05 avril 2013

Trouver des comptes à suivre dans Twitter

J'ai fait deux billets avec des conseils pour Twitter. Nous sommes vendredi, le jour du #FF. Je vais en donner un autre : comment repérer des Twittos intéressant à suivre ? Tu débarques dans Twitter, tu ne sais pas comment trouver des comptes intéressants à suivre, tu t’emmerdes à suivre le Monde parce que tu t’es dit qu’un tel journal avait forcément un compte mais finalement, tu ne sais pas quoi foutre.

Je vais t’aider et tu me remercieras.

Il y a trois catégories de comptes :
- les comptes institutionnels
- les comptes d’influents
- les comptes de sympathiques twittos de bonne compagnie. 

Et ceux qui n'ont aucun intérêt et dont je ne parlerai pas. Dans chaque catégorie, je mets un peu de tout. 

Les comptes institutionnels

Je n’ai pas trouvé d’intitulé plus seyant (celui là est complètement con quand on regarde la définition de "institution").

On y trouvera le compte de l’Elysee, celui de Justin Bieber, celui Sébastien Chabal, celui du Monde, celui de Jean-Michel Apathie, celui de la Fédération Française de Football… On y trouvera même @jegounblogs qui reprend automatiquement les publications de mes blogs.

Tu t’y abonnes parce que tu t'intéresses à un sujet précis. Ne t'attends pas à établir un dialogue avec eux. 

Je ne connais pas tes centres d’intérêt donc je ne peux pas t’aider à trouver ce que tu cherches. Cherche sur le web. Par exemple, @KronenbourgFr existe.

A moins d’être vraiment fan de quelque chose, s’y abonner ne sert pas à grand-chose. Dès que tu as plusieurs centaines d’abonnements (ça vient vite), la probabilité que tu tombes par hasard sur une publication intéressante est assez faible. Pour ma part, je ne suis que @elysee par pur militantisme crétin.

Les comptes influents

Ces comptes twitter sont influents uniquement parce qu’ils ont beaucoup d’abonnés. Chaque tweet qu’ils émettent est vu par beaucoup de monde. Dans mon domaine de blogage, ils appartiennent souvent à des personnalités des médias qui ne sont pas nécessairement connues du grand public.

S’ils ont beaucoup d’abonnés, c’est qu’ils ont vraiment en aspect intéressant. Afin de ne pas dénigrer mes camarades, je vais m'autodénigrer : @jegoun a 4400 followers, le tout pour raconter des conneries au comptoir. Sur les 4400, j’en connais environ 150 et j’identifie les pseudos de quelques centaines (voir mon billet d’hier). Ainsi, si environ 4000 comptes actifs alors qu’on ne discute jamais continuent à me suivre, c’est qu’ils trouvent un intérêt dans mes conneries. C’est étrange.

Je me suis "autodénigrer" mais je connais un tas de compte avec plein d'abonnés alors qu'ils n'ont aucune intérêt. 

Je ne peux pas non plus t’aider à en repérer, ils viendront dans ta TL assez rapidement car ils sont beaucoup RT ou citer.

Les comptes de sympathiques twittos de bonne compagnie

C’est l’essentiel des comptes Twitter, des braves gens comme toi et moi qui avons envie de papoter, de rigoler et de recevoir de l’information. La difficulté est de les repérer. Tu vas tomber sur des copains de copains mais tu n’auras finalement aucun atome crochu.

Il faut trouver des gens qui veulent bien papoter, sont drôles ou intéressants,... Pas facile. Il y en a pourtant plein. Le plus difficile est de ne pas suivre n'importe qui au départ, tu auras toujours des remords à unfollower. C'est humain. 

Il faut commencer par repérer des personnes que tu connais et avec qui il est supportable d’être dans Twitter. Il faut éviter les relations professionnelles (ton boucher n’a pas forcément envie d’être emmerdé par ses clients) et certaines relations familiales (tu peux suivre tout le monde sauf tes enfants, petits-enfants et tes parents ou grands-parents). Il y a des gens que tu n’as pas envie de suivre mais il faut penser à l’inverse : ceux que tu n’as pas envie qu’ils te suivent et ceux que tu penses qu’ils n’ont pas envie que tu les suives.

