29 janvier 2015

Le digital et l'accompagnement au changement : pouf pouf !

Mon confrère Le Modérateur publie une étude de TNS Sofrès à propos de « la transformation digitale en entreprise » avec un sondage sur les attentes des entreprises et des sociétés en matière de numérique ! Je fonce donc lire les résultats détaillés. Ils me chiffonnent. Je ne les conteste pas mais il me semble qu’ils doivent être analysés avec un minimum de prudence.

Tout d’abord, l’étude a été commandité par une société que je ne connais pas qui est spécialisé dans le domaine du numérique et plus particulièrement autour de la formation et de la gestion du changement. Ensuite, le public a été ciblé très finement et concerne des salariés de sociétés de plus de 200 personnes, une partie bossant dans le secteur des ressources humaines et l’autre occupant des postes à responsabilité.

Autrement dit, aucun « salarié lambda potentiellement intéressé par les nouvelles technologies » n’a été interrogé ! C’est un peu comme si vous faisiez un sondage dans les PMU le dimanche matin à 11 heures pour demander aux gens s’ils sont catholiques pratiquants. Les pratiquants étant à la messe, on aurait comme résultat : 99% de la population française n’est pas catholique pratiquant et on le vulgariserait en concluant qu’il n’y a plus de catholique en France…

L’étude publie bien l’échantillon de la population interrogée mais mon confrère cite des chiffres, comme « 63% des salariés considèrent que le digital va avoir un impact très fort ». Le résultat exact est 63% des salariés travaillant dans les RH ou occupant des fonctions à responsabilité considèrent que patati patata.

Des chiffres surprenant ?

Prenez ce 63%, par exemple. Comment seuls 63% « de l’échantillon » peuvent penser que le numérique aura un impact important alors qu’il devrait révolutionner la plupart des professions, notamment celles dans les grosses boites ?

Autre exemple : moins de 50% de ces braves gens pensent que le numérique a eu un impact sur leur fonction au cours des dernières années et seuls les deux tiers pensent qu’il aura un impact dans les années à venir.  Ho ! Les gens ! Remettez vos bretelles ! Vous n’avez pas fait votre première visio conférence dans les dernières années ? Aucune application web a été mise à voter disposition ? Vous ne croyez pas que votre patron vous donnera une tablette pour travailler, à la place ou en plus de l’ordinateur portable ? Votre téléphone professionnel n’a pas été remplacé par un smartphone pour vous permettre de lire vos mails ?

Encore une fois, je ne conteste pas ces chiffres mais il me semble possible que les personnes ayant répondu sont complètement déconnectées de la réalité. Je vais prendre un exemple. Vous auriez fait un sondage dans la rue « connaissez-vous Twitter » il y a quatre an (c’est-à-dire juste avant les printemps arabes), 95% de la population aurait dit « non ».

Prenons un exemple dans un métier sympathique : les livreurs de bière. Actuellement, les patrons de bistro passent leurs commandes par téléphone. Dans trois ans, les systèmes de caisse calculeront la consommation de bière automatiquement. Le patron cliquera sur un machin dans son iPad pour valider des chiffres et les tournées de livraison seront optimisées par les nouvelles technologies, les camions étant équipés de systèmes GPS calculant les meilleurs trajets en fonction de la circulation. Je dis ça au hasard. Je n’y connais rien. Je ne suis pas livreur de bière mais buveur de bières.

C’est à la fin de l’étude que l’on comprend sa motivation puisque les résultats montrent que la formation des salariés et l’accompagnement par les RH est indispensable. Forcément, le sondage a été fait auprès des RH qui doivent faire leur boulot et de responsables qui se demandent bien comment ils vont réussir à changer les méthodes de travail des salariés.

Et la boite qui commandite le sondage est spécialisée dans le domaine de la formation de l’accompagnement au changement dans le domaine du numérique.

Alors je vais donner des conseils pour la transition au numérique.

Ecoutez-moi bien, responsables des RH et petits cadres en entreprise (je dis petit cadre, ce n’est pas péjoratif, c’est par opposition au cadre de direction).

