresser mes lecteurs.

Je ne suis pas à vendre.

Ce dernier message n’était pas destiné aux brasseurs.

Enfin, j'adore quand je reçois des commentaires de "petits blogueurs" me proposant un échange de lien, ça me rappelle mes débuts...

12 avril 2011

Question de @disparitus : Combien de temps nos blogs vont-ils durer ?

J’ai lancé une série et Disp, après El Camino, me pose la question : « Combien de temps nos blogs vont-ils durer ?»

Les blogs en général

On nous parle souvent de « la mort des blogs » au profit d’autres machins qui seront utilisés pour diffuser de l’information. Personne ne répond à la question : « quelle information ? »

Les blogs continueront donc à exister, uniquement pour « contenir le contenu », je ne sais pas sous quelle forme, je ne sais pas avec quel moyen de diffusion.

Parce qu’il y aura toujours des zozos intéressés par l’écriture et d’autres par la lecture…

Nos blogs

Pour chacun, c’est selon.

Il m’est déjà venu à l’idée d’arrêter, ou, plus précisément, de reprendre sous une autre forme.

Il est probable que chaque blogueur finira par se lasser, on a déjà vu certains arrêter (au fait ! Pire Racaille a repris du service).

Pour ma part, il est probable que je finisse par être obligé de diminuer le rythme pour une raison ou une autre. J’imagine un changement de boulot avec plus de transport ou des nuits à l’hôtel. Ou un stage de trois mois à l’hôpital pour une cirrhose. Ou la nécessité de rentrer plus souvent en Bretagne. Alors je ne pourrais lire tous les blogs que je lis et la « baisse » sera inéluctable… Donc la motivation disparaitra.

Mais je ne crois pas. Nos blogs sont éternels.

Ne serait-ce que dans la mémoire de Google.

Des questions à un blogueur

Vlad est un génie ! Il n’avait pas d’idée pour son blog – je suppose – et a demandé à ses lecteurs de lui poser des questions par commentaires. Dimanche, il a fait un gros billet pour y répondre. C’est un génie sans bouillir, seulement, il aurait pu faire un billet par question et étaler les publications sur plusieurs jours.

En voyant mes deux billets d'hier, je me rends compte que j'ai fait pareil : j'ai répondu à des questions.

Je fais donc imiter officiellement Vlad : je vous propose de poser des questions, ici, mais exclusivement à propos de mes blogs, de mes trucs pour les tenir, des blogs en général, …

La question n’est pas de savoir si je suis inspiré ou pas pour faire des billets, uniquement de connaître les interrogations de mes lecteurs.

Toutes les questions sont permises (toutes les réponses aussi, d'ailleurs), mais un seul sujet : les blogs.

31 mars 2011

Pas de lien, bordel, pas de lien !

Juste un petit billet pour relayer l'appel de mon pote FalconHill, contre l'utilisation du machin de Lolobo pour faire des liens automatiques en fin de mois.

19 janvier 2011

Billets sponsorisés ou arnaque intellectuelle ?

Pour ce blog, je suis régulièrement sollicité par des « annonceurs » pour présenter leurs produits, sites web, application iPhone, … Je ne suis presque jamais sollicité pour le blog politique qui a pourtant trois ou quatre fois plus de lecteurs. Du fait de son bon classement au Wikio Geek, les agences de com qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez sont persuadées que j’ai autant de visites que mes honorables confrères alors que j’en ai à peu près vingt fois moins que la plupart (réellement).

Généralement, je refuse sauf quand les produits sont réellement sympas et pourraient être utiles à mes lecteurs réguliers (la plupart viennent du blog politique et ne sont pas "geeks"). Je refuse presque systématiquement toute rémunération pour différentes raisons (crédibilité, honnêteté, …) mais le montant que je pourrais toucher en un mois ne paierait sans doute pas mes notes de bistro d’un week-end.

Je ne réponds pas toujours aux mails de sollicitation, faute de temps, mais souvent j’explique à l’expéditeur du mail les raisons de mon refus : pas assez de lecteurs. Pour l’anecdote, il m’arrive fréquemment de lire les mails de sollicitations à partir de l’iPhone. Dans ce cas, pour ne pas oublier de répondre, je le fais immédiatement en disant que je ne suis pas à mon bureau, mais « n’hésitez pas à me relancer ». Du coup, à la relance, je suis obligé de faire un billet.