J’ai, par exemple, des collègues de bureau qui ont twitter, je leur ai demandé de ne pas me suivre. Donc, si je tombe sur le compte Twitter d’un collègue de bureau, je ne vais pas le suivre parce que je ne sais pas s’il a bien envie que je le suive.

Petit 1 : si tu es blogueur, va voir les blogs de tes copains au cas où ils aient un compte Twitter. Regarde dans une période assez longue (48 heures) si dans Twitter ils discutent avec les autres. Il y a beaucoup de blogueurs autistes qui ne prennent Twitter que pour faire de la publicité à leurs blogs. Fais bien attention à ne suivre que ceux qui ont une activité intéressante dans Twitter.

Petit 2 : utilise la fonction qui permet de repérer des Twittos dans ton carnet d'adresse. Ne suis pas n'importe qui. Voir les précautions que je cite ci-dessus.

Ensuite, il va te falloir aller à la rencontre d’inconnus.

Tout d’abord, pour ma part, je m’abonne à tous les comptes francophone et non « institutionnels » qui s’abonnent à mon compte (j’unfollowe ensuite par vagues pour ne pas être submergé).

Pour le reste, je ne peux pas t’aider. Des pseudos vont passer dans ta TL et c’est à toi de décider de les suivre ou non.

Le #FF

C’est le fameux Follow Friday, pratique qui avait un sens au début de Twitter mais qui n’en à plus aucun, maintenant que nous sommes des millions.

Pour ceux qui ne savent pas, le #FF est une coutume qui consiste à conseiller des comptes Twitter à ses propres abonnés. La pratique est maintenant complètement dévoyée dans plus de la moitié des cas (j’ai participé à ce bordel : je faisais des #FF a des inconnus ; surpris, ils s’abonnaient à mon compte et je gagnais des abonnés). Surtout, le #FF est généralement destiné à saluer les twittos plus qu’à les recommander.

Alors, je vais donner un conseil : ne suis pas les #FF qui ne sont pas personnalisés avec une formule indiquant pourquoi il faut suivre le compte en question.



La géolocalisation au service de l'apéro

Une application pour smartphone sera bientôt disponible pour commander un "kit apéro"

"L’Appero est un service disponible sur Android (et très bientôt iPhone) qui vous permet de commander votre box apéritive pour 30€.
Inclus : 1 bouteille de vin blanc, rouge ou rosé (même si vous pouvez également demander de l’eau plate ou gazeuse ), du fromage, de la tapenade, du jambon sec, des olives, et du pain.
Le tout en quantité suffisante pour un apéritif à 4 ou un repas complet si vous n’êtes que 2.
La meilleure partie ? Vous pouvez être tranquillement assis sur le bord d’une fontaine en plein milieu de Paris et demander à vous faire livrer là (en prenant en photo votre visage ou la fontaine pour aider le livreur).
Une personne viendra vous apporter votre apéritif en vélo dans les 45 minutes suivant votre commande.
" nous dit  Presse Citron.

On arrête pas le progrès. D'un autre côté, comme je passe mon temps libre au bistro, je ne vois pas l'intérêt de me faire livrer l'apéro.

04 avril 2013

Utiliser Twitter en état d'ébriété avec sagesse : des conseils

Dans un précédent billet, je donnais des conseils pour les nouveaux arrivants dans Twitter mais j'ai zappé un aspect. Comment tweeter correctement en état d'ébriété ?

Tout d'abord, il faut le faire savoir, que vous êtes saoul. L'alcool n'excuse pas tout, nous dit-on souvent mais un type qui ne supporte pas vos tweets quand vous êtes plein comme une vache ne mérite pas de vous suivre : un bon ami doit avoir le pardon facile. Et on n'a pas à s'emmerder avec des amis virtuels.

Ainsi, la première chose à faire est de se bâtir une réputation d'ivrogne. Croyez-moi, c'est très facile. Il m'a fallu quelques jours sans le moindre effort.

En plus, c'est très pertinent pour repérer les cons. Je vous assure. Quand je tweete une connerie, il arrive que des gens se disent et écrivent : tiens ! Le gros est saoul. Pas du tout ! J'ai fait des statistiques d'une très haute précision : je reçois ce genre de remarque plus souvent les soirs où je ne picole pas que ceux où j'abuse par mégarde. La raison est simple : je tweete relativement peu politique les jours de cuite, j'ai mieux à faire en société que beaucoup d'andouilles qui refont le monde du bout des doigts. Madame regarde la télé. Ils s'emmerdent et tweetent. Moi, je suis au bistro avec les copains.

