29 juillet 2024

[Maison] Et le jardin ?

 


   

J’adorais le jardin de la maison du temps de ma mère (sauf, en gros, les deux tiers, à droite, sur l’arrière de la maison) à une réserve près, liée à la conception de la maison, dans les années 50 ou 60 (et la plupart des voisins ont le même problème) : les pièces à vivre sont à l’étage et n’ont pas de « connexion » avec les espaces verts. La partie en façade était faite pour « faire joli » et la partie arrière pour y cultiver des légumes.

En revanche, je suis totalement incapable de m’en occuper ! Je n’aime pas ça, je n’y connais rien, je ne suis pas adroit, je n’ai pas de chance (à chaque fois que je me décide à tondre, même en pleine canicule, il se met à pleuvoir), je n’ai pas de voiture pour aller à la déchèterie et je suis flemmard… Vous me direz que je pourrais passer par un jardinier mais, même ça, je n’y arrive pas ! J’ai même acheté une tondeuse sans fil pour supprimer un tas de contraintes : elle n’a pas servi plus d’une demi-douzaine de fois en deux bonnes années.

Je l’ai fait, récemment, parce que j’allais avoir des ouvriers à la maison et il fallait leur laisser des accès mais je m’y suis pris trop tard (j’attends encore le passage du lascar). L’an dernier, j’ai repoussé du jour au lendemain pendant 18 mois, tout de même (alors que c’est si facile : la boite de réinsertion qui nous fournit le personnel est à côté de ma pharmacie, de mon bistro préféré et de mon supermarché usuel). La fois précédente, ça doit remonter à deux ans et demi, c’est ma sœur qui avait pris cela en charge. Il n’y a que pendant le Covid que j’avais fait l’effort de trouver quelqu’un et encore, ce n’était que pour que ma mère ne déprime pas après quasiment un an de confinement dans sa maison de retraite et, surtout, je n’avais eu aucune démarche à faire (ce sont des potes qui m’avaient présenté l’entrepreneur).

Il faut dire qu’elle adorait son jardin et, jusqu’à 90 ans (elle est morte à 91 et trois mois), elle continuait à l’écumer avec son sécateur à la main…  Certaines plantes étaient plus vieilles que la maison, notamment un camélia et une glycine qui venait des jardins de ses tantes.

 


Il faut que cela cesse ! J’aime bien le jardin tel qu’il est actuellement, plein de plantes non taillées, exacerbant la biodiversité et avec de très belles fleurs mais je commence à avoir des remarques des voisins qui sont obligés de tailler mes haies qui débordent chez eux et je me fais tout de même une fierté d’avoir une belle maison. Par exemple, j’ai demandé des devis pour le « ravalement » et le changement de quelques huisseries extérieures, cela serait con d’être débordés par des ronces et des tuyas.

J’ai donc pu imaginer ce que je voulais ce qui passera d’abord par l’intervention d’un spécialiste puis par la souscription d’un contrat pour l’entretien régulier (disons deux ou trois fois par an) sachant que je peux tout de même tondre à l’occasion.

Quelques axes (sachant que je verrai le détail avec un professionnel).

 

Me faciliter la vie

Je vais supprimer toutes les plantes qui doivent être taillées plus d’une fois par an pour rendre le jardin accessible. Je pense par exemple, à l’arbuste à droite de la porte d’entrée ou aux machins qui poussent dans le désordre à côté de la haie de troènes (ou de tuyas, peu importe). Seul le cognassier du japon échappera à ma  

Ensuite, je vais tenter de mieux délimiter les surfaces. Prenez la rangée centrale avec les rosiers, entre le portail et le portillon. On ne sait pas où s’arrête les allées, commence la pelouse et se poursuit « la roseraie ». En d’autres termes, je vais encadrer strictement chaque espace de pelouse. Seul le camélia aura le droit de transpercer une pelouse !

 


Des belles allées sur le devant

Sur la partie droite, il faudra créer une allée jusqu’après les troènes, au ras de la maison, assez large pour y passer facilement (contrairement à maintenant), éventuellement avec un espace pouvant servir de terrasse devant la fenêtre de la buanderie (j’ai une vague idée derrière la tête).

Sur la partie gauche, une belle allée devra mener d’une par jusqu’à l’escalier de la terrasse et d’autre part, le long de cette dernière, jusqu’à la partie arrière du jardin. Dans la mesure du possible (je n’ai pas mesuré), les poubelles devront pouvoir être rangées entre la terrasse et le cognassier du japon.

Sur cette partie gauche, les roseaux seront maintenus (pour la seule raison qu’ils me coupent la vue de la voisine quand je suis dans le séjour ce qui me permet de me promener en caleçon voire à poil après la douche quand je la prends en bas). Sur la partie droite, je supprimerai les plantes au ras de la maison (sous la fenêtre de la buanderie), ce qui me navre réellement vu que c’était un des coins préférés de ma mère.

 

Et en dehors des allées, sur le devant ?

Je vais supprimer l’espèce de résineux en peau de fesse à droite et le massif de plantes (des rhododendrons, je crois) et les plantes qui jouxtent le jardin de la maison de droite. Le résineux est très moche et les rhodo sont trop gros (une simple taille ne suffirait pas à les rendre supportables) et infestés de ronces. Le tout rend difficile l’accès à la boite à la lettre et l’entretien des arbustes autour.

Ils seront remplacés par deux ou trois arbustes assez grands et hauts mais qui pourront se satisfaire d’une taille annuelle. Pourquoi pas un forsythia et un cerisier, tiens ?

 


La partie à droite ?

Il s’agit des douze mètres entre la haie de troènes et le bout de la maison. Il y aura peu de changement à part la refonte de l’allée. D’une part, elle est moche, en ciment brut. D’autre part, il faut améliorer la partie vers l’avant qui n’a jamais été « corrigée » de 1960 (l’année de l’installation du chauffage central et de la cuve à fuel) et 2024 (nous y sommes, avec la pose du groupe pour la pompe à chaleur, qui prend de la place sur l’ancienne allée), sans compter que « le tour des tuyas (ou des troènes, ne m’énervez pas) n’a jamais été bien net.