Bref…

Généralement, j’en reçois tellement que j’oublie. Avec ou sans réponse, le mail passe à la poubelle.

Pas hier, j’ai oublié d'oublier. Et j’ai ouvert le mail par mégarde ce matin.

C’était pour une application iPhone n’offrant strictement aucun intérêt, ce qui n’est pas du tout péjoratif : on vivait très bien avant d’avoir des iPhone.

Le hasard faisait que j’avais dans mon Google Read le billet d’un de ces excellents confrères que j’étudie avec application pour repérer du contenu intéressant pour mon blog et leur faire gagner ainsi des liens (je suis le seul à citer mes sources, visiblement, …).

Ce billet présentait cette application iPhone sans le moindre intérêt.

La présentation élogieuse montrait un produit innovant, indispensable, que le taulier avait découvert et se faisait une joie de le présenter à ses lecteurs. Patati patata.

J’aurais été plus loin dans la découverte de l’application si je n’avais pas en même temps, sous les yeux, le mail de sollicitation que j’avais reçu et un billet faisant suite à la réception de ce même mail par un confrère.

Il avait réussi à rédiger son billet de manière à faire croire qu’il avait découvert pas à pas l’application, ses intérêts,… alors qu’il ne faisait que réécrire le contenu du mail.

De la pure arnaque intellectuelle.

Je ne lirai plus jamais les billets de mes confrères avec le même œil.

15 novembre 2010

Apprivoiser la blogosphère

- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser »?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens... »

10 novembre 2010

Promouvoir son blog avec Facebook

Avec un tel titre, je vais m’attirer des milliards de visites alors que j’ai oublié, devant « Quelqu’un peut-il me dire comment … » et un point d’interrogation. Je suis un piètre utilisateur de Facebook, je l’utilise essentiellement pour papoter avec des potes éloignés ou de la famille du même épithète.

Ces jours-ci, j’ai beaucoup parlé de Wikio qui utilise Twitter mais je ne vois pas, pourquoi, un jour, Wikio ne prendrait pas en compte les « partages » et autres « j’aime » de Facebook. Il y a, je crois, beaucoup de difficultés techniques liées à la « fermeture de Facebook ». Cette fermeture explique d’ailleurs pourquoi gmail s’est fâché et n’autorise plus Facebook à utiliser les contacts gmail pour trouver des « nouveaux amis ».

Avec Facebook, j’ai bien créé des pages avec chacun de mes trois principaux blogs. Néanmoins, je ne sais pas comment un type peut lire une page ou s’y abonner. Quand on me propose, moi-même, de m’abonner à une page, on me demande de l’associer à une page d’un de mes trois blogs (donc les pages que j’ai créées). Je n’y comprends rien. Il faut dire que je m’en fous. Néanmoins, si ça devient indispensable pour promouvoir l’information, il faudra bien que je m’y fasse.

En outre, je ne sais pas comment faire la promotion de pages et je ne « vais » jamais voir les pages de personne, ce qui fait une triple négation dans une phrase et n’est pas joli.

J’ai par ailleurs abonné mes trois blogs à Networkblog (ou un truc comme ça) qui permet de faire apparaître mes blogs sur mon mur.

Avant, j’avais trouvé un truc qui mettait directement le flux d’un blog dans mon mur mais je n’ai jamais réussi à mettre les trois. J’avais quelques commentaires déposés directement « sous la reprise du billet dans le mur » (un peu aussi pour les deux autres blogs mais beaucoup moins). Je n’en ai presque plus maintenant (et ça m’arrange, je n’aime pas disperser les commentaires) que j’ai supprimé ce truc. Il faut dire que parallèlement j’ai « éduqué » mes commentateurs pour intervenir directement dans les commentaires des blogs. Je ne sais pas qu’en penser.

J’arrive très bien à savoir que le nombre de visiteurs apportés par Twitter est notable même si je n’arrive pas à le mesurer exactement (avec l’utilisation de certains raccourcisseurs d’URL et certains « clients Twitter », on ne sait pas où les gens ont cliqué, je crois).

Par contre, je n’arrive pas du tout à estimer le nombre de gens qui viennent de Facebook (a vue de nez 1 ou 2% des visites mais les petits ruisseaux…). Et je n’arrive pas à savoir si les gens qui lisent mes billets avec networkblogmachin sont comptabilisés tant qu’ils n’ont pas réellement accédé au blog (ou comment ils sont comptabilisés puisque mon « widget » du compteur de visites est bien chargé par networtruc).