Car ces "confusions" viennent bien des tweets politiques et sont généralement faits par des lascars de la "vraie gauche". Ces crétins sont persuadés que s'ils ne sont pas d'accord avec ce que j'écris, c'est parce que je suis saoul. Mais en fait, c'est surtout parce qu'ils sont cons. Je m'égare. Cela étant je pourrais sortir de plus grosses conneries sur eux. Faites-y moi penser.

Bon. Soyons sérieux.

Un seul conseil : ne pas tweeter en état d'ébriété. Ce n'est pas possible, je sais. D'ailleurs, je ne peux pas donner de conseil à un type bourré. Je ne bois pas et les ivrognes n'écoutent pas les conseils.

Donc faites-vous une réputation d'ivrogne et tweetez des conneries à jeun.

Quelques conseils pour les nouveaux utilisateurs de Twitter

C’est émouvant : je continue à avoir de nouveaux followers sur Twitter, des gens qui débutent. Surtout, je viens dans « recevoir »deux que je connais (l’un en tant que blogueur et l’autre personnellement). C afait six ans que je suis dans ce machin et j’en connais un tas d’usages. Je suis toujours ému quand j’ai un nouveau follower qui a peu d’abonnés… L’heure est venue de donner des conseils aux nouveaux.

J’aime bien donner des conseils, ça permet aux gens d’éviter de faire des conneries qui m’exaspèrent au plus haut lieu.

Les hashtags

Les hashtags sont ces affreux mots qui sont précédés d’un #.Ils sont intéressants pour suivre un événement. Par exemple, lors de nos réunions de blogueurs, les Kremlin des Blogs, nous mettons « #kdb »dans nos tweets, ce qui permet aux gens (c’est-à-dire nous), de savoir ce que les copains ont dit et de retracer le fil de la soirée.

Il y a par contre des abrutis qui mettent des hashtags partout. Ca pourrait donner, par exemple : « Il y a par contre des #abrutis qui mettent des #hashtags #partout ». Autre exemple, je viens de prendre le premier hashtag que j’ai vu : #Cahuzac,dans un tweet émis par un site de presse. C’est grotesque. Personne ne va cliquer sur #Cahuzac : on ne parle que de lui depuis trois jours.

Les RT

Ca veut dire « retweet ». Il s’agit de réémettre un tweet que l’on trouve sympa pour en faire profiter les autres.

Il y a différentes méthodes pour faire des RT.
  1. La fonction de base de Twitter. C’est la préférable (elle permet de compter les RT du même tweet),
  2. La fonction « citation » de l’application iPhone pour Twitter (disponible ailleurs également) : un nouveau tweet est préparé avec le contenu du tweet à RT entouré de guillemets. Vous pouvez ajouter un commentaire.
  3. La méthode à l’ancienne. Vous faites la copie du tweet à la main en ajoutant avant « RT @lepseudodutwittosdorigine ».

Ceux qui n’utilisent pas de préférence la première méthode quand ils n’ont rien à ajouter m’énervent.

Les mentions

Il s’agit d’un tweet qui mentionne une personne. Parexemple, si vous mettez @jegoun dans un tweet, vous êtes à peu près sûrs qu’il arrive jusqu’à moi. Je sais, vous l’aviez déjà compris.

N’en abusez pas. Des fois, on est pris dans des conversations à plusieurs et c’est le bordel. Imaginez par exemple que, moi@jegoun, je discute avec @nicolasjegou (ça n’arrive jamais sauf quand je suis saoul). Survint @jegounblogs qui se mêle de la conversation et, finalement, @nicolasjegou et @jegounblogs vont papoter entre eux. Ils vont continuer à mettre @jegoun en copie ce qui fait que je vais recevoir un tas de tweet avec mention dont je n’ai que faire.

Dès que les échanges dépassent trois ou quatre tweets, évitez de mettre d’autres gens.