 

Une forêt à l’arrière de la maison !

Ou, du moins, des arbustes indépendants, ce qui est déjà le cas pour la partie à gauche. Tout le reste, comme je le disais en introduction est très moche et je ne vois pas l’intérêt de conserver une pelouse.

La première tâche sera de construire une allée qui fait tout le tour de la surface, en remplacement de la moche derrière la maison et, ensuite, le long des murets avec les voisins (tout en laissant les lilas et les hortensias). Cette allée sera essentiellement destinée à faciliter l’entretien (en gros, pour éviter que les plantes débordent chez les voisins).

Au milieu, on plantera n’importe quoi (pourquoi pas des pommiers et des pêchers, assez denses pour éviter à la pelouse de se pointer ? J’ai même pensé à des magnolias mais il parait que c’est dégueulasse quand les machins tombent par terre. Et bien sûr un mimosa en remplacement de l’actuel tout cassé. Les rosiers resteront en place de même que le romarin).

A noter, hors sujet, que parmi les travaux que j’envisage dans la maison, il y en a un qui consiste à améliorer l’accessibilité du jardin à partir de la cuisine (remplacement de la porte, mise « aux normes » de l’escalier…).

Les allées sur les côtés de la maison que j’ai évoquées par ailleurs devront naturellement déboucher sur cette « nouvelle » qui fait le tour du jardin.

 


Et le coût ?

Hormis les allées, les travaux sont, au fond, assez simples : quelques milliers d’euros pour enlever des arbustes et en foutre d’autres. Par contre, ce qui coûtera cher sera les allées (et les délimitations des pelouses mais ça revient au même) d’autant que j’envisage d’utiliser des matériaux à la mode comme de la résine (voir, pour l’exemple, les illustrations de ce billet).

J’ai un copain dont c’est le métier et je lui demanderai conseil (j’ai peur, par exemple, que la cohabitation entre les nouvelles allées et les anciennes en pavés soit assez moche)… Et surtout une pré-estimation. Pas la peine de lui demander un devis détaillé si les coûts sont aussi assommants que ce que m’annonce Google (de l’ordre de 300 euros par mètre carré de jardin, le tout pour 300 mètres carrés : c’est de la folie et j’espère me planter).

A suivre…

 

Pour l’instant, j’attends le gugusse qui devait passer avant les travaux sur le toit…

28 juillet 2024

[Maison] Reparlons pognon



Dans mon billet d’hier, je parlais des aspects financiers liés à ma maison mais les réactions me montrent que je me suis planté. J’ai même reçu une demande en mariage d’une copine (pour rigoler). Je vais donc recommencer avec d’autres termes et quelques précisions.

J’ai donc hérité, à 57 ans, d’une maison qui me sert de résidence secondaire et qui devrait devenir ma résidence principale quand je serai en retraite. Elle ne m’a évidemment rien coûté et je me disais que je pouvais y investir cinquante mille boules et obtenir une vraie maison de vacances… A 58 ans (j’ai mis un an à me lancer…), célibataire sans enfant et cadre dans l’informatique au siège parisien d’une grande banque, le tout depuis la nuit des temps, c’est tout de même la moindre des choses. Rien d’extravagant…

J’ai donc imaginé et raconté dans le blog une série de travaux qui me semblaient être équivalents au tiers du prix estimé de la baraque. Or, il n’en est rien. J’ai déjà dépensé les deux tiers de la somme rien que pour avoir un toit étanche et un chauffage dans une maison qui était parfaitement entretenue.

 

Je vous préviens, ce billet aura une partie politique. J’ai sorti deux mensonges, ci-dessus. J’ai dit que la maison ne m’avait rien coûté… mais j’ai tout de même perdu ma mère dans l’opération. J’aurais préféré la garder. Ensuite, j’ai dit que la maison était parfaitement entretenue. C’était vrai jusqu’en 2018 mais ma mère est entrée en maison de retraite et ses réserves de pognon ont fondu comme neige au soleil, si je puis dire, dans le paiement de son hébergement ce qui fait qu’elle a dû arrêter ce qu’elle avait toujours fait : consacrer une partie de ses revenus à l’entretien sérieux de la maison, depuis très longtemps. Remplacement des huisseries, isolation des combles… Avant son placement, elle avait commencé à demander des devis pour refaire certains sols en linos qui avaient plus de 45 ans mais a été stoppée dans son élan et n’a pas pu imaginer la phase suivante : la « complète réparation » du toit.

En outre, elle s’était fait avoir par un plombier chauffagiste ce dont, moi-même, je ne me suis rendu compte qu’en étudiant ce qu’il y avait à faire dans la maison.

 

Politique, je disais ? Les gens de la gauche qui mise une grande partie de leur programme sur l’annulation d’une réforme des retraites ont tout faux. Le programme a été imaginé par des types de 30 ou 40 ans absolument pas confrontés à la vraie vie (combien de provinciaux avec une maison à entretenir et des parents de plus de 80 balais à s’occuper ?), le tout validé par un type assez âgé et riche (ce qui n’est pas une critique dans ma bouche). Ils ont tout faux (et la preuve est fournie par les urnes). Les gens ne veulent pas travailler moins longtemps, ils veulent vivre bien jusqu’à la fin… Quel que soit leur âge. Personne de moins de 55 ans espère arrêter de bosser à 60 ou 62 ans : les gens s’en foutent. Et heureusement qu’on a d’autres perspectives que de devenir vieux plus tôt.

Politique vraiment ? La seule raison de diminuer le temps de travail est de partager ce dernier vu qu’on a encore un paquet de chômeurs. Dans ce contexte, mais ce seul contexte, augmenter l’âge du départ à la retraite était de la connerie.