Tout d’abord, je disais là-haut qu’aucun salarié lambda n’a été sondé. Vous pouvez noter qu’aucun spécialiste d’application informatique (ben oui, ceux qui produisent le « digital », quoi !) n’est questionné. Ils pourraient pourtant confirmer qu’ils font des applications de plus en plus simple à utiliser, que c’est le progrès qui fait ça, le progrès technologique mais aussi le progrès global de la société (que l’on peut contester, le sujet n’est pas là, Didier). Ils pourraient confirmer qu’il y a des patrons qui achètent leurs logiciels pour gagner de l’argent et certainement pas pour en dépenser en formation du personnel. Je ne suis pas un spécialiste mais mon job est précisément de faire évoluer le Système d’Information de ma boite pour faciliter le travail des salariés et qu’ils puissent se concentrer sur les machins à valeur ajoutée et les tâches importantes.

Et je suis confronté à un public de responsable des RH et de petits cadres en entreprise qui me demandent des manuels utilisateurs et autres guides divers pour qu’ils puissent préparer des formations parce qu’ils ne savent pas appréhender les choses.

Alors je leur réponds avec le manuel.
Petit 1 : tu cliques sur le lien.
Petit 2 : tu saisis ton identifiant et ton mot de passe si nécessaire.
Petit 3 : tu regardes ce qui est indiqué à l’écran.

La gestion du changement est marginale et porte uniquement sur le cœur du métier, pas sur l’outil informatique utilisé qui, par nature ou presque, sera plus simple que l’ancien.

Facebook pour l’exemple

Tiens ! Toi, petit cadre entreprise ou responsable RH. Il y a trois ans, tes gamins ont commencé à grandir, tu as voulu créer un compte Facebook pour être à la page, parce que tes collègues en ont un,… Tu as eu des difficultés ?

Ben non. C’est enfantin. Tu as eu du mal à trouver des amis, peut-être ? Crois-tu qu’il y ait 36 solutions et qu’une formation aurait pu t’aider ?

L’informatique en entreprise, à l’heure où l’on parle du digital, c’est pareil.

Le digital ?

C’est un mot qui fait peur. J’en profite pour saluer mes copains qui travaillent ou travaillaient dans le secteur…

C’est quoi, « digital » ? C’est l’adjectif qui vient de doigt. Il y a quelques siècles, nos amis anglais ont adopté ce mot comme ils nous ont piqué pas mal d’éléments de langage. C’était une grande époque, on n’arrêtait pas de s’envahir réciproquement et on filait plein de mots aux anglais. Maintenant c’est le contraire. Je me comprends, Didier, bordel. Doigt est devenu « digit » puis a été utilisé pour désigner les chiffres.

Il y a une trentaine ou une quarantaine d’année, une société s’est créée « Digital Display » et a vendu un système qui permet d’afficher des chiffres avec 7 barres lumineuses. Elles sont toutes nécessaires pour afficher un « 8 ». Pour le transformer en neuf, il suffit d’éteindre celle en bas à droite. Prenez 7 allumettes, pour tester ! Et regardez l’illustration de ce billet pour bien comprendre.

Du coup, c’est devenu à la mode dans ces années-là et le mot, le nom d’une marque, est passé dans la langue courante, comme un vulgaire Klaxon ou Frigidaire. C’était dans la langue anglaise en plus ! Et des andouilles de Français ont décidé de le rapatrié chez nous alors que le mot « numérique » est ci-joli (par rapport à « digital », hein !) mais pas nécessairement plus adapté.

Le digital n’est qu’un pas dans l’évolution de l’informatique, comme quand on parlait de web 2.0 il y a cinq ans, mais c’est devenu ringard.


N’ayez pas peur !

28 janvier 2015

T'en veux, des comités ?

Quand j’ai commencé à bosser, il y a une petite trentaine d’années, on faisait parfois des réunions. Les directeurs se retrouvaient périodiquement en Comité de Direction et les propriétaires de la boite en Conseil de Direction, seule instance pouvant réellement prendre des décisions importantes. T’as vu ? A ce stade, tu as vu ça, ça nous fait déjà deux CODIR… Le COmité de DIRection et le COnseil de Direction.