Certains mettent un point devant le @ en début de tweet. Par exemple, à la place de « @jegoun, tu veux une bière ? » ils vont écrire « .@jegoun, tu veux une bière ? ».Quelle que soit la formulation, je réponds positivement mais je m’égare. C’est une coutume historique (je ne sais même pas si ça marche toujours). De mémoire, quand vous commencez un tweet par @machin, seuls ceux qui sont abonnés à votrecompte et au compte de @machin voient le tweet. Si vous mettez un point devant (ou autre chose), tous vos abonnez le verront.

Ceux qui mettent ce point m’énervent et j’ai envie d’unfollower. Pourquoi ils m’énervent ? Ca montre qu’ils sont attachés à ce que tous leurs abonnés voient leurs tweets. Comme s’ils en avaient quelque chose à foutre. C’est une marque de prétention. Par exemple, j’ai déjà vu des types écrire des machins comme ça : « .@jegounton dernier billet, c’est vraiment n’importe quoi. » Ca veut dire que le mec dit à ses potes : « hé, les gars, z’avez vu, j’ai remis Jegoun ce gros con de soclib avec son blog pourri à sa place ». Pauvre con.

Remarque ! Il y a plus drôle : les andouilles qui parlent de moi sans me nommer en espérant que je ne vois pas.

Les liens

Un des principes de Twitter est de balancer de l’information que l’on trouve intéressante et qui mérite d’être partagée.

Néanmoins, faites gaffe et n’en faites pas trop si vous ne voulez pas que je vous donne une baffe. Surtout, faites gaffe à ne pas diffuser une information déjà connue. Par exemple, je connais des andouilles capables de tweeter à 17h15 une information connue depuis 8h ce matin. Avant de tweeter quelque chose, vérifiez d’abord que ça n’a pas fait la une de Google News.

Par ailleurs, faites en sorte que le texte associé au liensoit explicite. Sans vouloir vous vexer, ce n’est pas parce que vous avez trouvé un truc intéressant que ça va intéresser les gens.

Blogueurs, ne tweetez qu’une seule fois chacun de vos billets de blog.

L’orthographe

Faites gaffe ! L’erreur est humaine mais trop c’esttrop. Et surtout, l’erreur est très facile à faire avec un smartphone. J’ai parfois en lisant mes tweets.

Je résume la première partie : trop de hashtags, de fautes d’orthographe et de liens sans intérêt.

Les gens et les relations avec les twittos

Les twittos que vous suivez sont des personnages à la fois virtuels et réels. Beaucoup d’utilisateurs de Twitter ont du mal à appréhender ce qu’est un autre twittos, notamment les nouveaux.

Si vous vous abonnez à @Elysee, vous savez qui vous avezderrière : des gens payés par le château pour diffuser de l’information officielle. Si vous vous abonnez @jegoun, il y a derrière le robot qui diffuse mes billets de blogs, le blogueur et l’andouille qui raconte des conneries au comptoir. Par contre, un type qui s’adresse au blogueur pendant mes heures de loisir, a toutes les chances que je l’envoie chier. Il sera tombé sur l’andouillede comptoir.

Je vais donner un autre exemple. Un type avec 30 abonnements s’abonne à moi. Je m’abonne en retour parce que je suis bien élevé. Lui, il connaitra ses 30 abonnements. Moi, je ne peux pas connaître mes 600 ou 800.

Tiens ! Toi qui est persuadé tout connaître de Twitter,connais-tu le nombre deDunbar ? « Le nombre de Dunbar est le nombre maximum d'amis avec lesquels une personne peut entretenir une relations table à un moment donné de sa vie. Cette limite est inhérente à la taille de notre néocortex. Elle est estimée par Robin Dunbar à 148 personnes et a unevaleur admise en pratique de 150 personnes. » En français et appliqué aux « médias sociaux », on va pouvoir connaître des centaines de pseudos mais sans pouvoir réellement pouvoir « reconnaître »plus de 150 individus derrière.

Appliqué à Twitter et à toi, nouveau Twittos qui as 20 copains dans ce réseau social et si tu tombes sur un type qui en a plus de 150, il ne faut pas les voir comme des copains du type mais comme des abonnements. Si le type s’abonne à toi, il ne deviendra pas copain, il se sera abonné.

La difficulté est que tu vas naturellement le considérercomme un copain.