 

Je reprends : je me disais donc qu’avec cinquante mille balles, ma maison serait parfaite. En commençant les premiers travaux (ceux indispensables), je me suis rendu compte que j’étais loin du compte. En réfléchissant à tout ça, je me suis aussi aperçu que tous les investissements que je pourrais faire ne donneraient pas de valeur supplémentaire à la maison à un niveau financier. Si je la vends, je ne gagnerai pas d’argent. Si je calenche, l’estimation pour la succession donnera le même montant qu’à la mort de ma mère, à peu près.

Aussi, toutes les transformations que je pourrais faire ne le seraient que pour ma satisfaction personnelle.

Vous me direz que c’est une évidence. Vous auriez raison. Et je le savais déjà mais aligner des chiffres donne parfois des résultats surprenants (disons que je suis passé de 50 000 balles à bien plus de 100 000, ça freine tout de suite…).

 


Faire des travaux pour ma satisfaction personnelle ? Je ne vois pas l’intérêt de changer une salle de bain uniquement parce qu’elle est ringarde alors que la première chose que je fais en y entrant est d’enlever mes lunettes et que je n’y passe pas plus de 10 minutes par jour. Un raisonnement similaire peut-être fait pour la cuisine (il me semble que je disais hier que je ne faisais qu’y cuire des rosbifs et des patates). Disons que c’est délirant de faire un grand remplacement de formica pour faire joli dans une pièce où je ne fais le moindre rangement que le mardi matin vu que c’est le jour du passage de la femme de ménage…

 

Ceux qui ont une maison savent déjà tout ça mais je n’avais, jusqu’alors, qu’un appartement dont le gros de l’entretien est fait par une copropriété à laquelle je cotise tous les trimestres sans m’intéresser à l’utilisation du pognon. Et cet appartement me servant unique de dortoir et de lieu de télétravail, je n’ai rien à y améliorer…

 

Deux précisions.

J’ai cité des chiffres plus ou moins au hasard ou, plus précisément, en fonction de ce que me disais Google qui sort des prix moyens pour la France. Il est évident que je peux faire à beaucoup moins cher mais je n’en suis pas encore là, je suis simplement en train de définir des priorités.

Je n’ai jamais caché ma situation personnelle. J’ai indiqué mon job dans le blog et dans Facebook. J’y ai dit aussi que j’étais propriétaire d’un appartement en proche banlieue, que j’ai fini de la payer depuis longtemps, que je n’ai pas de voiture. Je n’ai jamais parlé de loisirs couteux ou de dépenses abusives… Mes seuls vices sont de toujours bouffer en brasserie quand je suis en région parisienne, de boire des bières (à 40 euros par jour, ça frôle un SMIC) et de faire plusieurs voyages en train par mois. Vous pouvez en tirer toutes les conclusions que vous voulez.

 

Amen et n’en parlons plus. Sachez simplement qu'il y a une marge immense entre ce que j'imagine et les devis que je finis par accepter... Les deux illustrations de ce billet montrent ce que je peux avoir en tête et le résultat final... 

27 juillet 2024

[Maison] Parlons pognon



J’ai fait beaucoup de billet au sujet de la maison (c’est moins pour votre information que pour me mettre au clair avec mes idées : je suis comme ça…) mais il y a deux volets que je n’ai pas évoqué. Il s’agit du pognon et du jardin. Pour ce dernier, ça va venir ! Je commence à avoir des idées précises et il y a plusieurs éléments déclenchants… Le dernier est un peu compliqué à expliquer. En fait, j’ai reçu mon nouveau matelas et le sommier qui va avec avant la sieste et je l’ai testé. Bilan : 1h40 de sommeil. Joli score. Et je me suis réveillé, je sortais d’un rêve imbriqué… Je rêvais que je me réveillais d’un rêve. Pendant mon sommeil imbriqué que j’avais fait devant la maison et au réveil (du sommeil dont j’avais rêvé pendant la sieste), le jardinier était venu et avait mis tout au propre mais je n’arrivais pas ouvrir les yeux assez pour tout admirer jusqu’à découvrir que c’était un rêve. Je me suis donc réveillé (réellement) en sortant d’un rêve où je m’étais réveillé en ayant rêvé que le jardin avait été fait.

Il m’a fallu deux cafés pour m’en remettre.

 

Mais, pour aujourd’hui, parlons pognons !

Après la mort de ma mère, un expert a été envoyé par le notaire pour évaluer le prix de la maison. Il a mesuré la surface habitable. Il a dit : 132m2. Il a multiplié par le prix usuel dans le coin, 1500€ le m2 et est arrivé au montant de 190 000 euros après quelques réflexions puis a descendu à 160 000 pour tenir compte du fait qu’il fallait refaire la toiture.

Le 13 juillet 2013, nous réglions la succession et, surtout (pour ce qui nous concerne), le partage.

Un an après, j’avais fini quelques premiers chantiers indispensables. Tout d’abord, j’ai viré la majeure partie des cochonneries entassées par ma mère (il reste la cave mais je m’en fous et les livres, dorénavant bien triés entre ce qu’il fallait conserver et ce qu’il fallait donner à qui de droit, ainsi que trois armoires qui encombrent inutilement des pièces). Surtout, j’ai réparé le toit (mais pas refait) et changé la chaudière et les ballons par une pompe à chaleur. Tout cela m’a coûté 30 000 euros (un peu plus) ce qui fait que je peux déclarer haut et fort que la maison vaut réellement 190 000 euros même si mon raisonnement est tordu.

 

La maison est presque en parfait état. Ma mère faisait bien les transformations de rigueur, que cela soit pour le « lourd » comme l’isolation, les doubles vitrages… que pour la « décoration ». Elle avait d’ailleurs un assez bon goût (sauf qu’elle entassait tellement de merdier qu’elle ajoutait des armoires récupérées d’héritage divers mais quand elles auront été virées tout sera presque idéel).