Au fil de ma carrière, soit du fait de ma montée dans les hiérarchies soit du fait de la modernisation du monde de travail ou de son anglicisation, j’ai vu fleurir un tas d’instances. Tiens ! Les instances ! Avant quand on avait une décision à prendre, on la faisait remonter à la hiérarchie. Maintenant, ce sont les instances qui doivent trancher.

Je n’ai pas compris les différences entre les deux CODIR rapidement mais j’ai découvert une instance intermédiaire : le COMEX, le Comité Exécutif. Ca fait bien anglo-saxon… Ces gens sont bizarres. Les Directeurs Généraux sont des CEO. Le Comex regroupe le DG et les représentants des actionnaires. Dans les grosses boites, on a aussi le Conseil d’Administration, c’est l’équivalent du Conseil de Direction. On appelle ça le Conseil. Quand les instances ne suffisent pas, on réfère au Conseil. Le graal de l’ingénieur débutant ou du consultant est quand son dossier est soumis au Comex ! Ca veut dire que des gens importants vont l’étudier longuement et, s’ils le valident et que ça coûte des sous, ils vont le transférer au Conseil. Pendant des années, ça a été mon job de faire des notes pour le Comex ou le Codir. Parfois, le Comex est Coord ou Cocord : Comité de Coordination. C’est le machin qui décide de ce qui doit passer au Coord. On a aussi le Comité Stratégique, le Costrat qui définit les grandes orientations sur le long terme et, bien sûr, l’Assemblée Générale qui est globalement un machin statutaire qui décide de l’organisation et des membres du Conseil… Toujours est-il que ce ne sont pas ces instances de direction des entreprises qui m’intéressent aujourd’hui mais les réunions propres au commun des mortels, vous et moi, d’autant qu’on y retrouve le Coord, le Codir et qu’on y introduit le Copil, le fameux Comité de Pilotage.

Nos réunions… Faire des réunions était mal vu. On passait pour des gens qui perdaient du temps ce qui n’était d’ailleurs pas totalement faux mais certaines personnes ne savent pas traiter des sujets par écrit. Toujours est-il que, pour faire sérieux, les réunions se sont transformées en Groupe de Travail, ou GT (prononcez comme ça se prononce : gété). Dans les boites américaines, les GT sont parfois des Workshop, mais gété est plus facile à prononcer et à écrire, l’anglicisme ne prend pas trop, sauf en situation de crise, quand le Workshop devient une Task Force mais c’est un peu un abus de langage.

En principe, les GT sont dédiés à un sujet. Du genre : « Tiens ! Aujourd’hui, on va travailler sur tel truc ». Mais, comme il n’est pas facile de trouver un créneau horaire disponible pour tout le monde, on en profite pour caser plusieurs points et ça devient rapidement un foutoir. Avec ma vieille expérience, je mets les points importants à la fin, les gens sont fatigués, n’écoutent pas et valident facilement ce que vous dites…

Pour trouver un créneau horaire, les geeks utilisent l’agenda électronique. C’est facile, ils rentrent les noms des participants et la machine trouve des heures où tout le monde est disponible. Le problème est que cela ne fonctionne pas. Les agendas ne sont pas partagés entre les entreprises. C’est anecdotique mais c’est source de tensions dans les boites. Les organisateurs font la gueule quand vous ne venez pas à une réunion car ils pensent qu’une convocation par mail si vous êtes disponible électroniquement est valable. Pour ma part, quand je reçois une invitation, je clique toujours sur « accepter » ce qui fait qu’il m’arrive d’avoir jusqu’à trois réunions en même temps (j’ai réussi à atteindre le « quatre », une fois).

Parfois, les patrons n’aiment pas les GT. Ils ont l’impression que les gens concernés délèguent à des incompétents, ce qui est d’ailleurs le cas. Du coup, ils interdisent de faire des Groupe de Travail et réclament des Groupes d’Experts. La première fois qu’un de mes directeurs a pris cette décision, j’étais vachement fier, j’étais passé du statut de travailleur à celui d’expert. Dans les faits, cela ne changeait strictement rien…

Quand les participants sont dans plusieurs sites, souvent distants, on fait les GT par téléphone, voire avec des machins de visiophonie mais la technique ne suit généralement pas dans les entreprises (les postes de travail ne sont pas équipés, il faut réserver des salles équipées et comme on ne sait jamais comment cela fonctionne, on met une demi-heure à lancer la réunion). Les réunions par téléphone sont des audioconférences, qu’on appelle donc audio. Il faut un numéro de téléphone spécial avec un code pour pouvoir s’y joindre. L’anglicisme « call » est parfois utilisé dans les entreprises industrielles françaises mais pas trop dans le service. On préfère donc « audio ».