Tiens ! Je vais raconter une anecdote. Il y a un ou deux mois, je faisais les mots fléchés au comptoir et il me manquait une lettre. J’ai tweeté la photo pour avoir la solution et un twittos m’a répondu,@vnataf. On a papoté un peu. Au bout de quelques temps, je me suis rendu compte que c’était LA Valérie Nataf, la grande reportrice chez TF1. J’ignorais qu’elle me suivait et que je la suivais. Toujours est-il que je me suis demandé, après, si le lendemain, elle aurait pu se rappeler le pseudo du type avec qui elle apapoté la veille.

Ainsi, si un type me parle dans Twitter le soir, il y a neuf chances sur dix que je me rappelle de la conversation mais j’oublie totalement la personne avec qui j’ai causé. Je me rappelle de @vnataf parce qu’elle est célèbre.

Sinon, parmi les gens abonnés à mon compte, j’ai aussi DocGynéco.

Tout ça pour dire que si @vnataf m’unfollowe, je n’ai pas à me vexer : nous ne sommes pas copains.

Et si je t’unfollowes, c’est parce que je suis incapable de me rappeler avoir causé avec toi…

03 avril 2013

Google Analytics et les liens vers les blogs

Compte tenu de l'actualité, le cerveau du blogueur politique prend un peu trop la place du cerveau du blogueur geek. J'ai failli louper quelques informations essentielles sur la façon de Google de voir le web. Je disais hier que j'avais remarqué une évolution récente de Google Analytics : ils signalent maintenant les liens vers les billets des blogs

La conclusion est bête et évidente : Google Analytics ne se contente plus de scanner les pages web mais connait la notion de billet de blog (ou article de presse, ça revient au même).  Il dit bien que tel billet pointe vers tel autre. Il ne parle pas de "page". 

Mon dernier billet du blog politique porte sur l'affaire Cahuzac. Une recherche Google avec "Partageons mon avis Cahuzac" donne bien en premier ce billet (qui date de 40 minutes) puis les deux précédents billets que j'ai fait à ce sujet. Ensuite, on retrouve les pages d'accueil des blogs de copains, Seb Musset et Falconhill, dont les derniers billets parlent de cette affaire (mon blog est dans leur blogroll, Google trouve bien les mots "Partageons mon avis"). 

N.B. : ensuite on trouve un site qui pompe mes billets, je vais le dénoncer. C'est quoi cette manie ?

Tout d'abord, il faut noter la rapidité avec laquelle Google a repéré mon billet. Ce n'est pas nouveau mais c'est bien la "preuve" que Google utilise bien les flux pour indexer le web. Ensuite, il faut aussi noter que c'est bien la page d'accueil des copains, avec des billets récents de copains qui est repérée "puisque" mon blog dans la blogroll est plus lire aux blogs qu'aux billets. 

J'espère que vous avez suivi mon raisonnement parce que je dois avouer que, personnellement, j'ai du mal. 

Après avoir publié ce billet, on verra où il arrivera dans la recherche puisque "Partageons mon avis Cahuzac" y figure (deux fois) et c'est probablement le seul endroit où la locution exacte est sur le web. A part chez les connards qui auront pompé ce billet. 

Les professionnels du SEO (référencement pour moteurs de recherche) doivent s'arracher les cheveux. 

Revenons à Google Analytics

Le célèbre compteur de visites et plus si affinités prend donc bien en compte cette notion de "billet" et donc de flux. 

Ils ne limitent plus leurs analyses des sites uniquement avec les liens entrant mais aussi des autres sites qui en parlent (hors réseaux sociaux, heureusement, mais il semble que des études soient en cours). Des sites qui n’apportent aucune visite sont mémorisés : voir l’illustration qui concerne le blog politique. Cela signifie qu’ils font une analyse méthodique du web dans tous les sens. Par exemple, le premier lien cité est celui fait dans ce billet de mon confrère Gabale. Au moment où Google a repéré une évolution du flux de Gabale, il y a vu un lien vers mon blog, il a vu que j’avais un compte chez eux pour ce blog et dont modifié les informations de mon compter pour mémoriser ce lien.

Lors de la disparition de Google Reader, certains évoquaient « la fin des flux ». Tout cela est bien la preuve que ce n’est pas vrai.