En 2018, avant d’entrer en maison de retraite, elle avait imaginé la suite : la réflexion des sols de la cuisine, de l’entrée et du couloir. Ils sont vraiment pourris : les carrés de lino imitation carrelage de l’entrée se décollent, le lino imitation lino de la cuisine est usé (ce que je prenais pour des taches est en fait de l’usure) et le lino imitation lino des années 60 du couloir date des années 60. Il va falloir que je me farcisse le boulot ainsi que la peinture du plafond de la cuisine et de la chambre dite de la grand-mère ainsi que le « remplacement » de deux « lés » de tapisserie dans le bureau, abimé par l’humidité lors que nous avions eu un problème de gouttière.  Dans l’absolu, il faudrait aussi que je refasse la tapisserie de la salle de bain.

Le tout pourrait revenir à 10 000 euros (en fait, je n’en sais rien) et c’est un peu là où je veux en venir. Ma maison à 190 000 euros ne vaudra que 190 000 euros si je dépense 10 000 pour cela. C’est un peu normal, au fond, c’est de l’entretien courant.

 

Il se trouve que si je fais tous les travaux que j’ai envisagés (et détaillé dans ce blog), la valeur de la maison n’aura pas bougé, quel que soit le montant. Un expert venant à la maison l’évaluera toujours à 190 000 euros.

Quels sont ces travaux ?

Il y a d’abord ceux pour lesquels j’ai demandé des devis (ce que je disais hier) et qui me semblent indispensables : le toit de la véranda, le « ravalement » et la baie vitrée à l’entrée du porche. J’imagine que cela pourrait coûter 10 ou 20 000 euros. Mais l’évaluateur restera bloqué sur les 190 000…

 

Il y a ensuite la cuisine et la salle de bain. Cette dernière est impeccable mais est un peu ringarde sans compter que je préfère les douches « à l’italienne » que les baignoires. Disons 10 000 euros. Pour ces deux pièces, il n’est pas question que j’effectue des travaux si ce n’est pas pour remplacer le ringard par de la grande qualité… Je dois néanmoins avouer que je cite tous mes chiffres un peu au hasard après consultation de Google (cherchez « coût pour refaire une petite salle de bain » et vous tomberez sur 12 000).

Nous resterons à 190 000.

Pour la cuisine, nous arrivons à plus de 20 000 euros selon le grand financier Google. Nous resterons à 190 000 (mais, en cas de revente, il y a aura moyen de refaire plaisir aux acheteurs…).

Il y a la buanderie que je souhaite transformer en chambre d’amis avec une salle de bain (une vraie, vu que je vais supprimer la baignoire du haut). Il me faudra isoler la chaudière et refasse tous les revêtements (ils sont actuellement « bruts » : ciment, briques...) du sol au plafond. Je ne vois pas ça à moins de 40 000 euros (au pif complet). C’est à peu près le montant qui augmenterait l’évaluation de la maison mais il faudrait que je le déclare… Ce qui augmenterait sensiblement les impôts.

Enfin, il y a le raccordement de l’évacuation des eaux pluviales au circuit ad hoc ce qui pourrait coûter 10 000 euros.

 

Alors je reprends. J’ai hérité d’une maison à 160 000 euros. Si je fais les 120 000 euros de dépense que j’ai évalué ci-dessus, le prix de la maison pourrait passer à 230 000 euros. Ca ne me plait pas trop. Ce n’est pas une question de pognon (au fond, je pourrais faire un emprunt hypothéqué avec mon appartement à Paris qui vaut environ 250 000 balles et que je finirai pas vendre, et seulement dans l'hypothèse où je n’avais pas ces 120 000). C’est une question de principe.

Je ne vois pas pourquoi je referais une salle de bain pour le seul plaisir de mes yeux alors que je n’y passe qu’une dizaine de minutes par jour. Par exemple. Ou une cuisine hyper moderne pour y cuire des rosbifs et des patates... 

 

C’est con… Et je suis très partagé. Ce n’est pas le tout de lancer des demandes de devis à droite ou à gauche.

 

Terminons par le jardin. Google nous dit qu’il faut compter, au mètre carré, 20% du prix du m2 habitable pour refaire un jardin. Le calcul est vite fait : 100 000 euros, en gros. 300 fois 300.

Google a tendance à me navrer.

Le jardin fera tout de même l’objet d’un autre billet, comme je le disais.

  

26 juillet 2024

[Maison] La suite est lancée

 

La commerciale de la boite qui a installé ma pompe à chaleur et travaillé sur le toit est passée aujourd’hui pour la visite de fin de chantier (il reste pourtant deux volets : le remplacement des robinets des radiateurs et « ce qu’il faut » pour programmer la chaudière à distance).

J’en ai profité pour demander trois devis complémentaires :

- 1. Le remplacement du toit de la véranda (et la pose d’un store « électrique » pour empêcher le soleil d’entrer, l’été),

-   2. Le remplacement de la porte vitrée du porche,

-  3. Le « ravalement » (nettoyage des murs de la façade et des pignons, pose d’une couche d’enduit ou d’une surprotection en plastique, l’enduite étant probablement plus cher, étrangement) et peinturluration du tout).

Ce n'est pas nécessairement sa boite qui fera le job mais ils ont des accords avec des artisans.


A part ça, j’ai acheté une petite caisse à outils outil (c’est anodin mais ceux qui me connaissent pourraient tomber sur le cul). Le mec qui a vidé le garage a jeté un meuble que je lui avais demandé de conserver et qui avait des tiroirs « intéressants » ou je rangeais le petit outillage.

 

Par ailleurs, je devrais commander, dès demain (il me reste à « mesurer ») trois tables à tréteaux ou pliantes, une pour le garage pour mettre à la place du meuble dont je parlais pour y poser le chargeur du téléphone, une pour la buanderie pour y mettre le frigo d’appoint et différentes bricoles et une autre pour la même pièce sans raison valable mais…

C’est bien joli les pièces vides mais on peut difficilement en faire quelque chose.