On en est à un point où, pour traiter un sujet précis, on ne dit plus « organisons un GT » mais « organisons une audio », même si les tous les gens travaillent dans des bureaux proches. Les audios ont ainsi remplacé les GT mais également les conversations téléphoniques. Cette après-midi, j’ai une audio avec une collègue d’un autre site inscrite à mon agenda. Elle m’envoie un mail la semaine dernière pour me demander quand j’étais disponible. Je dis maintenant ou mercredi prochain, lundi et mardi, je suis surbooké. Elle m’a donc envoyé une invitation après avoir réservé un numéro d’audio… Plutôt que de m’appeler directement…

Les chefs ne sont pas fous, seulement un peu dérangés. Après avoir interdit les réunions fourre-tout où l’on abordait un tas de sujet, ils ont bien remarqué qu’on ne voyait plus quelles décisions étaient prises. Ils ont donc décidé de mettre en œuvre ces fameux Comités, qui se tiennent à une périodicité fixe et qui sont très formalisés. Ils aiment bien les slides, officiellement « présentations PowerPoint », qu’on appelait transparents dans le temps et que certains appellent planches. L’anglicisme a gagné. Dans les slides, on a donc des tableaux avec des cases et des indicateurs, des petits soleils ou des petits nuages selon le moral, l’avancement, les incidents… Cela fait très professionnel.

Voila. Vous pouvez prendre des notes, hein !

Nous avons donc les GT ou audios où sont traités les sujets un par un. Pour coordonner le tout, les chefs ont dit : on va faire un Comité de Pilotage, un COPIL. Dans les boites, on voit plein de Comités différents, mais le Copil prédomine et est de loin le plus ridicule. La première fois que j’ai participé à un Copil, j’étais fier ! Il était rattaché au Coord, lui-même directement rattaché au Codir.

On a les Copil avec les clients, les Copil avec les représentants des actionnaires, les Copil avec les fournisseurs, les Copil avec les opérationnels,…  Néanmoins, faire des Copil nécessite de déplacer des gens importants avec un pouvoir de décision. Pour les préparer, afin que les discussions ne partent pas en couilles, il a fallu faire des comités intermédiaires, des Comités de Coordination, des Coord, donc. Un observateur avisé aura remarqué que nous avons deux niveaux de Coord. Un pour préparer le Copil, un autre pour préparer le Codir.

Parfois, il faut faire travailler ensemble des clients et un fournisseur ou des fournisseurs. Nous avons donc des réunions tripartites, qu’on appellera « tripartites ». Quand ces réunions s’étalent dans le temps, il faut des Comités pour suivre les travaux. Nous avons donc les Comités de Suivi, ou Cosui.

Nous travaillons sur des projets, gérés (planning, coordination,…) par des chefs de projet. Les chefs de projet ont donc des Comités avec les clients, des Comités Projet, ou Copro. Il a aussi des Comités avec chacun de ses fournisseurs, ce sont également des Copro.

Dans l’informatique, on reçoit des logiciels, on les teste et on relève les incidents pour demander des corrections aux fournisseurs. Nous avons donc des Comités Homologation (qui n’ont pas de petit nom, c’est bien triste) pour valider chaque point relevé : est-ce bien un incident ou ne serait-ce pas plutôt une évolution ? Est-il bien corrigé ? Le Comité Homologation réfèrera au Copro qui, lui-même, réfèrera au Coord, qui réfèrera au Copil, qui réfèrera au Coord du dessus qui référera au Codir…

Mais, parfois, il y a des conflits entre clients et fournisseurs. Il faut donc des instances décisionnelles, avec des Directeurs, donc. Nos directeurs et ceux du client ou du fournisseur. Ce sont des Comité de Direction, des Codir supplémentaires, donc.  Mais on ne peut pas déranger les directeurs pour un oui ou pour un non. Il faut donc des réunions intermédiaires, avec des directeurs de projet (ce sont des faux directeurs, ils ne figurent pas dans l’organigramme de l’entreprise mais font la coordination entre les chefs de projets et la direction). On appelle ça des Comités de Pilotage, donc des Copil.

