24 octobre 2013

Réseaux sociaux : attention aux études

Un illustre blogueur me signale cet article qui décortique une étude à propos des meilleurs moments, pour les entreprises, pour utiliser les réseaux sociaux. J’ai un affreux doute. D’ailleurs, j’ai même un gros doute sur l’impact des réseaux sociaux sur les résultats des entreprises même s’ils sont aujourd’hui incontournables.

A titre d’exemple, ce billet du Modérateur sorti aujourd’hui détaille les 30 pages Google+ les plus populaires. Quand j’ai vu le titre du billet, je me suis dit : « Tiens ! Ca doit être le Tour de France qui est premier ». Je me suis trompé. Ils sont en deuxième position derrière France 24. Ils n’ont rien à vendre à part de la publicité. Dans le quinté de tête, on trouve l’OM et le PSG… et l’équipe Olympique du Canada… Pour le reste, dans les trente premiers, on trouve une seule marque commerciale, L’Oréal, et plein de sites de presse. Je ne sais pas si Google+ est significatif mais il est clair que les « marques actives » sont majoritairement des sites qui gagnent de l’argent avec de la publicité sur leurs sites web. Pour autant, si je suis la page du Tour de France, c’est pour avoir les informations aussi diffusées par ailleurs et que j’espérais avoir les étapes en direct (les sites sportifs nous sont interdits au bureau et certains sites d’information sont coupés en juillet et pendant les coupes du monde de foot…).

Ainsi, pour reprendre les meilleures heures de diffusion sur les réseaux sociaux, je suis circonspect car je me retrouve parfaitement, en tant que lecteur, pas en tant que blogueur, dans ce qu’ils présentent.

Facebook ! Les meilleurs moments : en semaine de 6 h à 8h et de 14h à 17h.

Ben oui, tous les matins je vais voir mon compte Facebook pour prendre des nouvelles de mon monde. Je ne regarde pas les publications commerciales mais uniquement ce que disent les copains.

Twitter ! Les meilleurs moments : les weekends et entre 13 et 15h en semaine.

Ben oui, pendant la journée, on travaille.

Google+ ! Les meilleurs moments : entre 9h et 11h

Ben oui, j’y vais en arrivant au bureau, c’est le seul réseau social à ne pas être interdit par le proxy (ils ne peuvent quand même pas bloquer Google en https !). Mais je n’y vais en aucun cas pour voir des informations commerciales mais des publications personnelles de personnes que je connais pour la qualité de leurs informations.

Partageons mon avis

Sauf pour Facebook l’après-midi, les horaires correspondent exactement aux miens. C’est à ces horaires que passent le plus de publication devant mon nez. Mais ce n’est pas à ces horaires que je m’y attarde.

C’est le soir, après le boulot ou le week-end, quand je suis sur les réseaux sociaux pour y perdre du temps, que j’ai, justement, le temps à passer à m’intéresser aux informations qui ne viennent pas de mes connaissances.

Je ne crois donc pas à cette étude.

Mais je comprends tous les cabinets divers et variés qui ont besoin de vendre du conseil aux entreprises.

4 commentaires:

  1. Les sites sportifs nous sont interdits au bureau et certains sites d’information sont coupés en juillet et pendant les coupes du monde de foot…
    Ben c'est normal, ton boss te paye pour bosser il me semble.
    Les études, on leur fait dire ce que l'on veut, je travaille en ce moment avec des gus de l'INSEE qui nos mettent en garde sur les résultats de certains sondages où les organismes sondeurs occultent certaines réponses en fonction de la demande initiale du client.
    Alors s'ils savaient où je me les mets leurs sondages, les sondeurs

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    1. J'ai fait un billet sur le blog politique cette semaine ou la semaine dernière à propos des sondages. L'insee se trompe : ce sont les clients initiaux qui font les demandes. Par contre, les résultats qui donnent sont toujours justes...

      Par exemple, ils font des sondages sur les intentions de vote. Ils obtiennent une réponse. Mais cette dernière ne sert à rien tant que les campagnes n'ont pas commencé. Pire, dans des villes comme Paris, ils font des sondages pour savoir qui va gagner mais ne prennent pas en compte le fait que le maire ne soit pas élu en fonction des suffrages globaux mais des résultats par arrondissement.

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    2. Je ne sais pas s'il se trompe, le gus nous a également parlé des soi disant échantillons représentatifs.
      Résultats justes mais par rapport à quoi, par rapport surtout à la formulation de la question. La réponse aurait peut être été différente si la question avait été posée différemment

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    3. Oui. Mais ce n'est pas de la faute de l'institut de sondage. Le client et l'institut n'ont jamais intérêt à obtenir des faux résultats ou des résultats biaisés sauf s'ils sont communiqués à l'extérieur.

      Mais une boite commerciale qui fait un sondage pour savoir ce que préfèrent les clients, pour vérifier l'impact d'une campagne de publicité ou évaluer la notoriété de la marque (ce sont l'essentiel des sondages) a intérêt à avoir le résultat exact.

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