 

A propos du gars qui a vidé le garage, je me suis rendu compte qu’il avait jeté des trucs que je lui avais demandé de conserver, notamment le fauteuil de bureau et la table à roulette qui venaient de la maison de retraite de ma mère, mais aussi un tapis que j’avais mis là sécher suite à un lavage, un tiroir d’une commode (il aurait dû être dans la commode), un arrosoir neuf (que lui est-il passé par la tête ? Il a fallu que j’en achète un rien que pour passer du vinaigre pour désherber les allées), le meuble pas dont je parlais (je lui avais dit dans jeter deux autres mais pas celui-là).

Par contre, il a laissé un carton avec des saloperies et il n’a pas vidé la partie « atelier » (ce qui n’est pas plus mal, finalement, vu sa capacité à faire le tri…).

Dans la buanderie, il a jeté des documents administratifs (je pense qu’ils n’ont aucune importance mais je lui avais explicitement demandé de les conserver) de même que certains objets (tout à gauche de la porte, dans la petite pièce du fond). D’une manière générale, je lui avais demandé de me faire vérifier s’il avait des doutes et j’ai peur qu’il ait jeté des trucs que je tenais à garder (je ne sais évidemment pas lesquels vu que je ne connaissais pas le contenu mais je crois qu’il y avait une belle tapisserie conservée par ma mère et des vieilles affaires de classes qui auraient pu intéresser mes frère et sœur).

C’est ballot.

 

Par contre, il a arrêté ses travaux sans s’occuper de la cave (au fond, je m’en fous, mes héritiers se démerderont…) mais aussi avant que je ne lui demande des suppléments que j’avais envisagés, notamment la mise à la poubelle de trois armoires de l’état et le vidage des stocks de livres déjà triés.

24 juillet 2024

[Maison] Et pour la suite ?



Maintenant que j’ai mené à bien la partie indispensable des travaux, à savoir la « réparation » du toit, le remplacement du chauffage et la plus gros du vidage du fourbis entassé par ma mère, sans compter ma « prise de quartiers » dans de nouvelles pièces (une chambre et un bureau), je me pose des questions quant à la poursuite des travaux. Je le disais récemment, ma vision a un peu changé par rapport aux projets initiaux mais deux ou trois autres réflexions me sont venus à dans le crâne.

La première est que cela coûte un pognon dingue comme dirait l’autre. Je le savais, je ne suis pas fou. Mais le fait de signer les premiers chèques fait tout de même réfléchir, d’autant qu’il y a des imprévus. Le changement de ma literie, par exemple, a dégommé mes disponibilités (il va falloir que je débloque des réserves ne serait-ce que pour passer l’été à glander) même si le nouveau lit (ou, plutôt, le futur lit : il sera livré vendredi ou samedi) m’aide à m’approprier la maison…  

En d'autres termes (et une autre police de caractère pour une raison qui m'échappe), j'ai hérité d'une maison qui a été évaluée et, avant même de changer les pièces occupées, j'ai déjà dépensé 20% du montant évalué, sans donner de valeur ajoutée (en cas de nouvelle estimation);


 

La deuxième est que je ne supporte plus la salle de bain depuis qu’elle est devenue « définitive » (j’entends par là que je ne fais plus de camping dans la maison, que le chauffage est opérationnel et même que j’ai une VMC) alors que je la trouvais très bien auparavant (certains la trouvaient ringardes mais elle n’était pas moche… Elle était propre mais avait 40 ou 50 ans). C’est donc devenu ma nouvelle priorité mais je ne sais pas trop quoi faire.

Tout d’abord, je n’aime plus prendre une douche dans la baignoire compte tenu de la configuration de celle-ci (dans mon appartement de Bicêtre, ça ne me fait rien). Je n’ai pourtant pas envie de me ne plus avoir la possibilité de prendre des bains. Par contre, il me faut une vraie douche à l’Italienne, avec une cloison rigide et sans porte idiote en verre à manipuler à chaque fois (c’est à cause de ma corpulence, il y a des douches d’hôtel où je ne suis pas à l’aise et je fous toujours de la flotte partout).

Voila ce que j’envisage. La pièce fait 2m10 sur 1m70. Le mur sur lequel est installé le lavabo, fait donc 2m10. J’en visage de faire une cloison de 1m50 de haut et de 80 de long au niveau de la moitié, à peu près, pour séparer le lavabo (qui resterait donc à sa place) et la nouvelle douche (derrière la cloison, donc).

En complément, il faudrait changer l’ouverture du placard (et faire quelque chose de « beau » avec l’existant).

Voir la photo du haut (du moins la partie avec les murs en vert).

 

La troisième découle un peu de la deuxième. Il s’agirait de revoir l’entrée du rez-de-chaussée et le couloir de l’étage où, de toute manière, le remplacement des sols est indispensable. J’en profiterai pour refaire entièrement les placards de l’étage pour faire l’ouverture sur toute la longueur disponible avec des grandes portes coulissante, potentiellement avec des miroirs, voire une partie sous forme de vitrine (par exemple pour les bandes dessinées), en ne laissant qu’une petite partie pour la penderie, en dédiant une autre (du moins la partie basse) au matériel d’entretien (seau, aspirateur, balais…) avec des matériaux propres (pour changer de l’infâme espèce d’aggloméré actuel).

Le grand défit serait de faire cela sans bousiller la tapisserie qui, elle, est très bien. Et dans ma folie des grandeurs, refaire l’escalier et le palier n’est pas exclu…

 

Quand je pense qu’il y a encore deux ou trois semaines, je voyais le réaménagement de la buanderie et le remplacement de la cuisine comme des priorités…  

19 juillet 2024

[Maison] Ca bouge en cette fin de semaine !