Il s’agit de s’y retrouver.

Ce n’est pas compliqué pour un type normal, qu’il soit chef de projet ou directeur. Un type a son Comité et trois ou quatre comités auxquels il est invité.

Cela devient délirant au niveau de l’organisation générale (non pas que cela soit critiquable mais il faut le gérer) et surtout quand on occupe un niveau intermédiaire. Je participe à sept Copro, un Copil, un Cosui, un Comité homologation, un « point de coordination » (on n’a pas trouvé de nom pour celui-là), tous toutes les deux semaines... Sans compter les GT et autres audios...

Le pire est que toutes ces réunions sont réellement utiles...


Dans un prochain billet, on traitera de la problématique des salles de réunion…

20 janvier 2015

Les connards de Facebook


Je n'invente rien ! Je ne sais pas si j'ai déjà fait un vrai billet sur ce blog cette année. Je n'ai pas le temps. Toujours est-il que je reçois de plus en plus de messages privés de la part d'abrutis qui "veulent faire connaissance". Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre, bordel ? Un réseau social, c'est fait pour rencontrer des inconnus qui s'expriment en public et pour papoter avec la famille, les gens que l'on connaît réellement. 

Pas pour se prendre la tête avec des trous du cul que l'on ne connaît pas. 

Celui de ce soir bat des records. Il me contacte pour que je bavasse sur une gonzesse que je ne connais pas mais qui figure dans mes contacts. Il n'a honte de rien, ce pauvre type. 

19 janvier 2015

On a perdu Shazam !

Comme beaucoup, j'ai une grande admiration pour ce truc. Une prouesse technologique. Un truc fabuleux. Mais...

Ce soir, à la Comète, la "radio" diffuse un tas de reprises de vieux morceaux. Du coup, je me pose la question : Tiens ! C'est de qui cette reprise ?

Les reprises étant "officielles", Shazam trouve l'origine. Mais me propose d'acheter le disque avant de me donner l'origine. 

Une page qui se tourne. Adieu...

13 janvier 2015

Facebook, les attentats et le grand public

Mon pote, le vieux Joël, a eu des mots sublimes ce soir. Avant de les raconter, je dois préciser le contexte. Nous sommes au comptoir, ma conversation arrive sur Facebook. Je lui dis : tiens, je suis sûr que ta femme a un compte. Il me dit : non, elle me l'aurait dit. J'ai répondu : non, elle l'a sûrement créé pour tester et abandonné. 

Je cherche. Bingo. Elle a un compte et n'a publié qu'un statut. J'avais raison. On a rigolé. Je clique sur un truc. Elle a une amie, sa fille (je la connais un peu). Je clique. Je tombe sur une photo d'elle avec des grosses lunettes. Je lui montre pour rigoler. Il rigole. Puis me dit : montre moi ce que dit ma fille. Je refuse et lui dis que je ne suis pas là pour espionner sa fille. Il ne comprend pas. Il chauffe un peu puis se calme et me demande de voir ce que dit sa femme (je lui avais dit qu'elle n'avait publié qu'un statut). Je l'envoie chier. 

C'est alors qu'il a ce mot sublime : il devrait être interdit de raconter n'importe quoi quand Facebook si non "ils" vont l'interdire ! 

07 janvier 2015

Google soutient Charlie Hebdo



Merci à eux. J'en suis presque ému. Une expression de la solidarité nationale. 

(Via @grandludo)

05 janvier 2015

L'amour est dans le pré carré

Je n'ai jamais regardé cette émission très tweetée par des types qui la détestent. Ils feraient mieux d'aller au bistro. Toujours est-il que cette année, pour faire moderne, ils ont un candidat homosexuel. L'émission a pour but de marier deux personnes, mais il n'y a qu'un seul homosexuel. C'est un gay. Il y aurait eu une lesbienne, on aurait pu rigoler. Surtout si la nuit de noce est aussi télévisée. Chéri-e, on fait comment ? 