C’est frustrant pour un blogueur…

Et vous, comment assurez-vous la promotion de votre blog avec Facebook ? Lançons une chaîne. Isabelle. Nicolas. Gabale. Zette. Elmone. Lolo. Val. Matfanus. Ferocias. DF. Hop ! 10 blogs tagués.

08 novembre 2010

Noyés sous l'information

Agilement, je vais rebondir sur le billet de Disp : « Faut-il opposer réseaux sociaux et blogging ? »

Mon éminent confrère a d’ailleurs probablement rédigé ce titre en état d’ébriété avancée : je considère le blogage comme un machin de réseau social : on se cause, on s’abonne, on se fait des liens, on diffuse de l’information, on met des vidéos, …

Il pensait évidemment aux machins comme Facebook ou Twitter.

Le fond du billet de M. Disp est qu’on est noyés sous l’information.

Son éminence suggère vaguement une piste mais la raye immédiatement : on ne peut plus, aujourd’hui, en tant « qu’observateur de l’actualité » se passer de ces machins. En tant que blogueur, non plus, à mon avis : Twitter est devenu une source importante de visiteurs pour les blogs (mais difficilement quantifiable : quand un de mes abonnés est sympa ou quand un billet sympa est twité, il m’arrive de m’abonner au blog ; le taulier ne peut pas le savoir).

La première conséquence de cette abondance l’information (de liens, pour être précis) est qu’on apprend immédiatement à faire le tri en fonction de la manière avec laquelle on la reçoit. Un twit pourri, on zappe. Un lien dans un billet comme j’ai fait ici, « on » clique si on est blogueur par ce qu’ « on » se doute bien que je n’ai pas mis un lien pour rien (le taulier du blog en question ne le saura pas puisqu’une partie des visites viendront « de mon flux » par l’intermédiaire d’agrégateur). On clique aussi en fonction de l’auteur du twit. Je ne vais dénoncer personne mais il y a des gens pour qui je ne clique jamais sur le lien car je sais qu’il a des centres d’intérêts différents des miens ou, au contraire, qu’il fera un billet sur son blog s’il trouve une information intéressante.

Une information intéressante ? Qu’est-ce donc ? En tant que blogueur politique, soyons clair : une information susceptible de me faire pondre un billet m’intéressera plus que la nouvelle version d’un OS pour une marque de téléphone dont je n’ai jamais entendu parler qui pourrait pourtant intéresser les lecteurs du présent blog. Clairement, je sais d’avance que la plupart des liens qui passent à la portée de ma souri ne m’intéressent pas. En plus, Twitant à partir de l’iPhone essentiellement, je ne vais pas prendre le risque de perdre cinq minutes à ouvrir une page web dans l’affreux navigateur associé à l’application que j’utilise.

Par ailleurs, ça fait belle lurette que je ne clique plus sur les liens dans les billets sauf si le billet est là pour faire la « promotion » d’un blog.

En tant que diffuseur d’information (« Digital Curator » : ne cliquez pas, c’est un lien de complaisance), il faut donc que l’on fasse gaffe à la manière de diffuser l’information (il faut d’ailleurs que les liens de complaisance apparaissent comme tels pour ne pas perturber le lecteur).

Surtout, il ne faut pas s’imaginer qu’on va forcément intéresser le lecteur (du twit, du billet, …). En noyant le lecteur sous l’information on participe au débordement général.

Par ailleurs, ce n’est pas nécessairement l’information qui m’intéresse mais ce qu’en pense le mec qui croit utile de me la refiler. Aussi, c’est bien pour ça que je tiens un blog politique. Par exemple, mon dernier billet dans le blog politique porte sur les propos de Valls à propos d’une histoire de voile dans une crèche. Mon lecteur aura l’information par son site de presse en ligne favori. Ce qui m’intéresse, dans cette histoire, est de dire que je suis d’accord avec Valls, c'est-à-dire que je ne démords pas d’une position franchement hostile patati patata.

L’information est donc que je ne démords pas d’une position franchement hostile… Valls est oublié.

Est-ce une information intéressante ?

Est-ce une information ?

Pourtant, il se trouvera peut-être deux ou trois personnes pour en faire un billet de blog et cinq ou six pour la retwiter…