Ce sont plusieurs informations que j’ai à donner : ça serait trop compliqué pour une publication Facebook. Donc : billet de blog. Court.

Tôt ce matin (avant 9h…), les ouvriers sont arrivés pour le toit. Ils devaient, aujourd’hui, installer la VMC et nettoyer les ardoises au Karcher.

Ensuite, comme j’étais perturbé pour ma journée de travail, je suis allé confirmer la commande mon matelas et de mon sommier. Et les payer.

La dame m’a expliqué que je devais tourner le matelas toutes les semaines pendant six mois et tous les mois ensuite ce qui est bien aimable de sa part mais ce n’est pas moi qui fais mon lit. J’ai une femme de ménage. Le matelas est trop gros pour qu’elle le tourne elle-même ! Mais, en fait, il ne faut pas le retourner mais simplement le mettre dans l’autre sens (le faire pivoter horizontalement de 180°).

Elle m’a expliqué, ensuite, qu’il fallait que je mette une alèse. Pas de problème. Tous mes lits en sont occupés mais elle a commencé à me prodiguer des conseils pour ces machins. Finalement,  elle m’a dit qu’il y avait des nouveaux machins qui faisaient à la fois alèse et drap housse, qu’il faut laver toutes les deux semaines, et voulait m’en vendre un. Voyant que je faisais la gueule, elle a fini par me l’offrir (ça vaut 90 balles, tout de même)…

 

J’en ai chié pour rentrer à la maison avec mon VAE. Pour monter une telle côte, le moteur a du mal quand il est drivé par un bonhomme de 140 kg (dans la partie entre le rond-point avant Super U jusqu’à la sortie de Leclerc). En conséquence, plutôt que de rentrer à la maison, je suis allé à la gare m’enfiler un demi (alors qu’il est exceptionnel que je boive de l’alcool le matin). S’il a bien fallu que j’utilise mes muscles, en revanche je n’étais pas essoufflé. Je suppose que les antibiotiques remplissent leur fonction…

 

Peu après mon retour à mon poste de télétravail, un des ouvriers m’a annoncé qu’ils abandonnaient : les ardoises sont trop fines et ils avaient peur de les casser avec leur karcher.  Ils allaient utiliser une autre méthode pour faire le nettoyage (le dépôt d’un produit qui met six mois à agir : il chasse la crasse puis dépose une couche de protection).

A 13h30, la commerciale s’est pointée pour me faire un nouveau devis, en remplacement, légèrement moins cher que l’autre… La différence de prix a été annulée quand ils m’ont expliqué qu’il fallait changer la gouttière à l’arrière de la maison. Je n’étais pas surpris mais je les ai laissé dérouler leurs justifications. En fait, elle a sans doute plus de 50 ans et est pleine de petits trous.

 

Cela étant, la commerciale en a profité pour refiler la facture pour la PAC ce qui n’était pas vraiment prévu avant quelques semaines (d’autant que les ouvriers sont intervenus avec une semaine d’avance). J’ai fait un chèque mais j’ai bien expliqué à la petite dame qu’il était assez peu probable que je règle le reste avant la fin de l’été… Elle n’était pas contente.

A mon tour de déployer un argumentaire et elle blêmissait en pensant aux explications qu’elle allait devoir filer à son chef… Ils m’ont forcé la main pour que je change la chaudière et fasse les travaux sur le toit entre le 21 et le 28 juillet alors que je voulais séparer les deux opérations et, en plus, ils sont venus en avance de manière à présenter les factures avant le 20 juillet.

Je me demande si je ne vais pas faire un chèque en bois pour rigoler (en fait, je suis un gentil garçon, je vais contacter ma banquière pour qu’elle débloque l’oseille).

 

A l’heure où je vous cause, j’ai un toit propre et un nouveau faitage (la ligne de tuiles sur le haut) : ils m’ont montré des photos de l’ancien « prises de près » : le remplacement était en effet impératif…

Ils reviennent lundi pour poser la VMC (et accessoirement, vérifier les branchements de l’antenne) ce qui était « prévu » pour aujourd’hui. Ils vont aussi changer la gouttière parce que ça les arrange mais ils ont OK pour que je ne règle que plus tard.

 

Voila une semaine bien occupée… 17 mois après la mort de ma mère et un an pile poil après le règlement de la succession.

Une nouvelle chaudière en remplacement de l’ancienne et de deux ballons d’eau chaude, un toit propre, un faitage neuf, une gouttière en alu, une VMC opérationnelle, une télé que je pourrais voir en clair, trois pièces vides, une literie moderne et une respiration partiellement récupérée.

 

Ces couillons m’ont tout de même laissé dans le garage quatre tuiles qu’ils avaient en trop… Après avoir tant galéré pour me débarrasser des cochonneries entassées par ma mère, voila les miennes qui commencent à s’installer.

 

Au programme du week-end : l’aménagement du garage (pour avoir un coin pour stocker les chargeurs de batterie, pour le vélo et la tondeuse), la tonte d’une partie de la pelouse et le désherbage, à coup de vinaigre blanc, des allées… Le jardinier doit venir la semaine prochaine, tout comme mon livreur de lit. Je devais aussi avoir la visite du gugusse qui va remplacer les robinets des radiateurs et faire quelques petits travaux.


18 juillet 2024

[Maison] Ajustement des plans



Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé, dans ce blog, de l’avancement des travaux de transformation de la maison (je dis « transformation » pour faire joli) : la pompe a chaleur a été mise en service hier, après deux jours et demi de travaux. Mais il y a d’autres détails qui justifient un billet ici.

Quelques anecdotes pour commencer…

La première est que les ouvriers sont arrivés avec trois jours d’avance (il était prévu qu’ils commencent aujourd’hui). Lundi, le chef de la boite m’a appelé pour me demander s’ils pouvaient commencer le mardi. Puis pour me demander s’ils pouvaient déposer le matériel dans l’après-midi. Puis pour m’informer que ça ne serait pas avant le mardi. Puis la secrétaire m’a téléphoné pour me demander s’ils pouvaient passer plus tôt. Puis un des ouvriers pour je ne sais plus quoi. J’ai un peu oublié le contenu de chaque appel, mais il y en a bien eu au moins quatre.