Je frise la cinquantaine et cette émission frise la connerie. Il empêche qu'il serait bon que les clowns qui la RT parce qu'il y a un homosexuel se rendent comptent qu'ils font plus que friser l'homophobie. 

Stats à la con

En fin d’année, il faut diffuser des statistiques (ce billet était resté coincé dans les brouillons). Voilà les 10 billets qui ont le plus tourné dans l’histoire de ce blog. Aucun ne date de cette année, c’est bien triste ma pauvre dame.
A noter que les deux billets qui ont le plus tourné sont « utiles » : ils ont probablement rendu service à des braves gens.
A noter aussi, que sur le blog politique, très peu de billets dépassent les 10000, et uniquement des conneries. Il a pourtant trois fois plus de visites. Comme quoi…
1 oct. 2012, 30 commentaires
52253
21 sept. 2012, 9 commentaires
19970
9 févr. 2013, 15 commentaires
18626
12 août 2011, 24 commentaires
10736
14 mars 2013, 8 commentaires
10480
18 oct. 2010, 14 commentaires
7973
7 mai 2010, 3 commentaires
7862
25 mai 2012, 37 commentaires
7481
20 févr. 2012, 10 commentaires
7383
4 avr. 2013, 17 commentaires
6597


04 janvier 2015

Vœux professionnels

Bonne année, chers lecteurs ! Généralement, je reprends le boulot le 2 janvier. Cette année, c'est le cinq. Je suis déjà fatigué rien qu'à la pensée de devoir passer deux heures à lire des mails de vœux et à y répondre... 

Des mails de la part de types ou de gonzessez obligés d'en envoyer parce que cela se fait. 

Alors, je vais refaire mon billet annuel de conseils. Je vais résumer : envoyez vos vœux parce que ça se fait et faites comprendre que vous le faites par obligation mais que vous ne perdez pas de temps avec des conneries. 

Les gens à qui vous les envoyez s'en foutent probablement et préfèreraient que vous vous occupiez réellement de leurs dossiers. En fait, vos vœux les emmerdent prodigieusement. 

Faites des vœux collectifs à toute une équipe et pas individuels. Genre : "toute l'équipe de joint à moi..."  Seuls les chefs doivent envoyer des vœux. Au nom de tous, pour montrer que les gens continuent à bosser et ne sont pas préoccupés par des conneries. Mieux, les vœux doivent se faire de chef à chef : "toute mon équipe de joint à moi pour souhaiter à tous les membres de la vôtre" !

Si vous tenez à faire des vœux personnalisés, ciblez les petites mains, ceux qui ne recevront pas d'autres vœux parce qu'ils ont peu de contacts professionnels. Genre, le type qui va recevoir vos livraison et à qui cela va donner du travail, pas l'imbécile comme moi qui jongle entre les fournisseurs et fait le guignol lors des réunions. Je me fous de vos vœux et je me dis bien que vous me les envoyez parce que je suis au cœur du processus de décision qui vous permettra de gagner plus de pognon. 

On ne peut pas être grossier en envoyant des vœux mais les seuls vœux que je vais évoyer seront aux types avec qui j'ai vraiment envie de bosser, pour des aspects humains. Et j'ai presque envie de le dire de manière grossière pour montrer que ma démarche n'est pas commerciale, simplement humaine. Genre : "salut. Je te présente mes vœux nananère et j'espère qu'on aura l'occasion de bosser ensemble parce que tes concurrents sont d'immenses raclures". Il faudrait pouvoir être grossier. 

Meilleurs vœux, andouille !

03 janvier 2015

Big bug d'inbox ?


Je voulais évoyer un mail à ami Filaplomb. Inbox propose en page d'accueil les destinataires avec lesquels on cause le plus. En général, il me propose les leftblogs, ma mère et moi (mon adresse au boulot). Cette fois, les destinataires proposés n'étaient que des destinataires "rares". 

Je vais donc pour taper un mail avec "Filaplomb" en destinataire mais la saisie intuitive ne me le trouve pas. 

Je suis donc passé par la messagerie "normale" de l'iPhone. Qui a trouvé Filaplomb. Et des messages non lus que n'avait pas trouvé Inbox. 

L'Année commence bien. 

Je vous la souhaite bonne néanmoins.