J’évoquais pour ma part une fusion ou une uniformisation des moyens de Google (qui explique peut-être la disparition de Google) pour Google Reader et le moteur de recherche. On voit ici que Google Analytics semble pris en compte dans le bazar…

Quelles surprises nous réserve-t-on encore dans cette mutation importante ?

Qu’en penses-tu ?


02 avril 2013

Repérer les "rétroliens" vers son blog avec Google Analytics


Hé ! T'as vu ? Avec Google Analytics, on peut voir les liens vers son blog avec Google Analytics. Aussi bien, c'est possible depuis la nuit des temps mais je ne le savais pas. Pour voir flèche verte.

Flèche rouge : ça pointe vers deux billets de Bembelly qui ont des liens vers mon blog. Celui d'hier n'apporte aucune visite, le précédent en a apporté 14.

Edit : d'après Dedalus, on peut même se faire envoyer des mails quand il y a des rétroliens. il faut cliquer sur mail... Je ne vois pas l'option dans la copie d'écran mais dans la vraie vie, c'est dans la barre orange du haut.

Pour une nouvelle application pour bloguer !

 J'ai fait deux poissons d'avril aujourd'hui mais c'est sur celui d'hier que je voulais revenir. Mes trois poissons correspondent à des besoins réels mais c'est celui d'hier qui m'intéresse le plus parce que, au fond, il permet de s'affranchir des contraintes de navigation pour que l’on puisse bloguer dans des conditions normales et simplifiées quoiqu’il arrive. 

Parmi ces contraintes, j'en citais deux : le fait que la connexion à internet soit souvent coupée avec un smartphone et le fait que des proxys d'entreprise limitent l'accès à certains sites. Il y en a d'autres. Par exemple le temps de chargement des pages est parfois trop long, notamment sur smartphone, et, souvent, sur ces mobiles, les versions des blogs sont souvent inadaptées, c’est souvent très compliqué de commenter.

Par exemple, pour lire les blogs sur smartphone, j'utilise Feeddlerrss. Sur la première illustration, on voit par exemple les cinq billets qui me restent à lire. 

Si je clique sur le quatrième, voilà l'écran que j'obtiens (deuxième illustration). Tout d'abord, le flux est tronqué : le machin pourrait m'afficher l'information complète. Si j'appuie sur "texte intégral", je débarque sur le blog. Il fait donc un temps assez long pour le charger. Ça n'est pas satisfaisant. Je suppose qu'il me faudra en plus faire des manipulations complémentaires pour lire les commentaires et qu'il me faudra passer par Safari pour en déposer un. 

Du coup, il est extrêmement rare que je commente des blogs autres ceux chez Blogger (qui me semblent plus simples ou auxquels je suis plus habitué). 

Par contre, il m'est très facile de partager. Voir les deux dernières illustrations. Par contre, au boulot, je ne peux pas partager : je n'ai pas accès aux réseaux sociaux (sauf Google+.

Si toutes les fonctions étaient possibles au sein de la même application cela serait beaucoup plus simple et plus rapide : lire des blogs, partager et commenter. C'était l'objet de mon poisson d'avril avec la cerise sur le gâteau : la possibilité de "travailler" sur mobile sans connexion internet (les blogs étant lus "avant" et les actions, comme les partages, seraient mise en œuvre au retour de la connexion). 

Je résume :
  1. Il y a deux applications : une pour le web et une pour les smartphones. C’est l’application sur le serveur qui fait la jonction entre l’utilisateur et ses différents comptes sur les réseaux sociaux (voire sur les plates-formes de blog comme Wordpress).
  2. Sur le web, l’application est accessible directement à partir d’une adresse qui ne peut pas être coupée par le proxy du bureau (Google est donc le mieux placé).
  3. L’application se présente comme une des applications que l’on connaît de lecture de flux RSS (j’ai dit que j’utilisais Feeddlerrss mais d’autres sont très bien, chacun ses habitudes).
  4. Quand on clique sur une entrée, c’est directement le contenu du billet qui s’affiche avec les commentaires et éventuellement les photos, les vidéos, …
  5. On doit avoir la possibilité de partager, de commenter, …
  6. Sur smarthone, si la communication Internet n’est pas disponible, les actions sont mémorisées pour être réalisées ensuite,
  7. En tâche de fond, sur smartphone, l’application télécharge les données en permanence afin qu’elles puissent être lues en absence de connexion Internet (avec différents paramètres pour optimiser la consommation d’un forfait 3G ou de la batterie).