Et ils ont commencé mardi.

 

Je n’étais pas prêt. Je n’avais pas débarrassé les pièces où ils devaient intervenir et pas tondu les arbustes dans la partie du jardin où ils devaient intervenir. Entre temps, j’ai eu quelques problèmes de santé (rien de grave par rapport à ce que j’ai eu deux ans avant : l’épanchement pleural, la thrombus dans l’aorte qui a nécessité une opération en urgence avec ouverture du thorax et arrêt du cœur, puis la découverte du cancer – bénin, un vulgaire carcinome – et l’ablation d’un lobe du poumon pour le virer) qui font que j’ai peu de souffle (j’ai un début de nouvel épanchement pleural mais pas grave, il est lié à une infection qui ne serait jamais venue si j’avais été à jour de mes vaccins).

J’ai appelé les gars qui m’aide à vider « les caves » qui a pu venir tout de suite pour reprendre le boulot (voir mon précédent billet). Il a pu venir presque immédiatement. Les ouvriers sont arrivés. Je leur ai fait faire le tour de la maison et ils se sont mis au taf. J’ai pu alors m’armer du taille haie et commencer à libérer le passage vers l’endroit où l’espèce de machin qui ressemble à un climatiseur (le « groupe extérieur », je crois qu’on appelle ça) devait être posé. Je suffoquais abominablement (rien de porter le taille-haie). Les gars ont vite compris que ce n’allait pas et ont aimablement proposé de faire le job ce qui leur a valu un pourboire conséquent même s’ils l’ont fait pendant les heures de boulot et si, au fond, ça n’a pris qu’un petit quart d’heure en tout.

 

Le mardi, en début d’après-midi, ça a été assez folklorique. La femme de ménage s’est pointée à l’heure habituelle. Peu après, mes deux ouvriers sont arrivés puis le « videur de cave ». Ce dernier était accompagné d’un copain à lui puis ils ont été rejoints par une dame (que j’ai seulement aperçu par la fenêtre) ce qui fait que j’avais six gugusses qui s’agitaient dans la maison pendant que, moi-même, je télétravaillais. Et ils étaient parfois quatre ou cinq dans la même pièce…

 

Enfin, j’ai eu des problèmes de lit. Rappelez-vous, j’avais parlé des lattes qui se déboitaient à cause de mes 310 livres (lb). Je m’étais réfugié dans la partie du lit opposé à la porte (la partie gauche du lit) ce qui était 1/ Contraire à mes habitudes, 2/ Chiant au niveau des interrupteurs pour la lumière, 3/ Pénible pour l’utilisation du respirateur artificiel (le machin contre l’apnée du sommeil). Je dormais mal et j’étais à la limite de la dépression : c’est quoi cette histoire de rénover une maison avec le changement du chauffage (puis la « réfection » du toit) si j’étais incapable d’avoir une pièce confortable pour dormir ?

Mardi, j’ai donc pris la décision de changer le matelas et le sommier… J’ai appelé mon pote Gilles à la rescousse vu qu’il m’avait déjà conseillé un commerce et qu’il est toujours de bon conseil. Dans l’attente, j’ai changé provisoirement (c’est un pléonasme, non ?) de chambre pour occuper celle dite « de la grand-mère », avec un lit qui n’était plus occupé que ma sœur lors de ses visites.

 

C’est ainsi que mes premiers règlements pour la transformation sont un pourboire, somme toute fort modeste pour le service rendu, aux plombiers qui ont taillé les arbustes et l’acompte pour la literie… On croit rêver.

 

Nous en sommes là. Des collègues des plombiers doivent passer pour finaliser quelques travaux, notamment le changement des robinets thermostatiques des radiateurs mais aussi quelques compléments que j’ai imaginés et que je raconterai ici. La PAC est opérationnelle ! J’ai réussi à maintenir la température à 20° dans mon séjour cette nuit (c’est pour un test, je ne vais pas continuer à chauffer en été). L’eau chaude sanitaire (celle du robinet)… coule bien.

Deux ombres au tableau. D’une part, elle n’est pas assez chaude par rapport à ce que j’ai dans mon appartement et à ce qu’il y avait avant. Ce n’est pas grave, c’est réglable. En outre, je ne vois pas l’intérêt d’avoir de l’eau très chaude s’il faut ajouter de l’eau froide pour la rendre supportable. Il faut que j’étudie cela (peut-être faudra-t-il simplement que j’augmente la température lorsque j’aurais du monde à la maison : ne dites pas à ma sœur et à ma nièce qu’ils feront les frais de mes expériences et risquent de ne pas avoir assez d’eau chaude pour prendre des douches).

A propos de ces « études », il faut encore que j’étudie comment connecter la chaudière à internet pour la piloter à distance avec mon iPhone (c’est « indispensable » à cause de mes longs séjours à Paris). J’en rigolais avec un collègue (dans une conversation Teams) quand je lui ai dit que je n’étais pas dispo pour faire immédiatement un travail avec lui vu qu’il fallait que j’installe des « répétiteurs wifi » pour piloter ma chaudière !

 

Toujours est-il que les premiers travaux m’ont fait changer mes plans globaux de transformation (j’aime bien ce mot, ça me rappelle le boulot, justement, avec la transformation numérique, les plans de transformation de l’entreprise…).

Tout est une question de volume…

 

Petit 1 : j’avais imaginé de créer un nouvel escalier entre le garage et la cave. Néanmoins, je ne trouvais pas cette idée très satisfaisante. L’escalier m’aurait pris de la place dans le garage et, au fond, je n’ai pas besoin de cave (quand je vois le merdier entassé par ma mère, le seul intérêt d’entasser mon propre fourbi est de faire chier mes héritiers…). J’imagine, en plus, que ça m’aurait coûté quelques dizaines de milliers d’euros. Finalement, quand je suis passé pour la première fois dans la cave depuis que mon frère en avait viré une partie, je me suis rendu compte qu’elle était beaucoup moins grande… que dans mon esprit. Je vais donc la laisser quasiment vide (il reste encore à débarrasser beaucoup de choses…).

 

Petit 2 : maintenant que le garage a été rangé par mon videur et que mes plombiers ont viré un ballon d’eau chaude, j’ai gagné un large espace que je n’avais pas spécialement prévu d’utiliser (à part avec l’escalier dont je parlais). Il ne sert plus qu’à ranger le vélo, la tondeuse et quelques outils de jardinage. Je me demande si je ne vais pas y installer la machine à laver et mettre des fils pour étendre le linge.

Rappel : j’avais prévu de faire cette buanderie dans la plus petite chambre de l’étage.

 


Petit 3 : la petite pièce derrière l’actuelle buanderie n’est en fait pas si petite que ça. L’aménagement des étagères pour stocker du bordel donnait l’impression d’un local très étroit. J’avais prévu d’en faire une salle de bain pour une grande chambre que je voulais faire dans la buanderie.

Il y a bien mieux à en tirer…

 

Petit 4 : contrairement à la petite pièce mais, comme la cave, maintenant qu’elle est à peu près vidée, la buanderie semble beaucoup plus petite que ce que j’avais dans la tête, surtout qu’à un moment, j’avais envisagé de mettre la chaudière ailleurs. Je suis obligé de revoir mes plans.

Rappel : je comptais en faire une espèce de chambre d’hôtel haut de gamme, que j’appelais « suite d’amis » avec un grand lit, un coin bureau et un petit salon. Il n’y a clairement pas la place. Cette suite aurait pu avoir une entrée indépendante et j’aurais pu la louer à une étudiante accorte.

En conclusion, je vais peut-être en faire une chambre plus simple, avec un petite bureau dans ce qui a failli être une salle de bain.

 

Petit 5 : un de mes plombiers était assez grand (un mètre quatre-vingt-cinq ou quatre-vingt-dix ?) me faisait remarquer que si je faisais l’isolation du plafond du garage et de la buanderie, je risquais d’avoir des pièces trop basses (d’autant qu’il me faut aussi refaire les sols). Il m’a conseillé, par ailleurs, de changer la porte d’entrée pour renforcer l’isolation.

Rappel : outre l’isolation par le plafond des dépendances, j’avais pensé ajouter une porte vitrée en bas de l’escalier pour éviter au froid d’entrer dans les pièces à vivre. Cela m’avait été conseillé par le type qui avait fait l’évaluation de la maison, après la mort de ma mère.

Finalement, je me demande si le mieux ne serait pas de changer les vitres à l’entrée du porche pour y mettre une belle porte fenêtre bien étanche l’hiver…

 

Petit 6 : à l’usage, la salle de bain du haut me parait à refaire complètement. Ca va me faire des frais. Tant pis. La première chose à faire est de virer la baignoire… J’y pensais depuis longtemps mais j’ai affiné la réflexion en faisant un billet de blog au sujet de « mon poids » : je suis trop gros pour prendre des bains sans foutre de la flotte partout mais aussi trop gros pour utiliser une baignoire pour prendre des douches. Sans compter que, avec l’âge…

 

Petit 7 : je suis toujours décidé à faire appel à un architecte d’intérieur. J’en ai déjà contacté un de ma connaissance et nous avons plus ou moins convenu de prendre rendez-vous. Une de mes préoccupations est de rendre moins ringards les espaces « communs » (escaliers, couloirs, grand placard…). Et accessoirement de coordonner les travaux pour rendre propres les dépendances que je vais convertir (change du sol, des revêtements muraux…) et surtout me donner de précieux conseils.

 

Tout cela est bien la preuve que j’ai eu raison de me donner du temps. Je rappelle que la prochaine étape, outre la fin du vidage de la buanderie, est la réparation du toit. Il restera aussi à faire rapidement la mise au rebus des livres (le tri est fait) et de quelques meubles de l’étage.

Et j’ai eu une autre idée, aussi due à la pratique.

 

« Petit 8 »

Avant de venir télétravailler dans ce qui était le bureau de mes barons, je travaillais dans ma « chambre d’enfant ». Je pouvais y faire la sieste… Voire tout simplement m’y vautrer pendant les audios conférences quand je n’avais pas besoin de mon ordinateur.

Or, quand la femme de ménage est là ou que je reçois des visiteurs, il est indispensable que je puisse me « cloisonner » dans une pièce avec un coin pour bosser et un autre pour faire la sieste. Déjà, quand j’ai changé de chambre, je n’avais pas envie de faire la sieste dans la nouvelle à cause mon problème de latte.

Il se trouve que, dans mon bureau, le canapé est très inconfortable et, disons-le, je suis trop lourd pour pouvoir l’utiliser… Il ne serait pas surprenant que ma prochaine décision, avant la fin du mois, soit de virer ce petit salon et de mettre un vrai canapé lit (un canapé pour la sieste, transformable en lit d’appoint quand je reçois du monde).

Toujours est-il que je vais sans doute demander à mon videur de l’embarquer. C’est pratique, il peut mettre sa benne sous la porte fenêtre du bureau…

 

« Petit 9 » 

Cet usage de la maison que j’ai depuis quelques mois (utilisation du bureau et de leur chambre) me fait dire que j’avais pris une mauvaise décision : celle d’utiliser mon ancienne chambre comme « dressing » et de ranger les archives et autres trucs dans l’armoire de la nouvelle. Je vais donc intervertir le contenu de cette armoire et du placard de l’ancienne chambre où sont mes fringues.