Ceci nécessite :

  1. un accord avec l’éditeur du service et les plates-formes de web pour que le service puisse aller chercher les informations (surtout le contenu des billets à partir des flux RSS mais aussi les commentaires), notamment pour définir les modalités techniques (évolution du format RSS, … ?),
  2. un accord « dans l’autre sens » pour permettre à l’éditeur d’aller commenter en utilisant l’identifiant de l’utilisateur.

A développer :

  1. afficher les flux complet et diminuer les accès au blog créeront une perte de revenus publicitaires pour les blogueurs. Comment la compenser ?
  2. comment mettre à jour les compteurs de visites de l’utilisateur si on n’accède plus directement à la page ?

Au boulot !

Du nouveau pour Google Analytics

Une grosse évolution de Google Analytics a été annoncée hier, 1er avril : dorénavant le nombre de visites prendra en compte le nombre de lecture des billets à partir d'un agrégateur de flux (s'il est compatible avec Google Reader et son successeur - voir mon poisson d'avril d'hier).

Les plus grosses évolutions seraient sur les blogs Blogger (propriété de Google).

Il ne serait plus nécessaire d'ajouter un élément de code dans le blog : il sera intégré en natif, ce qui lui permettra d'être également intégré à la version pour smartphone. L'intégralité des statistiques sera accessible à partir de la page "statistiques" de Blogger dans un nouveau menu : "statistiques détaillées".

Voilà le Twitterphone

Alors qu'on entend de plus en plus parler du Facebook phone, Twitter annonce la sortie prochaine d'un smartphone à son nom, développé en collaboration avec Apple, sur la base matérielle de l'iPhone et avec des éléments logiciels qui permettent de faire tourner les applications de l'Apple Store.

La page d'accueil est l'équivalent de la page "mentions" de Twitter sur laquelle s'intercalent les données propres au téléphone : SMS bien sûr, mais aussi les appels, les appels en absence, les messages,...

Les "mentions" affichées sont, pour Twitter, celles où vous êtes en premier ou celles dont l'émetteur figure parmi vos abonnés. Un clic vous permet d'avoir toutes les mentions.

Les SMS seront considérés comme des DM (mais apparaîtront dans votre TL privée). Chaque mention ou DM générera une sonnerie identique à celle des SMS. Quand vous enverrez un message privé, il sera automatiquement envoyé par SMS au destinataire qui n'a pas de Twitterphone si le numéro est dans vos contacts (ou par iMessage pour ceux qui ont un appareil sous iOS).

Un simple clic sur le bouton permettra de revenir sur la page traditionnelle d'accueil de l'iPhone.

Un bouton "@" dans la barre du haut vous permettra de rechercher un contact. Vous aurez alors notamment la possibilité d'envoyer un DM/SMS, de téléphoner ou d'envoyer un tweet avec mention.

Ceci aurait été annoncé hier, 1er avril, par Twitter.

01 avril 2013

Ce que prépare Google pour les blogueurs

On sait maintenant pourquoi Google va fermer Google Reader : ils s'apprêtent à sortir un remplaçant qui nous permettra de « bloguer » quand de bonnes conditions ne sont pas réunies, à savoir de l'entreprise avec des proxys (qui interdisent l'accès à certains sites, comme les réseaux sociaux mais aussi quelques blogs) ou quand l'accès à Internet est délicat (par exemple dans le métro quand la 3G ne passe pas).

Bloguer est à prendre au sens large : il s'agit de faire ce que nous faisions avec Google Reader : lire des flux, les partager dans les réseaux sociaux (ou ailleurs...), commenter les blogs des copains et répondre aux commentaires dans son propre blog (uniquement pour les utilisateurs de blogs Blogger), … Il s'agit également de faire ce que nous pouvons faire avec Google News.

Ce sont les comptes Google+ qui seront utilisés pour centraliser le tout mais à peu près indépendamment de Google+ en tant que réseau social. J'y reviendrai.

Sur PC, l'accès se fera directement à partir de http://www.google.fr par les menus présents dans la barre noire en haut (qui sera d'ailleurs prochainement refondue) en mode https afin que le réseau de l'entreprise ne voit pas ce que vous faites.

Le compte Google+ devra être autorisé à accéder aux réseaux sociaux pour y poster des informations. Cette autorisation pourra être faite à partir d'un PC autre que celui de l'entreprise ou à partir de l'application smartphone.

L'application web comme celle du smartphone seront à peu près identiques au Google Reader que nous connaissons – encore – aujourd'hui avec une différence près, les commentaires des blogs ou des sites webs seront visibles directement dans les applications, sans accéder au web et il sera possible de commenter, pour les plates-formes de blogs qui auront un accord avec Google.

Google met en effet un certain nombre d'API à la disposition de ces plates-formes mais l'accord sera surtout utile pour que Google puisse lui-même accéder à des API que devront développer ces plates-formes pour que Google puisse y déposer les commentaires (en indiquant précisément où ils doivent être déposés : suite à un billet ou en réponse à un autre commentaire).

Toutes ces API seront évidemment prêtes à la sortie, le 1er juillet (à confirmer, l'homologation finale n'étant pas encore terminée), pour les outils Google, à savoir Google+ mais aussi les blogs Blogger. Surtout, Google travaille de longue date avec Wordpress pour que tout soit prêt également à cette date, afin de ne pas mécontenter les geeks. Les autres plates-formes de blog mais aussi les sites de presse (et tout trucs équivalents) seront prochainement invités à se mettre en relation avec Google pour signer les accords correspondants.

Les accords ont également été signés avec Facebook et Twitter pour les fonctions « off-line » que je vais maintenant aborder.

Fonctions off-line pour smartphone

L'application pour smartphone (disponible prochainement pour tous les grands OS, y compris Windows) permettra de travailler quand l'accès à Internet est délicat ou impossible.

Il est évident que les pages web ne pourront pas être chargées ! Il faudra donc les charger à l'avance, par exemple avant de rentrer dans le métro. Il suffira de lancer l'application qui téléchargera automatique les flux RSS auxquels vous êtes abonnés, de même que les commentaires qui suivent les billets (selon les accords avec les plates-formes ou les éditeurs et les moyens qu'ils ont mis en œuvre). De même, toutes les dépêches accessible à partir de Google News (tel que vous l'avez paramétré), seront mémorisées.

Ainsi, quand vous plongerez dans le métro (par exemple !), la mémoire sera « pleine » de tout ce qui est disponible pour vous occuper le temps du trajet (c'est vous-mêmes qui paramètrerez la mémoire affectée à l'application selon l'historique des flux que vous voudrez mémoriser).

Toutes les actions que vous ferez (partage dans un réseau social avec ou sans personnalisation du message, rédaction d'un commentaire d'un billet de blog ou d'un article de presse) seront mémorisées pour être effectivement réalisées lors du retour de la connexion.

Evolutions à court terme

Des négociations sont en cours avec Twitter et Facebook (avec Google+, c'est plus facile) pour permettre de mémoriser pour une lecture off line avec smartphone ou en mode protégé, au bureau (avec le putain de proxy de l'employeur) des dernières données des TL ou des murs, avec bien sûr, la possibilité d'interagir : repartage, like, …

Si Twitter et Facebook acceptent ces principes c'est parce qu'il devrait en découler un relâchement des « employeurs » qui verront que leurs proxys ne pourront pas tout faire. Google s'engage de son côté à limiter le nombre de partenaires de manière à rassurer ces « employeurs ».

Par ailleurs, des systèmes de statistiques seront mises en oeuvre pour que les tauliers de blogs puissent savoir combien de lecteurs ont lu leur prose en mode "off-line". Ils étudient par ailleurs la possibilité pour que les blogueurs "adsence" puissent recevoir des revenus publicitaires dans ces conditions.

Et le réseau social Google+

Dans tous ces chantiers, Google+ a intégré la possibilité aux tauliers de blogs de fusionner les commentaires de leurs billets avec ceux de leur réplication initiale dans Google+. Les fonctions seront ouvertes pour les blogs Blogger le 1er mai et un peu plus tard pour les blogs Wordpress. Le tout sera étendu à l'ensemble des plates-formes intéressées au fur et à mesure de la signature des accords et de la réalisation des développements informatiques correspondants.

Joli, non ?